Comment envisager la sortie du confinement ?

Comme depuis le début de cette crise, je dirais, avec humilité !

WiSEED est une plateforme d’investissement digitale de référence, innovante et performante en toute conjoncture reconnue pour :

  • la performance de ses produits et leur transparence ;
  • la volonté de prendre en compte les critères d’impact sociétal dans ses politiques d’investissement.

L’optimisme et l’engagement ont toujours compté parmi nos valeurs. Et dans ces temps si particuliers, nous avons fait le choix que ce ne soient ni l’opportunisme, ni la communication creuse qui mènent notre action.

Sans prédire où en sera notre industrie dans quelques mois – j’en ai une petite idée mais je ne suis pas magicien – et sans parler de sortie de crise, voici nos orientations pour les prochaines semaines.

Déménager

C’est fait, depuis hier ! Un déménagement de notre siège toulousain vers des locaux plus grands, plus spacieux, en périphérie toulousaine. Une étape repoussée puisqu’initialement prévue fin mars, et véritablement importante car nous quittons notre siège historique, dans lequel WiSEED s’est construite et a grandi. Cette nouvelle adresse est un marqueur vers une nouvelle étape de notre développement.

Le bâtiment du nouveau siège social de WiSEED à Balma

Etre lucide

La crise actuelle constitue une parenthèse douloureuse qui va entraîner plus de dette, moins de revenus et un nouvel accroissement des inégalités. Elle se caractérise aussi par une amplification de certaines tendances qui préexistaient : sobriété dans la consommation, évolution de la relation entre domicile et lieu de travail, perception accrue des risques environnementaux.

L’état a joué son rôle dans cette crise en préservant le tissu économique grâce notamment au PGE, mais attention, il s’agit d’un mur de dettes à venir dont les conséquences sont plus qu’incertaines…finger crossed ! Ces dispositifs ont également pu être qualifiés de prêts d’aubaines pour certaines entreprises, déjà à bout de souffle sans la crise, qui s’offrent alors une dernière chance qu’il leur faudra inéluctablement savoir saisir.

Dans le domaine immobilier, cette crise n’est pas une crise immobilière et le crowdfunding immobilier s’est imposé comme un produit d’épargne ; pour autant, l’immobilier d’entreprises (commerce, hôtellerie, bureaux…) est le plus sanctionné par la crise et pourrait payer un lourd tribu au contexte (voir aussi notre article du 9 avril 2020). Concernant l’immobilier résidentiel, celui sur lequel nous nous concentrons, trois impacts immédiats de la crise sanitaire vont entraîner une nouvelle baisse du volume des ventes : la période de pause liée aux élections municipales a été prolongée (probablement repoussées à l’automne), elle a aussi généré un retard important sur les chantiers,  et enfin, les perspectives cumulées d’accroissement du chômage, du durcissement des conditions d’octroi de prêts et par conséquent, une possible baisse des prix, nécessitera une lecture fine et une agilité en matière de politiques d’engagements.

A plus long terme, la question de l’équilibre entre l’espace pour habiter (espaces urbains) et l’espace pour nourrir (espaces agricoles) est posée, elle interroge aussi la densité et les formes de structuration urbaine souhaitées mais aussi l’adaptabilité (voire la conception) des espaces d’habitation susceptibles d’absorber l’autonomisation nécessaire au télétravail. Un vrai enjeu pour les programmes des promoteurs et architectes de demain.

Les prochains mois seront ainsi déterminants.

Rester professionnel en matière de gestion de risques

Nos politiques de risques et méthodes d’analyses ne sont pas basées sur des modèles statistiques ni algorithmes prédictifs, c’est la qualité des actifs scrupuleusement auscultés qui guident nos décisions de lancement d’une opération. Je crois que cette posture nous préserve de lendemains qui déchantent et permettra la pérennisation de notre modèle en maintenant un track record de qualité.

A l’annonce du confinement, après la période de sidération que nous avons tous connu, et contrairement à des dispositions d’annonces gracieuses, WiSEED a choisi d’analyser au cas par cas chaque demande de prorogations d’emprunts des entreprises pour leur permettre de conserver de la trésorerie. Sur l’ensemble des demandes de prorogations que nous avons reçues, 100% ont été accordées et 60% d’entre elles sont directement liées à la crise. Rappelons que la prorogation est une disposition habituelle prévue contractuellement avec les opérateurs immobiliers, notamment compte tenu des aléas de ce type d’activité.

Transparence et engagement ont présidé pour renforcer le dispositif existant, un comité hebdomadaire a ainsi été instauré pour continuer à traiter les demandes de prorogation qui ont été formulées.

Cette gestion des prorogations est réalisée en interne par des profils expérimentés, experts de l’analyse financière et des questions juridiques.

Rappeler la règle de base

Dans un bon article paru dans Les Echos weekend du 30 avril 2020 « Gérer son patrimoine en temps de crise » la vingtaine de professionnels du secteur interrogée (CGP, Familly office, etc) s’accorde sur deux conseils majeurs à apporter à leurs clients : prudence et diversification. L’analyse de notre communauté nous montre que c’est tout à fait le profil des WiSEEDers, qui ont conscience que l’adage « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » est bien d’actualité.

Capitaliser sur nos fondamentaux 

La promesse de WiSEED est de permettre à tous d’investir dans des actifs de l’économie réelle jusque-là réservés à des privilégiés. Cette crise, avec les problématiques sanitaire, sociale, économique, écologique et philosophique qu’elle soulève, plaide pour plus de finance alternative. Justement ce que nous sommes depuis toujours.

Nous disposons de près de 70M€ de projets à financer dans les tuyaux, et nos comités d’engagement marchent à plein régime.

Vous l’aurez compris, même avec un agenda bousculé, WiSEED vous réserve une année riche en dossiers de qualité ! Pour que ces semaines passées soient réellement l’occasion de redonner du sens.

Bien à vous,

Nicolas Sérès

Comment résiste le secteur des ENR en cette période inédite ?

Existe-t-il une crise plus illustratrice de « l’effet papillon » que celle que nous traversons ? Comment la présence d’un pangolin sur un marché chinois a des répercussions sur l’activité économique mondiale, et plus particulièrement toutes nos entreprises françaises. Nous vous proposons un point sur la situation dans laquelle se trouvent actuellement les entreprises du secteur des ENR, avec des informations qui proviennent des médias du secteur mais aussi des échanges avec tous les dirigeants des entreprises de ce secteur que WiSEED a financées.

