Les 3 clés d’une bonne stratégie d’investissement

WiSEED démocratise et rend accessible l’investissement dès 100€. Notre communauté d’investisseurs est composée des fidèles de la première heure comme des nouveaux (qui seront demain les fidèles).

Notre mission ? Vous accompagner dans la constitution d’un portefeuille équilibré. Pour cela, suivez ces 3 règles d’or et suivez-nous. Ce premier article vous donne les clés, les suivants entreront dans les détails.

#1 Diversifier

En matière financière, la diversification est LA règle à respecter : varier les produits financiers et les secteurs vous garantit un portefeuille équilibré.

Tous les professionnels de l’investissement vous conseilleront de garder cette règle en tête. Le portefeuille des WiSEEDers le démontre bien avec 11 projets en moyenne. Si vous n’avez pas encore investi, pensez à appliquer cette règle : DIVERSIFIEZ ! Préférez par exemple plusieurs investissements dont les tickets seraient modérés à un seul investissement à fort ticket.

La règle vaut également pour les produits financiers (actions, obligations simples ou convertibles, titres participatifs, etc.) qui ne présentent pas le même profil de risque.  

#2 Sécuriser

Seconde règle d’or en matière d’investissement : investissez dans ce que vous comprenez. Vous l’aurez compris, investir comporte des risques. L’analyse détaillée des projets, de leurs projections et des données présentées est donc primordiale. Vous devez comprendre le produit dans lequel vous investissez.

Les acteurs auprès desquels vous choisissez d’investir doivent aussi orienter vos décisions. Assurez-vous d’investir auprès de prestataires agrées et régulés.

En France, les secteurs bancaire et financier sont régulés par deux institutions : l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de régulation (ACPR) intégrée à la Banque de France. Elles s’assurent notamment du bon fonctionnement des sociétés qui évoluent dans ces secteurs, du respect des droits et de la protection des investisseurs.

Dans le secteur du crowdfunding, ces organismes attribuent aux plateformes un statut, comme Prestataire de service d’investissements (PSI), Conseiller en investissement participatif (CIP) ou Intermédiaire en financement participatif (IFP). WiSEED est la seule plateforme à détenir le statut de PSI. Niveau d’agrément le plus élevé, il est comparable à celui d’une banque et des obligations réglementaires strictes en découlent. Nous y reviendrons dans un prochain épisode de cette série !

#3 Donner du sens

Cette troisième règle ne parle ni de rentabilité ni de risque mais définit souvent le choix des WiSEEDers. Investir dans un projet ou entrer au capital d’une entreprise pour accompagner son développement, c’est avant tout un choix personnel. Ces choix vous sont propres et contribuent à donner toute sa spécificité à votre portefeuille d’investissements.

Selon votre profil, ajouter à votre investissement une dimension « d’impact » avoir du sens. Chez WiSEED nous prenons en compte les impacts environnementaux et sociétaux dans nos politiques d’investissement. Nous les avons inscrits dans nos statuts puisque nous sommes désormais « Société à mission ». Un engagement fort, dans le prolongement de ce que nous sommes depuis toujours, pour favoriser l’émergence d’une finance allant vers la création de valeur sociétale tout autant que la valeur financière.

3 sujets passionnants que nous approfondirons dans plusieurs articles dédiés ici-même. A très bientôt !

Vous pensiez bien connaître votre profil investisseur? Vraiment?

…On vérifie ?

Vous vous souvenez de votre dernier questionnaire investisseur rempli ?

Habituellement c’est long, c’est laborieux et pas vraiment intéressant mais ça, c’était avant. Laissez-vous surprendre !

WiSEED et Neuroprofiler se sont associés pour développer un outil unique, ludique, pour vous accompagner à définir votre profil investisseur, le seul, l’unique, le vôtre.

« Gamification », ça vous parle ? Chez WiSEED les questionnaires règlementaires deviennent un jeu, mais pas que pour les enfants, car il n’y a pas d’âge pour s’amuser et mieux se connaître.

Toujours avec l’envie de vous accompagner vers une expérience investisseur complète, nous avons développé avec les experts en finance comportementale de Neuroprofiler un outil unique sur le marché du crowdfunding : un questionnaire client très ludique dont les résultats vous seront utiles à chaque étape de la gestion de votre patrimoine. WiSEED va plus loin avec vous. 

Nous mettons à votre disposition un outil d’analyse et de connaissance inédit  qui sensibilisera notamment chacun à la notion d’impact ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance), car c’est aussi cela notre mission d’éducation financière. Chez WiSEED, lorsque l’on s’engage en tant que société à mission, on donne du sens à nos actions.

C’est Simple, c’est rapide, c’est ludique, c’est WiSEED !

Devenez apporteur d’affaires de WiSEED

Notre communauté vient de dépasser les 150 000 inscrits sur la plateforme. Les commentaires sur les projets, les réseaux sociaux ou en réponse à nos newsletters reflètent votre fidélité et votre implication. Pour poursuivre dans l’esprit de l’ADN participatif de notre communauté, nous avons mis en ligne un nouvel espace dédié aux apporteurs d’affaires. Concrètement comment ça marche ?

C’est ouvert à tous !