Je vous parle de difficultés rencontrées, bien sûr, mais aussi de solutions trouvées et même, tout en restant réaliste sur la profondeur de la crise économique qui reste essentiellement à venir, d’opportunités qui pourraient naître de cette période difficile. L’énergie fait partie des secteurs dits « essentiels », ses entreprises n’ont donc a priori pas à arrêter leurs activités mais elles doivent être menées dans des conditions de sécurité sanitaires maximales. Pour mieux comprendre comment le secteur réagit dans le détail à la crise actuelle, je distingue trois types d’activités :

1. Les activités de production et vente d’énergie

On comprendra que le premier secteur, production et vente d’énergie, continue à disposer de chiffre d’affaires lié à la vente de l’énergie des champs photovoltaïques, éoliens, des centrales hydro ou des unités de méthanisation qui continuent à produire. Des difficultés spécifiques apparaissent néanmoins :

  • la problématique de la maintenance qui peut être difficile, notamment pour les sites occupés (les centrales en toiture par exemple),
  • celle de l’approvisionnement en matériel ou en intrants pour les unités de méthanisation qui fonctionnent avec des déchets non agricoles,
  • le ralentissement ou l’arrêt des chantiers pour les centrales en construction (tous les chantiers éoliens sont à l’arrêt en France), avec les problématiques de coûts supplémentaires à affecter (à qui ?) pour le démontage du matériel de pose, le gardiennage, etc
  • le retard sur les raccordements
  • la baisse du prix de vente de l’électricité, croisé avec la baisse du prix du pétrole qui rend aussi les ENR moins compétitives
  • l’arrêt du financement de l’investissement, qui n’est pas une priorité aujourd’hui pour les banques, et le renchérissement du financement des fonds propres lié à la hausse du « prix du risque »
  • Plus en amont le gel des permis de construire (problématique des municipales qui se rajoute), des ICPE, des autorisations administratives, la fermeture des études notariales, les huissiers qui ne se déplacent plus !

Avec leurs actifs qui tournent, les exploitants de centrales, malgré ces difficultés cumulées, disent tous ne pas être en risque, même au-delà de 4 mois. Il faut faire le dos rond, optimiser avec le bouquet « classique » de mesures (teletravail, chômage partiel, congés, garde d’enfants, report échéances emprunts, lignes BPI en garantie ou prêt, médiateur du Crédit Banque de France). De plus, elles utilisent ou vont utiliser les mesures spécifiques au secteur qui sont mises en œuvre pour les aider :

  • Prolongation des autorisations administratives, notamment environnementales qui arrivent à échéance. Globalement les délais administratifs reprendront leur cours normal 1 mois après la fin de l’état d’urgence sanitaire, fin fixée par ordonnance au 24 juin.
  • On attend un positionnement de la DGEC sur le report des dates d’achèvements avec maintien des compléments de rémunération lies aux AO CRE, comme c’est déjà le cas pour les tarifs obligation d’achat pour les centrales pv de moins de 100 kW
  • Décalage d’au moins 2 mois du calendrier des AO CRE
  • L’ADEME met en place 3 mesures : une avance de 20 % sur les aides accordées + une avance de 20% pour tout marché passé avec une entreprise + des prolongations de date de dépôt pour les appels à projet
  • Le « guide de préconisations de sécurité sanitaire », publié la semaine dernière par l’OPPBTP, permet de mieux connaitre les modalités selon lesquelles les chantiers peuvent reprendre.

De plus les entreprises trouvent des solutions, s’organisent en interne, modifient leur positionnement. Par exemple, les opérations maintenance planifiées sont repoussées, seuls les déplacements en maintenance curatives sont maintenus et la maintenance de niveau 1 est transférée à des entreprises locales, ou des exploitants agricoles voisins formés.

On note enfin une diversification vers des activités digitalisables avec le développement d’un secteur conseil BtoB, l’accentuation de la gestion digitale au sein des activités d’exploitation-maintenance pour compte propre ou compte de tiers, ou encore la création d’un secteur gestion de data pour compte de tiers sur la base d’amélioration de solutions « maisons » opérationnelles en interne.

Témoignage de A. Fresnais, dirigeant de Irisolaris (Constructeur de bâtiments photovoltaïques –  financé en 2018 sur wiseed.com) : « Nos centrales photovoltaïques produisent correctement, les maintenances curatives sont réalisées et celles qui étaient planifiées sont reculées. Les chantiers vont subir du retard du fait des délais de livraison mais aussi par l’annulation des rdv de raccordement avec le gestionnaire de réseaux. Plus en amont, les développements se poursuivent en bureau d’étude mais s’arrêtent quand il faut démarrer les démarches administratives. »

2. Les activités de prestation de service (hors BTP)

Les activités de prestation de services spécifiques aux ENR ce sont les bureaux d’étude bien sûr, les sociétés proposant des solutions d’optimisations de production-consommation d’énergie, de monitoring-contrôle à distance, d’équilibrage réseaux, de gestion de data, etc.

Ce secteur a été le premier à mettre en place le télétravail car c’est une pratique devenue courante, limitant notamment l’impact du foncier dans la location de bureaux ou permettant l’embauche de compétences rares sans déplacement géographique.

Pour ses entreprises, les difficultés ne sont pas tant d’ordre techniques que commerciales. Les commerciaux n’ont rapidement plus eu accès à leur clients privés comme publics (ou alors les clients appellent directement pour la mise en place de solutions digitales précises et sont mis en relation rapidement avec les équipes développement SI) et ont été mis au chômage partiel. Les équipes avancent sur les dossiers en commande jusqu’à un détail de rendu souvent supérieur à ce qui se faisait avant la pandémie.

  • La difficulté principalement anticipée sera une augmentation du BFR et une diminution du chiffre d’affaires le temps que l’activité commerciale reprenne. Etant donnée une faible diminution du cash burn sur les 2 premiers mois, un travail de refinancement en dette-bridge est souvent nécessaire ; ce n’est pas le plus évident car ces sociétés ne disposent pas d’actifs ; néanmoins la garantie BPI à 90 % sur les prêts bancaires débloque des situations … à condition d’être insistant pour que le dossier soit mis au-dessus de la pile qui grossit.
  • Mais la période est propice aux sollicitations commerciales entrantes pour des conseils en digitalisation renforcée des services.
  • C’est ici que l’on retrouve un nombre important de startups, qui bénéficient d’un plan d’aide de 4 Mds€ promu par le secrétariat d’Etat au numérique :
    • 80 M€, gérés par la BPI, pour financer en bridge les sociétés qui doivent repousser leurs levées de fonds propres
    • 2 Mds€, gérés par la BPI et les banques commerciales, pour des prêts en trésorerie jusqu’à 25 % du chiffre d’affaires
    • Le remboursement accéléré des CIR et crédits de TVA
    • Le versement accéléré des fonds PIA pour les lauréats
    • Le décalage jusqu’à 6 mois des échéances des avances remboursables PIA

Témoignage de Caroline Deforeit, dirigeante de SteadySun (Fournisseur de services de prévision d’énergie solaire – en collecte actuellement sur wiseed.com) : « Nous avons finalement été peu contraints sur la partie soft du fait de la digitalisation de nos prestations et de notre propre organisation qui était déjà rompue au télétravail ; ce sont les envois d’éléments hardware qui ont posé le plus de problèmes, et notamment du fait du confinement de nos clients plus que de notre propre confinement. Nous travaillons et utilisons donc la formule télétravail + chômage partiel pour les salarié-e-s qui ont des enfants. Les opportunités il y en a, notamment au niveau financier car nous pourrons assez efficacement solliciter de la dette pour anticiper la hausse de BFR à la reprise et accélérer le développement de projets ».

3. Les fabricants de matériel

Les fabricants et distributeurs de matériels sont dépendants des capacités de production des usines, de la disponibilité des moyens de transports et des entrepôts logistiques … et bien sûr des commandes clients.

L’arrêt en janvier-février de la production chinoise de panneaux, onduleurs et autres matériels (et la hausse des prix …) a perturbé les chantiers en entrée de phase de pandémie en Europe. La reprise graduelle de la production chinoise ne constitue plus la première raison d’arrêt des chantiers, mais c’est plutôt l’absence de la majorité de la chaîne de prestataires sur site qui est une contrainte. 

Dans l’éolien, la situation n’a été que décalée, avec une production essentiellement européenne du matériel qui s’arrête désormais rapidement (Vestas a fermé mardi 31 mars toutes ses usines en Espagne), en même temps que le retrait des prestataires sur sites.

Même lorsque les stocks sont encore disponibles, les installateurs font face à l’impossibilité d’aller chez le client. C’est notamment le cas pour toutes les installations chez les particuliers ou sur les bâtiments des collectivités.

Les installations de grande puissance ne peuvent pas vraiment avancer depuis la publication du « guide de préconisations de sécurité sanitaire » de l’OPPBTP car actuellement seule la CFDT l’a validé, les autres syndicats de salariés et l’ordre des architectes notamment prônent toujours le confinement.

Les installations de production chez les particuliers ou les solutions d’optimisation sont quant à elles en prise de conscience que la vente par internet est à renforcer mais aussi que des solutions partiellement ou totalement plug and play doivent être développées tout en ré-orientant les business modèles vers de la maintenance et du conseil à distance.

Témoignage de Gregory Lamotte, dirigeant de Comwatt (Concepteur et intégrateur de solutions d’autoconsommation et de pilotage d’équipements électriques – 2 collectes en 2014 et 2015 sur wiseed.com) : « Nos fournisseurs, tous européens, ne sont pas à l’arrêt ; nos difficultés d’approvisionnement proviennent des transporteurs qui nous livrent au compte-goutte et après plusieurs relances. Côté ventes, nos distributeurs sont les artisans installateurs qui n’ont plus accès aux maisons des particuliers pour leurs démarches commerciales. Nous livrons encore les commandes passées mais un creux d’activité est anticipé. Nous profitons de cette période pour former les artisans, en déployant de nouveaux outils digitaux. En effet la période nous apprend à utiliser plus de digital dans les démarches commerciales, nécessitant moins de présentiel et permettant beaucoup de pédagogie ».

Et ensuite ?

L’impact spectaculaire de la pandémie sur les émissions de CO2 est souvent cité mais la réalité sur le climat est toute autre : il faut non une année blanche d’émission pour atteindre les objectifs fixés aux accords de Paris mais une baisse continue et définitive.

Nombreux sont ceux qui appellent de leurs voeux, en sortie de cette crise sanitaire et en guise d’enseignement tiré, une relance de l’économie grâce à un vrai Green New Deal ; mais d’autres voix se font déjà entendre, comme le sauvetage de l’industrie fossile … évoqué en interlignes par le Canada et la Chine. C’est alors que les valeurs portées par WiSEED depuis ses débuts – optimisme, engagement, transparence et participation – avec le financement de projets verts et liés à l’environnement semblent plus que jamais d’actualité !

Jean-Marc CLERC

Immobilier WiSEED

Crowdfunding immobilier : ce qu’en disent les professionnels

Aujourd’hui, nous donnons la parole aux spécialistes de l’immobilier, pour qu’ils partagent avec nous les impacts concrets de la crise sur le marché et leur analyse de la situation. Bien entendu, il s’agit d’une photo à date, dans un contexte que nous savons mouvant de jour en jour.

D’un arrêt soudain à la reprise progressive des chantiers

« Brutal » est l’adjectif qui revient chez tous les professionnels du secteur de l’immobilier pour qualifier l’arrêt qu’a connu le secteur après les annonces gouvernementales. La construction, premier maillon de la chaîne s’en effet vue dans l’obligation d’arrêter tous les chantiers pour permettre au secteur de sécuriser les salariés et d’adapter les mesures à une activité avant tout régie par le travail d’équipe. 

Sur ce sujet Joël MAQUET, membre du comité d’engagement immobilier de WiSEED, spécialiste bancaire du secteur : « Pour la promotion immobilière et l’aménagement foncier : les chantiers vont pouvoir reprendre puisqu’un consensus a été trouvé entre les maîtres d’ouvrage, les entreprises et le contrôleur SPS d’autant plus qu’il n’y a pas de risque d’approvisionnements… les matériaux étant franco-français, et que les promoteurs disposent d’une ligne de trésorerie réutilisable de leur banque ».