Tout le monde peut devenir apporteur d’affaires. Investisseur chevronné ou occasionnel, spécialiste du financement ou simplement en contact régulier avec des entrepreneurs, vous pouvez mettre WiSEED en relation avec des dirigeants qui recherchent des financements pour leur société.

Financer les secteurs historiques de l’activité WiSEED

Sont concernées par ces financements les sociétés créées depuis plus de deux ans, pour des besoins de financement en dette, en capital ou en titres participatifs. Les dossiers sont analysés par nos équipes spécialistes selon les secteurs pour des montants :

  • De 100 000€ à 8M€ en immobilier
  • De 300 000€ à 8M€ dans les secteurs à impacts sur la nature (environnement et énergie) ou sur l’homme (santé et alimentation) 

S’inscrire en 3 clics

Toute l’inscription est dématérialisée, y compris la contractualisation, au sein d’un espace dédié et sécurisé de notre site.

Être rémunéré facilement

Les apporteurs d’affaires bénéficient d’une commission calculée sur la base du montant net investi dans la société. Elle s’applique pour chaque opération soumise qui est éligible et financée sur la plateforme, incluant la transmission de l’ensemble des pièces du dossier apporté.

En tant que particulier, chaque opération éligible et financée, déclenche le versement d’une commission de 1 000€ directement sur le compte de paiement. En tant que professionnel, le plan de rémunération est accessible après avoir complété le formulaire d’inscription sur notre site.

Comment accéder à l’espace partenaire ?

Vous souhaitez devenir apporteur d’affaire, contactez-nous !

 

WiSEED, première plateforme à dépasser les 200 projets remboursés en immobilier !

L’immobilier chez WiSEED c’est une longue histoire, amorcée dès 2011. Un pari à l’époque sur un secteur alors ancré dans la tradition. Rappelons que les investisseurs eux-mêmes affichaient un certain scepticisme face aux taux de rendement présentés. Les premiers remboursements ont démontré par l’exemple que WiSEED avait eu raison de disrupter ce marché qui présente aujourd’hui le plus fort dynamisme de l’industrie du financement participatif.

Nous venons d’atteindre le seuil des 200 projets remboursés en immobilier, WiSEED est la première plateforme à franchir un tel cap !

Une performance rare* : un TRI brut de 9,4% pour une durée d’immobilisation de 20 mois en moyenne.

Le financement type : 400 000€ réunis en moyenne par projet souvent en quelques minutes ou quelques heures.

Le crowdfunding s’impose comme un produit d’épargne

Durée d’investissement courte, rendements importants, actif tangible facilement compréhensible par l’investisseur, le crowdfunding immobilier a rapidement rencontré son public. Des investisseurs à la recherche de l’optimisation de leur épargne puisqu’il permet d’allier une rentabilité rapide à des actifs plus stables que les actifs cotés, puisque non soumis à la volatilité des marchés. Comme tout investissement, il inclut un risque que l’on peut diluer en diversifiant ses placements sur différents programmes.

Parmi les 200 remboursements, prenons par exemple deux projets qui constituent une bonne illustration. Les jardins d’Amélie, projet d’immobilier résidentiel avec une collecte d’1 million d’euros, consistait à réaliser un ensemble de 35 logements en Ile-de-France. Il a permis aux 350 WiSEEDers qui ont investi de se voir rembourser avec un taux annuel d’intérêts bruts de 10% sur 18 mois.

Pour Les jardins d’Ozon, les 617 WiSEEDers qui ont investi collectivement 640 000€ pour réhabiliter un bâtiment ancien situé en Rhône-Alpes afin de le transformer en locaux commerciaux, ont été remboursés avec un taux annuel d’intérêt brut de 12% sur 24 mois.

Atteindre ce cap symbolique de 200 projets remboursés – qu’on appelle également sorties positives – est une grande victoire pour nous ! C’est aussi le fruit d’un haut niveau d’exigence et d’une rigueur nécessaire, qui va de l’analyse à la gestion des opérations proposées.

Les échecs ? oui : une opération, le projet « Terlat », qui a fait grand bruit, en 2016. Bien sûr il faut faire preuve d’humilité, le risque augmente au même rythme que le nombre de projets financés mais il faut avouer que le couple rendement risque de ces actifs est extrêmement performant.

La crise change-t-elle les perspectives ?

La crise met avant tout à l’épreuve nos processus de traitements des retards d’échéances, car comme vous le savez, le confinement a mis à l’arrêt complet le secteur du bâtiment pendant plusieurs semaines entraînant naturellement des retards.

Pour les projets retardés, chaque négociation est unique et nécessite des arbitrages sur-mesure. Nous nous attachons à communiquer avec vous dès que cela devient possible et qu’un accord est passé. Rappelons que les retards sont rémunérés au taux prévu au contrat.

Vous le savez, je me refuse à la prospective à outrance, d’autant qu’en 2020 les mois se suivent mais aucun ne se ressemble… Alors oui l’immobilier professionnel est davantage touché, à l’exception de la logistique (entrepôts) ou des bâtiments de santé. Le résidentiel lui, secteur sur lequel nous nous concentrons, est résilient à condition de conserver une politique d’engagement cohérente (emplacement, qualité et adaptation du produit au marché, professionnalisme des opérateurs).

Comme le dit l’adage « Quand l’immobilier va, tout va ! »  Je suis confiant et nous continuerons d’accompagner le développement des professionnels du secteur grâce à nos solutions de financements flexibles et rapides en offrant une solution unique d’optimisation de votre épargne.

Visionnez notre vidéo 👇

 

Nicolas SERES, Président et Co-fondateur

 

 

 

 

 

* Les performances passées ne présagent pas des performances futures.

Défiscalisation : de nouvelles dispositions en faveur de l’investissement dans les PME !

Nous vous en parlions déjà en 2018, ça y est ! Après deux ans d’attente, la Commission Européenne vient de valider l’augmentation de la réduction d’impôt au titre de l’investissement dans les PME, qui passe de 18% à 25% !

Qu’est-ce qui change ?

Depuis 2008 et les premiers projets en financement sur WiSEED, nous proposons d’investir en actions dans des startups et entreprises innovantes, dont une grande partie entrent dans les critères applicables pour l’investissement dit « Madelin/IR-PME ».

L’opportunité est double : donner du sens à son épargne en l’orientant selon sa sensibilité, sa situation et ses objectifs ET accéder à un dispositif de réduction d’impôt sur le revenu efficace.

Concrètement, avec cette nouvelle disposition prévue par décret, les particuliers investissant dans le capital de Startups ou PME françaises pourront déduire de leur déclaration d’impôt sur le revenu 25% des sommes investies (contre 18% jusqu’alors).

Comment financer de telles entreprises ?

Peuvent bénéficier du dispositif les entreprises remplissant notamment les conditions prévues par le code général des impôts : être une PME de moins de 7 ans, employer moins de 250 salariés, ne pas être côtée en bourse, etc.

Toutefois, la liste de ces critères d’éligibilité, rend la visibilité de ces entreprises plus limitée pour les investisseurs. Vous nous voyez venir… Qui alors de mieux placé que WiSEED, pionnier de l’Equity Crowdfunding pour vous introduire ces projets ?!

Depuis plus de 10 ans, c’est dans cette mise en relation entre investisseurs et projets de startups innovantes que WiSEED a justement développé son expertise, pour vous permettre d’investir dans une ou plusieurs entreprises qui respectent les conditions d’accès à la réduction d’impôt Madelin.

Nous vérifions l’éligibilité des sociétés à ce dispositif en amont de la collecte. Nous identifions les sociétés en financement sur la plateforme avec la mention « Défisc IR ».  En pratique, nous proposons entre 10 et 15 startups par an éligibles à cette défiscalisation. Un moyen complémentaire pour permettre une diversification de vos investissements afin d’en limiter le risque, tout en sélectionnant les projets qui vous tiennent le plus à cœur.

Attention : le décret ne concerne que les investissements souscrits entre le 10 août et 31 décembre 2020.

Découvrez sans plus attendre nos startups éligibles qui sont en financement : Amandera, MagIA Diagnostics et Allyane !

L’équipe WiSEED

L’économie de demain est entre vos mains !

Chers WiSEEDers,

Nouvelle gouvernance, nouveaux locaux et nouvelle identité visuelle. Vous l’avez bien compris : en 2020, WiSEED se transforme. Et ce n’est que le début !

Les valeurs qui ont fondé WiSEED, elles, restent les mêmes. Engagement, confiance, transparence restent plus que jamais les maîtres mots qui nous guident.

La plus grande communauté d’investisseurs particuliers

Alors que WiSEED engage sa 12ème année, après avoir levé plus de 240 M€, accompagné plus de 500 projets, forte de 140 000 membres dans sa communauté, la nouvelle identité visuelle présentée aujourd’hui marque le premier pas d’une transformation qui sera déployée dans les prochains mois.

Plus que jamais, nous continuerons à financer l’économie réelle et les actifs tangibles. Nous serons engagés dans les projets à impact qui touchent l’environnement, la santé et l’innovation durable. Nous ferons le maximum pour mériter votre confiance et vous accompagner dans l’optimisation de votre épargne.

Nous sommes et resterons l’acteur de référence du crowdfunding en France. C’est bien sûr grâce à vous, qui nous suivez depuis toutes ces années.

Le monde change et WiSEED change avec lui

Fini le vert, notre nouvel univers s’articule donc autour d’une couleur forte et chaude, symbolisant l’audace et l’optimisme. Il s’accompagne d’une nouvelle signature illustrant simplement les 3 composantes de notre activité : connect.invest.collect.

Nous en sommes convaincus : il ne suffit pas d’être de couleur verte pour incarner la transition énergétique et porter des projets à impact. Chez WiSEED, nous vous l’avons démontré depuis 12 ans : nous portons ces valeurs et cet engagement au cœur de nos actions au quotidien et dans les choix des projets que nous vous soumettons sur la plateforme.

Il s’agit de conserver le sérieux de l’univers financier – qui va de pair avec notre statut de PSI (Prestataire de service d’investissement) – tout en nous servant de l’agilité du digital pour nous permettre un ton décalé et symboliser la diversité de notre large communauté avec de multiples « iiiiiiiiiiiii » !