La publication du guide de préconisations de sécurité sanitaire réalisé par l’OPPBTP (Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics) était en effet particulièrement attendue pour permettre une reprise, a minima partielle, du secteur. Validé par le gouvernement, il a été publié le 2 avril et permet une reprise progressive de certains chantiers depuis lundi dernier (le 6 avril).

Des aménagements réglementaires très attendus

Le secteur se voyait bloqué non seulement en amont avec la filière de la construction mais également à d’autres étapes cruciales pour les professionnels du secteur avec la fermeture des offices notariaux, les conséquences des élections municipales dans certaines communes ainsi que la prorogation des délais administratifs.

Le ministre en charge du Logement, Julien Denormandie, est intervenu la semaine dernière pour confirmer aux professionnels que de nouvelles dispositions vont être prévues. Il a reconnu que la prolongation des délais de purge du droit de recours pour le permis de construire et les permis d’aménager « va trop loin ». La première ordonnance du 25 mars dernier prévoyait en effet une suspension provisoire des délais d’instruction. Conséquence directe, relayée par les principaux syndicats du secteur, aucun permis de construire ou d’aménager ne risque d’être délivré sur l’ensemble du territoire avant le 25 juin 2020.

Pour ce qui est des formalités assurées par les notaires, leur syndicat national assure que 80% des offices continuent leur activité en télétravail. Un décret a été publié le 4 avril pour permettre la signature à distance des actes authentiques. Une procédure qui devrait permettre, dans le même sens, permettre de poursuivre l’activité a minima et de contourner les difficultés pour se déplacer. Poursuivre l’activité pour pallier l’arrêt brutal et limiter l’engorgement en sortie de crise est par exemple l’objectif affiché par Patrick Farkas, dirigeant de R2I immobilier, basé à Lyon :

« Dans notre structure l’activité commerciale n’est pas majoritaire mais nous la maintenons bien sûr. En revanche, nous avons un service important qui se consacre au développement et aux projets en cours de montage. L’ordonnance du 23 mars a donc eu un impact significatif puisqu’elle a stoppé toute l’activité des services d’urbanisme. Nous tentons cependant de continuer à travailler avec ces services, essentiellement à Lyon Métropole, qui sont en capacité depuis lundi (le 6 avril) de poursuivre l’instruction de ces dossiers en télétravail, ce qui est une très bonne nouvelle !

La publication du guide de bonnes pratiques en fin de semaine dernière permet d’espérer une reprise rapide des chantiers. J’en compte un parmi ceux que nous suivons qui peut redémarrer car il n’a pas de co-activité. Pour ce qui est du décret sur la dématérialisation des actes authentiques, sa publication va nous permettre d’avancer sur les signatures. Après l’arrêt brutal des premiers jours, nous poursuivons donc notre activité avec optimisme, sur trois axes :

  • Signer les réservations,
  • Signer les actes,
  • Préparer les lancements commerciaux pour nous permettre d’être prêts dès les annonces de la fin du confinement ! »

La commercialisation est ralentie mais pas à l’arrêt

Cet arrêt certain du secteur a bien entendu eu des conséquences sur la commercialisation des lots. Les professionnels ont dû se réorganiser : d’une part du point de vue de leurs équipes puis de leur politique commerciale en créant par exemple des procédures de vente à distance. C’est le cas d’Emmanuel Martin, Directeur Associé de Rive Gauche Immobilier, entreprise basée à Strasbourg : 

« Il est clair que dans un premier temps le changement de notre activité, avec les annonces gouvernementales, a été certain et brutal. On ne connait encore ni la profondeur, ni la durée de cette crise mais nous utilisons tous les leviers à notre disposition pour préparer la sortie, que ce soit auprès de nos partenaires financiers ou des banques. Nous avons une trésorerie qui va nous permettre d’absorber ce choc, sans faire d’excès non plus bien sûr, mais nous contactons nos partenaires pour pouvoir reprendre nos projets dès la sortie de la crise. Comme toutes les entreprises, nous nous sommes adaptés. Une réorganisation du travail d’abord : j’assure la coordination en restant sur site et les collaborateurs sont en télétravail depuis chez eux. Et puis, une réorganisation de la communication sur nos produits pour poursuivre la vente avec une procédure de vente à distance, cela demande la mobilisation de tous mais nous permet de rester optimistes ! 

De l’optimisme il faut en garder dans notre région particulièrement touchée. Nous traversons une véritable épreuve sociale. Alors chacun fait preuve du plus de solidarité possible, de notre côté, nous donnons par exemple du temps aux producteurs locaux pour les aider au ramassage des asperges. » 

Et le crowdfunding immobilier ?

Pour Céline Mahinc du cabinet Eden finances, qui a récemment produit en co-édition avec IEIF une étude aboutie sur le financement alternatif de l’immobilier : « le financement participatif n’a jamais été un viatique : il n’est pas là pour financer les « canards boiteux ». Si vous êtes en cours de projet, sur le marché du neuf ou de l’ancien, une crispation du marché semble inéluctable, avec un décalage de plusieurs mois et donc une trésorerie associée… En ce qui concerne les projets à venir – pour autant que ceux-ci soient suffisamment engagés (autorisations administratives, précommercialisation, … )- le crowdfunding peut apporter flexibilité, agilité et dynamisme dans votre activité : à l’heure où les banques éprouvent leurs disponibilités et leurs capacités à générer de nouveaux prêts, les plateformes peuvent, peut-être un peu plus en cette période, aider à faire repartir le secteur immobilier. »

Laurent ALTMAYER, dirigeant du site HelloCrowdfunding, nous propose quant à lui une analyse plus générale du secteur : « Sur le marché du crowdfunding immobilier, les plateformes proposent moins de projets en collecte. Les collectes se poursuivent mais à un rythme clairement ralenti. C’est compréhensible puisque même si les fonds sont levés, on ne sait pas quand le projet aura lieu. La bonne nouvelle – parce qu’il y en a quand même une ! – c’est que les contrats de crowdfunding prévoient des conditions de prorogations. Et dans ce contexte les opérateurs en auront besoin c’est certain. Dans ce contexte particulier, il faudra probablement anticiper des défauts qui n’auraient pas eu lieu en temps normal.