S’engager dans une nouvelle prise de parole est un choix assumé, à l’aube de profondes modifications économiques et écologiques. Réfléchir sur le sens, les valeurs, ce que sera le monde d’après est ce que chacun souhaite.

C’est pourquoi WiSEED continuera de proposer des produits répondant à vos attentes pour vous permettre de poursuivre la création d’un portefeuille qui vous ressemble, que vos choix aillent vers la rentabilité, le sens, la durabilité ou même l’audace.

Aujourd’hui, plus que jamais, « L’économie de demain est entre vos mains ».

Nicolas Sérès, Président du Conseil d’Administration et Co-fondateur

Une sortie d’opération chez WiSEED : ça se passe comment ?

Chers WiSEEDers, 

Depuis la création de WiSEED ce sont plus de 520 projets qui ont été financés dont 194 sorties positives. Vous êtes souvent en contact avec nos services pour la partie investissement et pour prendre part à de nouveaux projets. Mais une partie importante de notre organisation concerne également les sorties d’opération. En cette période de crise, les retards que peuvent enregistrer des remboursements attendus ou annoncés d’opérations sont sources de questionnements et parfois même d’inquiétude pour vous, investisseurs WiSEED. Cette inquiétude est compréhensible.

La politique d’investissement qui préside depuis la création de WiSEED reste la même : guidée par la transparence puisque votre confiance, toujours renouvelée, passe par le respect des engagements pris. C’est donc l’occasion de vous présenter le dispositif qui existe habituellement et celui spécifiquement dédié à la gestion des dossiers dans cette période de crise.

Nous souhaitons vous rassurer : chaque ligne de remboursement continue d’être suivie avec une grande attention. Notre priorité est de limiter ces retards et garantir le respect des délais, tout en nous assurant de la capacité des opérateurs à rembourser ceux qui les ont accompagnés dans leur projet.

Comment se passe une sortie d’opération ?

Deux mois avant la date de remboursement prévue au contrat, un mail incluant le décompte des intérêts et du nominal restant dû est envoyé à l’opérateur. Ce dernier a un mois pour nous répondre, et nous confirmer le remboursement à la date d’échéance prévue. Dans la majorité des cas, l’opérateur confirme et le remboursement s’effectue dans un délai contractuel.

Dans cette période particulière, des délais administratifs ou bancaires (signatures notaires, indisponibilité des banques) peuvent retarder le versement des fonds par les opérateurs, le traitement et le remboursement sur vos comptes de paiement. Notre service des opérations renforce sa vigilance quotidienne sur ces points dans la période actuelle.

Et en cas de retard annoncé ?

Dans le cas où l’opérateur ou le dirigeant nous informe ne pas être en mesure de rembourser, nous lui en demandons systématiquement les raisons et les pièces justifiant de ses difficultés. Nous avons, vous avez, connu la situation où il peut parfois arriver que le remboursement ait été annoncé et que nous soyons informés, quelques jours avant la date butoir, que l’opérateur est finalement dans l’incapacité de rembourser.

L’expertise multi-sectorielle de WiSEED nous permet de dégager des tendances spécifiques :

  • Dans le secteur immobilier, les délais s’expliquent par un retard de commercialisation ou de travaux , des aléas climatiques, voire des difficultés administratives. Un secteur habitué à gérer ces retards, qui lui sont intrinsèques et que les experts immobiliers connaissent parfaitement. C’est d’ailleurs pour cette raison que nos contrats d’émission prévoient systématiquement des clauses incluant ce possible report (6 mois le plus souvent), qui permettent de proroger sans lourdes formalités ou pénalités d’emprunt.
  • Concernant les projets PME, nous entrons en contact étroit avec les dirigeants et leurs conseils, cherchons à comprendre au mieux la situation économique de la société, et depuis ces dernières semaines, l’impact de la crise sanitaire sur ses prévisions ou sa trésorerie. Nous les analysons en détail, comprenons chaque dépense, chaque entrée prévue. Tout cela demande un temps d’analyse important, une forme de nouvel audit complet de la société. Nous nous assurons que toutes les mesures permises par l’Etat aient été enclenchées (prêt PGE, report de charges, échéanciers d’emprunt, chômage partiel, etc.) et que la société sera à même, dans le futur, de rembourser ses échéances.

Dans le contexte tout particulier que nous connaissons actuellement, nous aurions pu octroyer un report systématique des échéances. Une direction vers laquelle nous avons choisi de ne pas aller parce que nous considérons qu’il ne s’agit pas là d’une solution pour les dirigeants ou nos investisseurs (voir notre dernier billet de blog).

Un processus de décision robuste

Chez WiSEED, dès le déclenchement de la crise sanitaire, nous avons opté pour la création d’un comité prorogations hebdomadaire, tant pour le secteur immobilier que les PME, qui réunit nos analystes, juristes et parfois le développeur en charge du dossier. Cela nous permet des prises de décision éclairées, sur analyse précise des pièces à notre disposition, toujours dans l’objectif primordial de la protection de nos investisseurs. Ce comité restera actif tant que la situation le nécessitera.