Que conclure du point de vue de ces acteurs ?

Les analystes s’accordent sur deux points : cette crise aura des conséquences sérieuses mais les fondamentaux économiques, dont l’immobilier fait partie, sont solides

Il faut être clair, il y aura des retards. Mais retard ne signifie pas mauvaise santé. Au-delà des retards de chantier qui pourraient être rattrapés en partie par les nouvelles mesures en place depuis cette semaine, il faut anticiper des goulots d’étranglement technique et administratif à la reprise. Il s’agit là de facteurs plutôt contextuels que structurels d’un marché qui est par ailleurs habitué à gérer des aléas (climatiques, techniques, etc.).

Les porteurs de projet font face, comme toutes les entreprises, à des besoins de trésorerie conséquents pour résister à plusieurs semaines d’arrêt d’activité. C’est la raison pour laquelle WiSEED a choisi d’assouplir, durant la période, ses modalités de prorogation, pour leur permettre de conserver de la trésorerie ou de donner la possibilité aux porteurs de projets de refinancer leurs fonds propres bloqués sur d’autres opérations. Nous continuons à financer les projets que les professionnels de l’immobilier nous soumettraient et restons vigilants dans ce contexte pour poursuivre un audit rigoureux, et assurer la sécurité des projets étudiés et validés.

Pour notre secteur c’est inéluctablement dans le choix d’une sélection solide des projets et des professionnels, que se fera la différence. Les dirigeants d’entreprise avec lesquels nous travaillons depuis des années sont dans une situation inédite. Nous continuerons à travailler avec eux comme avant : partenariat étroit, écoute attentive, réactivité, connaissance du marché, des règles comme des méthodes de travail.  

La crise pourrait rendre l’offre plus rare et reporter le lancement de nouvelles opérations. Dans mon dernier billet je posais la question : « cette période particulière n’est-elle pas l’occasion s’interroger sur le sens : la vraie nature de cette crise, les pièges, les sources d’entre-aide ? »

La parole des professionnels donne déjà des pistes, dans le Grand Est on parle de « véritable épreuve sociale » pour cette région et on donne du temps pour aider les agriculteurs. L’un des pièges dans lequel il est difficile de ne pas tomber , même en rédigeant ces lignes, est celui de la prospective à outrance. Certains évoquent une réorientation du marché possible vers la maison individuelle, d’autres une nouvelle répartition de la population sur le territoire ou encore la nécessaire conception de bâtiments plus écologiques. Pour l’instant personne ne sait où nous serons dans quelques semaines alors je m’en remets à mon optimisme de créateur d’entreprise – et de ceux qui m’entourent – pour continuer à planter des graines !

Nicolas Sérès

Notre engagement, votre confiance

Cela fait maintenant 10 jours que nous sommes en confinement, et, passé le choc des premiers jours comme l’organisation du télétravail, nous pouvons dresser un premier bilan réaliste de la situation. Evidemment tout bouge très vite, nous actualiserons régulièrement ces premiers éléments.

Mobilisation

Comme toutes les organisations, WiSEED a mis en œuvre un plan de route pour affronter cette période, basé sur le bon sens, avec un seul mot d’ordre : être à la hauteur de la confiance que vous nous accordez.

La première phase a été une phase d’observation, d’écoute (média, annonces gouvernementales, premières fake news, …) et de continuité de service.

Une fois la prise de conscience et les premières dispositions prises par les entreprises, comme nous l’avons fait, nous nous sommes rapprochés de chaque dirigeant, de chaque projet financé, afin de partager notre compréhension de la situation et comprendre leurs difficultés court terme ou à venir.

Plusieurs dizaines d’heures d’appel et des centaines de mails plus tard, nous tenons une photographie de la situation !

Une seule finalité : être en mesure d’apporter une information fiable et actualisée pour chacune des participations sous gestion, et tenir nos engagements de transparence vis-à-vis des investisseurs.

Premières analyses

Grace à ces actions, nous sommes en mesure de vous apporter une première analyse qui révèle des impacts sectoriels variables.

Le confinement a plusieurs conséquences sur le marché Immobilier : le ralentissement des délais bancaires, la suspension des chantiers, la mise en sommeil des offices notariaux et le ralentissement des réseaux de commercialisation. La suspension de l’activité aura des conséquences, avec notamment des décalages de livraisons ou de ventes qui vont entraîner des prorogations d’emprunts, sans remettre en question la qualité des opérations et des opérateurs à ce jour. L’immobilier est un marché solide basé sur des actifs tangibles, habitué à gérer des aléas climatiques ou de travaux.

Pour les PME, la sensibilité à la crise est importante, et nous nous réjouissons que les autorités aient mis en place des dispositifs ambitieux afin de combler les premières difficultés de nos entreprises. Cette sensibilité affectera évidemment de manière très différente les entreprises suivant leurs secteurs, comme la restauration, l’événementiel, et les autres métiers liés à la vente en physique, qui sont sans surprise fortement impactés par cette situation inédite.

Pour l’écosystème Start-Ups en France, « ça va piquer » comme dirait Marc Simoncini. Les entreprises les plus fragiles (problèmes de trésorerie, pivot en cours, levée de fonds imminente)  risquent la cessation d’activité. Les fonds ont levé le stylo et ne concentrent leurs actions que sur les lignes qu’ils ont déjà financés. Des dispositions émergent actuellement de l’état et des régions, nous les suivrons et en serons relais. Nous sommes en contact quasi-quotidien avec celles qui le souhaitent pour leur apporter des solutions et leur mettre à disposition des compétences clés issues de notre communauté.

Le secteur des Energies Renouvelables semble apte à résister à la tempête, les champs photovoltaïques ou éoliens produisent (même s’ils peuvent être sous-performants par manque de maintenance). Le secteur est impacté par le retard que prennent les chantiers en cours (confinement des entreprises de génie civil) et les approvisionnements. Néanmoins les maisons mères sont solides.  

Quel que soit le secteur, rappelons que les projets proposés sur notre plateforme le sont sur la base d’une méthodologie de sélection des dossiers solide, mobilisant spécialistes indépendants et professionnels internes, qui a prouvé son efficacité depuis plusieurs années. 