Ce processus génère de nombreux allers-retours, des échanges avec les experts-comptables, des avocats spécialisés, des notaires. Le temps que durent ces discussions, il se peut que nous ne puissions pas communiquer de manière précise auprès de vous, en attendant qu’un accord soit passé.

Si la date d’échéance approche, nous vous communiquons dans un premier temps le retard de remboursement. Nous revenons ensuite vers vous, de manière détaillée, dès que les négociations ont abouti et qu’un accord a pu être formalisé.

Chaque situation est unique et nécessite des arbitrages sur mesure. Report, échéancier de remboursement adapté au contexte, garanties supplémentaires, stand-by avec une clause de rendez-vous dans quelques mois font partie des solutions possibles et, encore une fois, proposées selon le cas. Si la demande de l’opérateur sort du cadre contractuel, un protocole d’accord, signé par toutes les parties, est soumis ensuite aux investisseurs en Assemblée Générale ou via un sondage dématérialisé.

Comme dans de nombreuses industries, la période actuelle nous demande de réinventer nos méthodes, d’être réactifs et de nous adapter sans cesse.

Nous ne le répéterons jamais assez, la période actuelle force l’humilité face à l’incertitude. Néanmoins en tant que première plateforme créée en France, WiSEED a aussi une large expérience et un recul significatif pour prendre ce type de décisions. Ce sont elles qui ont construit la confiance que vous avez en nous, cette dernière nous oblige. Soyez donc assurés que nous mettons tout en œuvre pour l’honorer, portés par les valeurs qui font WiSEED : notre engagement et notre transparence.

Mathilde ICLANZAN

RCSI, Directrice générale adjointe de WiSEED

3 questions à… Témoignages de WiSEEDers

WiSEED c’est la force d’une communauté avec plus de 150 000 WiSEEDers. Découvrez-les dans notre nouveau rendez-vous !

Aujourd’hui rencontrez Charles SALETES qui vient de fêter son 10ème anniversaire en tant que WiSEEDer.

CROWDFUNDING & vous

Comment avez-vous connu ce type d’investissement, quel est votre retour d’expérience ?

A la quarantaine, je me réveille de ma longue léthargie financière et m’aperçois en furetant sur internet, qu’il existe d’autres placements que les sempiternels livrets et autres assurance-vie classiques. J’avais bien tenté un peu les actions auparavant, mais la bulle internet des années 2000 m’avait échaudé. 

Quand un jour j’apprends que des jeunes Toulousains audacieux proposent de financer par des particuliers, des start-up et des projets immobiliers aussi, je trouve le concept génial et piqué par ma curiosité, j’y risque quelques billets.

WiSEED & vous

Avec le recul et malgré un peu de casse, force est de constater que tout cela est rentable: avantage fiscal inclus et en attente de bonnes nouvelles à terme, mon rendement annuel moyen ressort à date, à plus de 5% (lend & equity confondus).

« Quand un jour j’apprends que des jeunes Toulousains audacieux proposent de financer par des particuliers, des start-up et des projets immobiliers aussi, je trouve le concept génial… »

Depuis quand investissez-vous sur la plateforme et avez-vous une stratégie d’investissement particulière ?

Je suis investisseur depuis 2010 (le terme WiSEEDer n’existait pas encore). Au départ la moindre bonne idée était prétexte à investir. Je suis resté très intuitif dans ma façon de choisir ; mais plus mûr aussi: aujourd’hui il me faut de la techno, de l’industrie, des brevets, des preuves de marché, et la cohérence d’un chemin. Je suis aussi assez attentif au parcours des créateurs et leur complémentarité aussi.

Cela dit il m’arrive encore d’avoir des coups de coeur : je ne peux réprimer complètement mes émotions même s’il faut s’en méfier dans l’investissement.

IMPACT & vous

Impact sociétal et investissement : comment imaginez-vous la finance de demain ?

Franchement j’ai du mal avec cette expression « de demain » ou « d’après ». Disons que les tendances d’aujourd’hui seront sans doute amplifiées : aujourd’hui une majorité de gens cherchent du sens à donner à leurs achats, leurs dons et donc aussi logiquement leurs investissements. Le climat, l’énergie, l’alimentation sont vitaux. Ils le resteront.

La Finance se réconcilie peu à peu avec son environnement (Hommes, Entreprises, Etats et nature). On voit se multiplier les logiques ISR et ESG ; demain elles seront la règle. Et alors, certains dont je suis chercheront la sincérité du management, au-delà de l’affichage et du green-washing.

Pour moi ça devra passer par un engagement encore supérieur : à chaque hausse de capital ou emprunt, je verrai bien les entreprises engagées, réserver une « poche » à leurs salariés. Après tout c’est cela la vraie finance participative, non ? Et dans ces entreprises il y aura d’ailleurs déjà quelques salariés au conseil d’administration.

Je pense même qu’on ira encore plus loin dans la représentation, vous verrez …

Comment envisager la sortie du confinement ?

Comme depuis le début de cette crise, je dirais, avec humilité !

WiSEED est une plateforme d’investissement digitale de référence, innovante et performante en toute conjoncture reconnue pour :

  • la performance de ses produits et leur transparence ;
  • la volonté de prendre en compte les critères d’impact sociétal dans ses politiques d’investissement.