Les informations récoltées auprès de chaque dirigeant sont en cours de diffusion sur nos outils de communication destinés aux investisseurs pour que chacun ait des informations à jour sur ses participations. Nos équipes sont cependant disponibles pour apporter toute information complémentaire.

Solidarité

Sur le portefeuille Dettes Obligataires, pour permettre aux entreprises de conserver de la trésorerie, les règles de prorogations pourront être assouplies sur le court terme, en gardant à l’esprit que les décisions d’accorder une prorogation relèvent de la communauté des obligataires que nous consulterons. Ces aménagements concerneraient certains projets dont les maturités étaient prévues ces prochains mois.

Merci à tous ceux qui ont pris le temps de nous appeler ou nous laisser des messages ces derniers jours pour manifester leur soutien à WiSEED, proposer un peu de votre temps ou des solutions face à la crise. Une communauté, c’est aussi la force de la solidarité dont font preuve ses membres. Nous en sommes fiers et vous en remercions ! Continuez ! Nous analysons ces pistes et reviendrons vers vous prochainement avec celles qui peuvent être mises en œuvre.

Notre seule feuille de route dans ces temps troubles sera de faire preuve d’une grande humilité, préserver vos investissements, de tenir nos engagements et de continuer à vous offrir des projets de qualité, rigoureusement sélectionnés, qui continueront à donner du sens à votre épargne.

Redonner du sens !

Ces temps inédits semblent aussi être un bon moment pour se poser les questions fondamentales.

Quelle est la vraie nature de cette crise ?  A l’effet de choc de la semaine dernière succède un temps plus long pour moins la considérer comme une crise sanitaire que comme une crise économique, politique, sociale ou écologique ? 

Quels sont les pièges ?  Des émotions telles que la panique, le déni, la colère, la paralysie, la tristesse. Des réactions se laissant envahir d’informations, écoutant en boucle les mêmes médias, favorisant la circulation de fake news ou autres théories du complot ?

Quelles sont les sources d’aide et d’entre-aide ? C’est de chacun d’entre nous, avec confiance, courage et humilité, qu’émergeront les meilleures solutions innovantes et adaptées à cette situation inédite. Les bonnes idées peuvent venir de partout, de tout le monde, pas uniquement des spécialistes ou des leaders. C’est d’ailleurs sur ce postulat que WiSEED s’est construite grâce à vous ! Transmettez-nous les vôtres !

Nous restons à votre entière disposition,

Prenez soin de vous.

Nicolas SERES

 

 

WiSEED mobilisé

Investisseurs, Chefs d’entreprises, Partenaires,

Face à la situation inédite que nous traversons, notre expérience nous permet de ne pas céder à un vent de panique mais de privilégier une approche lucide.

Nous avons activé notre Plan de Continuité d’Activité, outil dévolu aux Entreprises d’Investissements, et pris toutes les mesures nécessaires pour protéger nos collaborateurs (qui sont à 100% en télétravail).

Notre priorité désormais est d’assurer la poursuite de nos missions comme prévoir et anticiper les défis annoncés par cette crise, sanitaire à l’origine et aux effets économiques et financiers sans nul doute majeurs.

Nos équipes et vos interlocuteurs habituels sont pleinement disponibles et réactifs pour apporter des réponses rapides à vos questionnements.

L’ensemble des lignes en participations sont suivies avec une grande proximité et notre accompagnement sera modulé en fonction de leur exposition potentielle à la crise (secteur, trésorerie disponible,…)

Nous nous réjouissons que l’Etat, la BPI, les organismes sociaux et les syndicats professionnels se mobilisent pour accompagner au mieux les entreprises de toutes tailles, nous en serons relais.

WiSEED, dont le financement de l’économie réelle est un des fondements historiques, est plus que jamais mobilisée pour accompagner les entreprises et les aider à traverser cet épisode de crise.

Dans un contexte fort d’incertitudes monétaires et financières, nous sommes convaincus que le « non coté » et l’immobilier constituent des valeurs alternatives solides.

Prenez soin de vous et de vos proches !

A votre disposition,

Bien à vous,

Nicolas SERES

Pour des françaises maîtresses de leurs investissements !

8 mars oblige, les collaboratrices de WiSEED prennent la parole ! … pour vous parler des femmes bien-sûr, mais plus précisément des femmes dans l’industrie de la finance participative que nous avons contribué à créer.

Les femmes sont désormais maîtresses de leur vie familiale, sexuelle ou professionnelle. Nous plaidons pour qu’elles soient maîtresses de leur argent et de leurs investissements.

Alors pour aborder notre marché par les 2 bouts de la lorgnette financière : parlons des femmes créatrices d’entreprise et de celles qui investissent.

La place des femmes dans la création d’entreprise

La BPI publiait en 2018 une étude rapportant que près de 40% des entreprises individuelles françaises sont créées par des femmes. Une statistique certes perfectible en termes de parité mais qui démontre un signe fort d’appétence et d’indépendance au niveau entreprenariat féminin.

Le Boston Consulting Group livrait quant à lui, la même année, une donnée édifiante : pour 1 dollar investi, les structures gérées par des femmes rapporteraient 78 centimes contre 31 centimes pour les entreprises gérées par des hommes. Voilà qui interpelle n’est-ce-pas ?

Il semble que ces données ne soient pas arrivées jusqu’au secteur des start-ups… puisque dans son baromètre publié, le collectif SISTA indique que seulement 5% des start-ups ont été fondées par une équipe 100% féminine et 10% par une équipe mixte. Pire encore, seulement 2% des fonds levés le sont par des start-up féminines, contre 89% pour des start-ups masculines… Domination masculine te revoilà ?

L’investissement particulier au féminin

Passons maintenant à l’investissement particulier et observons les statistiques des investisseuses. Chez WiSEED [1] : elles constituent seulement 13% des investisseurs. Nous sommes loin de la parité, mais ne tirons pas de conclusion hâtive et regardons-y de plus près…

Le ticket moyen est plus élevé chez les femmes que chez les hommes, respectivement situé à 1 319€ contre 1 055€. Cependant la fréquence d’investissement des femmes est bien plus modérée et l’investissement moyen nettement plus faible : 8 321€ pour les femmes contre 12 816€ pour les hommes.

Les stratégies des investisseuses semblent plus prudentes et à visée long terme. Elles souscrivent dans une même proportion en actions que les hommes, mais elles sont moins tentées par les souscriptions en obligations que ces derniers (54% contre 63%). Un chiffre essentiellement lié au fait qu’elles investissent moins fréquemment dans l’immobilier, secteur offrant généralement un taux de rentabilité plus fort.

Serait-ce la seule explication ? Et si les femmes prenaient le risque de l’avenir en étant tout simplement plus sensibles à des produits autres que l’immobilier, plus porteurs de sens et de valeurs, tels que l’investissement dans des start-up ?

Chez WiSEED, cette explication nous plait ! Nous souhaitons capter la confiance des femmes et nous sommes heureuses de pouvoir honorer cette confiance ! Dès lors, qui mieux pour en parler qu’une investisseuse elle-même ?

 « J’investis sur 5 projets en moyenne par mois »

Nous avons souhaité donner la parole à Mathilde[2], membre historique de notre communauté : « Cela fait 5 ans que je suis inscrite sur le site de WiSEED. J’investis majoritairement sur des projets immobiliers, mais aussi sur les énergies renouvelables, des entreprises dans les biotech, le numérique…. Cela représente un investissement sur 5 projets en moyenne par mois.

Investir sur ces projets m’intéresse pour différentes raisons. Tout d’abord, cela me permet de participer à une amélioration de l’emploi en France, à la construction de logements, sociaux ou pas, mais aussi au développement de petites startup qui, sans notre épargne investie dans leurs petites entreprises, ne pourraient pas évoluer.

Afin d’atténuer le risque dans ces investissements, dont le taux de rendement reste très attractif par rapport aux supports d’épargne classiques, je n’engage, le plus souvent, que de petits montants sur chaque projet. Et à ce jour un tiers d’entre eux ont fait l’objet d’un remboursement intégral. » 

Et quoi pour la suite ?

Fort de ces féminins constats, nous travaillons chez WiSEED un engagement sur 3 axes pour un meilleur investissement au féminin, totalement décomplexé :

  • Une action spécifique pour que nous toutes, collaboratrices, soyons sans exception investisseuses, c’est aussi ça balayer devant sa porte !
  • Un cercle des investisseuses : un rendez-vous périodique rassemblant nos WiSEEDeuses pour échanger sur les attentes, répondre à leurs questions et élargir le cercle. Première édition avant l’été.
  • La publication de chiffres annuels avec un focus plus détaillé sur l’investissement féminin, que nous intégrerons à la page statistique de notre site.

Les salariéEs de WiSEED


[1] Données WiSEED, sur une base de 1774 femmes résidant en France, investisseuses, hors personnes morales

[2] Sur demande de l’intéressée, seul son prénom est cité.

Un baromètre du crowdfunding optimiste et plein d’enseignements, et pour 2020… What else ?!

Jeudi dernier, Finance Participative France publiait le baromètre annuel du crowdfunding en France en 2019, en lien avec le cabinet Mazars : les résultats montrent un secteur en croissance et des indicateurs au vert. Des chiffres qui rendent optimistes sur le potentiel du marché pour 2020 !

Des indicateurs du marché en hausse

Dans ce résultat global, le financement participatif progresse lui de 56% atteignant 629M€. Une phase de croissance plutôt portée par les emprunts obligataires qui croissent de 116%, atteignant un total de 453M€ et un montant moyen par projet à plus de 700 000€.

Le TRI (Taux de rendement interne des projets – net de défaut) se situe dans une fourchette autour de 6% pour les prêts rémunérés et minibons, et atteint 8% en moyenne pour les obligations.

Fonds collectés par typologie. Chiffres issus du baromètre FPF 2019.

Sur les dons et investissements en revanche, les tendances de marché sont à la stabilisation. Les focus présentés par plusieurs plateformes ont permis de s’arrêter plus en détails sur les trois grandes tendances constatées sur le marché en 2019 :

  1. La stabilisation du marché du don. Avec une structuration différente la tendance qui a retenue notre attention sur ce marché de la philanthropie est l’innovation constante des acteurs. La perte de parts de marché sur certains segments du secteur est notamment compensée par des solutions de micro-dons embarqués, à l’arrondi sur les terminaux de paiement ou les fiches de paye, ou encore des solutions pour trouver des débouchés auprès des jeunes qui souhaitent s’engager dans ce type de projet mais n’ont pas toujours les moyens financiers idoines.
  2. La croissance soutenue du marché du crowdfunding immobilier. Il reste le secteur économique le plus dynamique et la locomotive qui porte la croissance du crowdfunding. Il s’agit toujours d’un produit plébiscité par les investisseurs, qui l’inscrivent dans une logique de diversification de l’épargne aux côtés d’autres types d’investissements (loi Pinel, etc).  Pour les chiffres à retenir : des prêts plutôt à court terme avec une moyenne de 2 ans ; un rendement conséquent à 9,2% de moyenne ; des collectes dont la moyenne atteint 700 000€.
  3. Les ENR, second secteur pourvoyeur de croissance pour le marché du crowdfunding, avec 75% de progression. Attente sociale de la part des investisseurs cherchant à donner du sens à leur épargne, rentabilité avérée de projets que les investisseurs savent pérennes, porteurs de projets qui se sont bien appropriés le financement participatif comme source de financement ont été évoqués parmi les principaux facteurs de croissance du secteur. Parmi les chiffres clés, le rendement moyen des projets qui s’élève à 5,25% dans ce secteur.

En résumé, le crowdfunding ça marche et surtout ça grandit !

WiSEED acteur de référence depuis la création du marché en 2012

En 2019, ce sont près de 55M€ qui ont été collectés par WiSEED tous secteurs confondus, sur plus de 135 projets financés.

L’un des points soulevés lors de la présentation et qui nous concerne tous est le sourcing des projets. Proposer des projets à la communauté, financer ceux des entrepreneurs oui, mais avec une exigence de qualité indispensable. Les sorties positives en sont une bonne illustration. A fin 2019, 177 projets comptaient des sorties positives ; 8 de ces projets concernaient l’equity parmi lesquels 6 de ces sorties ont eu lieu en 2019. Des cycles longs mais qui fonctionnent s’il s’agit de projets de qualité.