L’optimisme et l’engagement ont toujours compté parmi nos valeurs. Et dans ces temps si particuliers, nous avons fait le choix que ce ne soient ni l’opportunisme, ni la communication creuse qui mènent notre action.

Sans prédire où en sera notre industrie dans quelques mois – j’en ai une petite idée mais je ne suis pas magicien – et sans parler de sortie de crise, voici nos orientations pour les prochaines semaines.

Déménager

C’est fait, depuis hier ! Un déménagement de notre siège toulousain vers des locaux plus grands, plus spacieux, en périphérie toulousaine. Une étape repoussée puisqu’initialement prévue fin mars, et véritablement importante car nous quittons notre siège historique, dans lequel WiSEED s’est construite et a grandi. Cette nouvelle adresse est un marqueur vers une nouvelle étape de notre développement.

Le bâtiment du nouveau siège social de WiSEED à Balma

Etre lucide

La crise actuelle constitue une parenthèse douloureuse qui va entraîner plus de dette, moins de revenus et un nouvel accroissement des inégalités. Elle se caractérise aussi par une amplification de certaines tendances qui préexistaient : sobriété dans la consommation, évolution de la relation entre domicile et lieu de travail, perception accrue des risques environnementaux.

L’état a joué son rôle dans cette crise en préservant le tissu économique grâce notamment au PGE, mais attention, il s’agit d’un mur de dettes à venir dont les conséquences sont plus qu’incertaines…finger crossed ! Ces dispositifs ont également pu être qualifiés de prêts d’aubaines pour certaines entreprises, déjà à bout de souffle sans la crise, qui s’offrent alors une dernière chance qu’il leur faudra inéluctablement savoir saisir.

Dans le domaine immobilier, cette crise n’est pas une crise immobilière et le crowdfunding immobilier s’est imposé comme un produit d’épargne ; pour autant, l’immobilier d’entreprises (commerce, hôtellerie, bureaux…) est le plus sanctionné par la crise et pourrait payer un lourd tribu au contexte (voir aussi notre article du 9 avril 2020). Concernant l’immobilier résidentiel, celui sur lequel nous nous concentrons, trois impacts immédiats de la crise sanitaire vont entraîner une nouvelle baisse du volume des ventes : la période de pause liée aux élections municipales a été prolongée (probablement repoussées à l’automne), elle a aussi généré un retard important sur les chantiers,  et enfin, les perspectives cumulées d’accroissement du chômage, du durcissement des conditions d’octroi de prêts et par conséquent, une possible baisse des prix, nécessitera une lecture fine et une agilité en matière de politiques d’engagements.

A plus long terme, la question de l’équilibre entre l’espace pour habiter (espaces urbains) et l’espace pour nourrir (espaces agricoles) est posée, elle interroge aussi la densité et les formes de structuration urbaine souhaitées mais aussi l’adaptabilité (voire la conception) des espaces d’habitation susceptibles d’absorber l’autonomisation nécessaire au télétravail. Un vrai enjeu pour les programmes des promoteurs et architectes de demain.

Les prochains mois seront ainsi déterminants.

Rester professionnel en matière de gestion de risques

Nos politiques de risques et méthodes d’analyses ne sont pas basées sur des modèles statistiques ni algorithmes prédictifs, c’est la qualité des actifs scrupuleusement auscultés qui guident nos décisions de lancement d’une opération. Je crois que cette posture nous préserve de lendemains qui déchantent et permettra la pérennisation de notre modèle en maintenant un track record de qualité.

A l’annonce du confinement, après la période de sidération que nous avons tous connu, et contrairement à des dispositions d’annonces gracieuses, WiSEED a choisi d’analyser au cas par cas chaque demande de prorogations d’emprunts des entreprises pour leur permettre de conserver de la trésorerie. Sur l’ensemble des demandes de prorogations que nous avons reçues, 100% ont été accordées et 60% d’entre elles sont directement liées à la crise. Rappelons que la prorogation est une disposition habituelle prévue contractuellement avec les opérateurs immobiliers, notamment compte tenu des aléas de ce type d’activité.

Transparence et engagement ont présidé pour renforcer le dispositif existant, un comité hebdomadaire a ainsi été instauré pour continuer à traiter les demandes de prorogation qui ont été formulées.

Cette gestion des prorogations est réalisée en interne par des profils expérimentés, experts de l’analyse financière et des questions juridiques.

Rappeler la règle de base

Dans un bon article paru dans Les Echos weekend du 30 avril 2020 « Gérer son patrimoine en temps de crise » la vingtaine de professionnels du secteur interrogée (CGP, Familly office, etc) s’accorde sur deux conseils majeurs à apporter à leurs clients : prudence et diversification. L’analyse de notre communauté nous montre que c’est tout à fait le profil des WiSEEDers, qui ont conscience que l’adage « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » est bien d’actualité.

Capitaliser sur nos fondamentaux 

La promesse de WiSEED est de permettre à tous d’investir dans des actifs de l’économie réelle jusque-là réservés à des privilégiés. Cette crise, avec les problématiques sanitaire, sociale, économique, écologique et philosophique qu’elle soulève, plaide pour plus de finance alternative. Justement ce que nous sommes depuis toujours.