Par ailleurs, sur l’immobilier le total financé depuis 2012, date de la 1ère opération de crowdfunding immobilier (opération WiSEED), s’élève à 500 M€. Avec 140 M€ collectés sur ce secteur, Wiseed peut se prévaloir du titre de leader en volume avec 25% de parts de marché.

Ce positionnement dans le classement de tête des acteurs du marché, WiSEED le tient en préservant son choix de toujours donner la priorité à la sécurité et la transparence.

Et pour 2020, on prend les mêmes et on recommence ?

J’ajouterais à cette analyse macro un autre point, qui me semble révéler deux tendances de fond. D’une part l’appétit grandissant d’acteurs institutionnels ou professionnels pour notre marché. D’autre part, l’hyper concurrence, qui induit des identités et des pratiques disparates, poussant les plateformes à se différencier les unes des autres par des positionnements distincts : foule, fonds, niveau de prise de risque, communication, etc…

2020 verra une plus grande différenciation des plateformes. Certains jalons ont déjà été posés sur le marché avec l’entrée d’acteurs du capital risque traditionnel, des spécialisations régionales ou typologiques, etc.

Ces 12 dernières années ont permis à WiSEED d’atteindre un niveau d’expertise avéré afin d’accompagner de concert ET les professionnels ET les investisseurs dans une relation gagnant-gagnant. Je crois sincèrement à cette grande aventure du crowdfunding, aventure dont nous avons été pionnier et qui continue de se transformer. Il conviendra toutefois de conserver un regard critique et anticipatoire sur l’évolution des conjonctures économiques qui pourraient comme par le passé avoir une incidence notable sur la période euphorique que nous traversons.

Alors, continuons à faire avancer cette belle industrie pour une année 2020 peut-être décisive en matière d’ADN du crowdfunding !

Nicolas Sérès

Pour consulter le baromètre du crowdfunding 2019.

Très belle et heureuse année 2020

Toute l’équipe WiSEED se joint à moi pour vous souhaiter une excellente année ! Tradition oblige, les vœux sont l’occasion de revenir avec vous, investisseurs, porteurs de projet et partenaires sur ce que nous avons accompli ensemble et sur les projets qui nous attendent en 2020.

2019 aura été une année de…

Succès. Sans vous assommer de chiffres, cette année, la communauté de WiSEEDers dépasse les 130 000 membres. Merci à vous d’être toujours aussi réactifs et impliqués dans nos actualités, activités et d’aider autant de projets à exister ! L’objectif de financement affiché en début d’année était de 50M€ en 2019 pour atteindre 200M€ cumulés depuis notre création (voir l’interview de Nicolas SERES). Il est dépassé de 10% puisque nous avons collecté 55M€, grâce à une équipe dont je ne cesse de louer l’expertise et l’implication.

Transition. Depuis l’été 2019, WiSEED a fait évoluer sa gouvernance. Personnellement, j’ai pris la direction de l’entreprise après l’été en tant que Directeur général. Mathilde ICLANZAN, en qualité de Directrice générale adjointe et Julie BÉTOURNÉ, en tant que Directrice du marketing et de la communication, ont été recrutées pour leurs fortes compétences ainsi que leurs profils expérimentés. Des recrutements qui permettent d’ailleurs de renforcer la présence féminine au Comité de direction.

Elargissement des opportunités. Publié fin octobre, le décret pris en application de la loi Pacte a permis un relèvement du plafond du seuil de collecte pour les plateformes de crowdfunding. Il se situe désormais à 8M€ par opération, contre 2,5M€ jusqu’ici. En élargissant les opportunités de financement pour les professionnels qui souhaitent se faire financer, cette évolution réglementaire constitue une réponse adaptée aux évolutions du marché. C’est également le cas pour l’éligibilité aux PEA-PME des titres financés grâce à des plateformes de crowdfunding.

Et pour 2020 alors ?

Grandir. Pour accompagner ces succès et opportunités, plus de talents vont être à votre service, notamment avec une équipe qui sera implantée localement dans des secteurs géographiques plus nombreux. Cela nous permettra d’identifier encore plus de beaux projets, et de fournir une analyse toujours aussi détaillée, intégrant le contexte des marchés de chacun des secteurs dont nous sommes spécialistes.

Proposer de nouvelles offres. Plus de possibilités d’investir, plus de projets, une équipe plus grande vont de pair avec une anticipation de la croissance que nous visons. Qualité et sécurité restent des exigences prioritaires dans la mise en œuvre des chantiers que nous envisageons en 2020, notamment issus des nouvelles idées que vous nous avez proposées.

Avec un taux de défaut proche de 0%, WiSEED peut se prévaloir d’une véritable expertise dans la sélection des projets financés sur sa plateforme. Après les retours que vous nous avez faits, en tant que professionnels et chefs d’entreprise, nous allons continuer d’améliorer nos services d’audit et d’accompagnement pour répondre aux nouveaux contextes et exigences des années à venir.

Poursuivre une action porteuse de sens. Le secteur du crowdfunding a connu des bouleversements significatifs ces deux dernières années : consolidation du secteur, partenariats entre des acteurs indépendants et institutionnels, etc. Face à ces mutations, chez WiSEED nous gardons toujours le même cap : performance, pragmatisme et innovation. Quête de sens économique, défis climatiques, participation des particuliers à la vie économique et exigence de transparence de la finance sont au cœur des préoccupations de tous. Nous tentons, de manière humble et constante, de proposer une réponse au travers d’une expérience et de services différents.

Sourire. Pour débuter cette année avec l’optimisme et l’audace qui prévalent depuis les débuts de cette belle aventure. Et en attendant de vous présenter bientôt les autres actualités et projets majeurs à venir !

Christophe AZAÏS, Directeur général

Le SIMI débute aujourd’hui : WiSEED en 1ère ligne avec 140 M€ collectés sur le secteur immobilier depuis notre création

Chers WiSEEDers,

Notre équipe vous accueille sur notre stand E176 au SIMI 2019, pour la nouvelle édition du Salon de l’Immobilier d’Entreprise, qui débute aujourd’hui à Paris Porte Maillot.

Cet événement nous offre l’occasion d’établir le bilan d’une année qui s’est révélée intense pour le crowdfunding immobilier, tant pour WiSEED que pour l’ensemble du secteur.

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