Nous disposons de près de 70M€ de projets à financer dans les tuyaux, et nos comités d’engagement marchent à plein régime.

Vous l’aurez compris, même avec un agenda bousculé, WiSEED vous réserve une année riche en dossiers de qualité ! Pour que ces semaines passées soient réellement l’occasion de redonner du sens.

Bien à vous,

Nicolas Sérès

Comment résiste le secteur des ENR en cette période inédite ?

Existe-t-il une crise plus illustratrice de « l’effet papillon » que celle que nous traversons ? Comment la présence d’un pangolin sur un marché chinois a des répercussions sur l’activité économique mondiale, et plus particulièrement toutes nos entreprises françaises. Nous vous proposons un point sur la situation dans laquelle se trouvent actuellement les entreprises du secteur des ENR, avec des informations qui proviennent des médias du secteur mais aussi des échanges avec tous les dirigeants des entreprises de ce secteur que WiSEED a financées.

Je vous parle de difficultés rencontrées, bien sûr, mais aussi de solutions trouvées et même, tout en restant réaliste sur la profondeur de la crise économique qui reste essentiellement à venir, d’opportunités qui pourraient naître de cette période difficile. L’énergie fait partie des secteurs dits « essentiels », ses entreprises n’ont donc a priori pas à arrêter leurs activités mais elles doivent être menées dans des conditions de sécurité sanitaires maximales. Pour mieux comprendre comment le secteur réagit dans le détail à la crise actuelle, je distingue trois types d’activités :

1. Les activités de production et vente d’énergie

On comprendra que le premier secteur, production et vente d’énergie, continue à disposer de chiffre d’affaires lié à la vente de l’énergie des champs photovoltaïques, éoliens, des centrales hydro ou des unités de méthanisation qui continuent à produire. Des difficultés spécifiques apparaissent néanmoins :

  • la problématique de la maintenance qui peut être difficile, notamment pour les sites occupés (les centrales en toiture par exemple),
  • celle de l’approvisionnement en matériel ou en intrants pour les unités de méthanisation qui fonctionnent avec des déchets non agricoles,
  • le ralentissement ou l’arrêt des chantiers pour les centrales en construction (tous les chantiers éoliens sont à l’arrêt en France), avec les problématiques de coûts supplémentaires à affecter (à qui ?) pour le démontage du matériel de pose, le gardiennage, etc
  • le retard sur les raccordements
  • la baisse du prix de vente de l’électricité, croisé avec la baisse du prix du pétrole qui rend aussi les ENR moins compétitives
  • l’arrêt du financement de l’investissement, qui n’est pas une priorité aujourd’hui pour les banques, et le renchérissement du financement des fonds propres lié à la hausse du « prix du risque »
  • Plus en amont le gel des permis de construire (problématique des municipales qui se rajoute), des ICPE, des autorisations administratives, la fermeture des études notariales, les huissiers qui ne se déplacent plus !

Avec leurs actifs qui tournent, les exploitants de centrales, malgré ces difficultés cumulées, disent tous ne pas être en risque, même au-delà de 4 mois. Il faut faire le dos rond, optimiser avec le bouquet « classique » de mesures (teletravail, chômage partiel, congés, garde d’enfants, report échéances emprunts, lignes BPI en garantie ou prêt, médiateur du Crédit Banque de France). De plus, elles utilisent ou vont utiliser les mesures spécifiques au secteur qui sont mises en œuvre pour les aider :

  • Prolongation des autorisations administratives, notamment environnementales qui arrivent à échéance. Globalement les délais administratifs reprendront leur cours normal 1 mois après la fin de l’état d’urgence sanitaire, fin fixée par ordonnance au 24 juin.
  • On attend un positionnement de la DGEC sur le report des dates d’achèvements avec maintien des compléments de rémunération lies aux AO CRE, comme c’est déjà le cas pour les tarifs obligation d’achat pour les centrales pv de moins de 100 kW
  • Décalage d’au moins 2 mois du calendrier des AO CRE
  • L’ADEME met en place 3 mesures : une avance de 20 % sur les aides accordées + une avance de 20% pour tout marché passé avec une entreprise + des prolongations de date de dépôt pour les appels à projet
  • Le « guide de préconisations de sécurité sanitaire », publié la semaine dernière par l’OPPBTP, permet de mieux connaitre les modalités selon lesquelles les chantiers peuvent reprendre.

De plus les entreprises trouvent des solutions, s’organisent en interne, modifient leur positionnement. Par exemple, les opérations maintenance planifiées sont repoussées, seuls les déplacements en maintenance curatives sont maintenus et la maintenance de niveau 1 est transférée à des entreprises locales, ou des exploitants agricoles voisins formés.

On note enfin une diversification vers des activités digitalisables avec le développement d’un secteur conseil BtoB, l’accentuation de la gestion digitale au sein des activités d’exploitation-maintenance pour compte propre ou compte de tiers, ou encore la création d’un secteur gestion de data pour compte de tiers sur la base d’amélioration de solutions « maisons » opérationnelles en interne.

Témoignage de A. Fresnais, dirigeant de Irisolaris (Constructeur de bâtiments photovoltaïques –  financé en 2018 sur wiseed.com) : « Nos centrales photovoltaïques produisent correctement, les maintenances curatives sont réalisées et celles qui étaient planifiées sont reculées. Les chantiers vont subir du retard du fait des délais de livraison mais aussi par l’annulation des rdv de raccordement avec le gestionnaire de réseaux. Plus en amont, les développements se poursuivent en bureau d’étude mais s’arrêtent quand il faut démarrer les démarches administratives. »

2. Les activités de prestation de service (hors BTP)

Les activités de prestation de services spécifiques aux ENR ce sont les bureaux d’étude bien sûr, les sociétés proposant des solutions d’optimisations de production-consommation d’énergie, de monitoring-contrôle à distance, d’équilibrage réseaux, de gestion de data, etc.

Ce secteur a été le premier à mettre en place le télétravail car c’est une pratique devenue courante, limitant notamment l’impact du foncier dans la location de bureaux ou permettant l’embauche de compétences rares sans déplacement géographique.

Pour ses entreprises, les difficultés ne sont pas tant d’ordre techniques que commerciales. Les commerciaux n’ont rapidement plus eu accès à leur clients privés comme publics (ou alors les clients appellent directement pour la mise en place de solutions digitales précises et sont mis en relation rapidement avec les équipes développement SI) et ont été mis au chômage partiel. Les équipes avancent sur les dossiers en commande jusqu’à un détail de rendu souvent supérieur à ce qui se faisait avant la pandémie.

  • La difficulté principalement anticipée sera une augmentation du BFR et une diminution du chiffre d’affaires le temps que l’activité commerciale reprenne. Etant donnée une faible diminution du cash burn sur les 2 premiers mois, un travail de refinancement en dette-bridge est souvent nécessaire ; ce n’est pas le plus évident car ces sociétés ne disposent pas d’actifs ; néanmoins la garantie BPI à 90 % sur les prêts bancaires débloque des situations … à condition d’être insistant pour que le dossier soit mis au-dessus de la pile qui grossit.
  • Mais la période est propice aux sollicitations commerciales entrantes pour des conseils en digitalisation renforcée des services.
  • C’est ici que l’on retrouve un nombre important de startups, qui bénéficient d’un plan d’aide de 4 Mds€ promu par le secrétariat d’Etat au numérique :
    • 80 M€, gérés par la BPI, pour financer en bridge les sociétés qui doivent repousser leurs levées de fonds propres
    • 2 Mds€, gérés par la BPI et les banques commerciales, pour des prêts en trésorerie jusqu’à 25 % du chiffre d’affaires
    • Le remboursement accéléré des CIR et crédits de TVA
    • Le versement accéléré des fonds PIA pour les lauréats
    • Le décalage jusqu’à 6 mois des échéances des avances remboursables PIA

Témoignage de Caroline Deforeit, dirigeante de SteadySun (Fournisseur de services de prévision d’énergie solaire – en collecte actuellement sur wiseed.com) : « Nous avons finalement été peu contraints sur la partie soft du fait de la digitalisation de nos prestations et de notre propre organisation qui était déjà rompue au télétravail ; ce sont les envois d’éléments hardware qui ont posé le plus de problèmes, et notamment du fait du confinement de nos clients plus que de notre propre confinement. Nous travaillons et utilisons donc la formule télétravail + chômage partiel pour les salarié-e-s qui ont des enfants. Les opportunités il y en a, notamment au niveau financier car nous pourrons assez efficacement solliciter de la dette pour anticiper la hausse de BFR à la reprise et accélérer le développement de projets ».

3. Les fabricants de matériel

Les fabricants et distributeurs de matériels sont dépendants des capacités de production des usines, de la disponibilité des moyens de transports et des entrepôts logistiques … et bien sûr des commandes clients.

L’arrêt en janvier-février de la production chinoise de panneaux, onduleurs et autres matériels (et la hausse des prix …) a perturbé les chantiers en entrée de phase de pandémie en Europe. La reprise graduelle de la production chinoise ne constitue plus la première raison d’arrêt des chantiers, mais c’est plutôt l’absence de la majorité de la chaîne de prestataires sur site qui est une contrainte. 

Dans l’éolien, la situation n’a été que décalée, avec une production essentiellement européenne du matériel qui s’arrête désormais rapidement (Vestas a fermé mardi 31 mars toutes ses usines en Espagne), en même temps que le retrait des prestataires sur sites.

Même lorsque les stocks sont encore disponibles, les installateurs font face à l’impossibilité d’aller chez le client. C’est notamment le cas pour toutes les installations chez les particuliers ou sur les bâtiments des collectivités.

Les installations de grande puissance ne peuvent pas vraiment avancer depuis la publication du « guide de préconisations de sécurité sanitaire » de l’OPPBTP car actuellement seule la CFDT l’a validé, les autres syndicats de salariés et l’ordre des architectes notamment prônent toujours le confinement.

Les installations de production chez les particuliers ou les solutions d’optimisation sont quant à elles en prise de conscience que la vente par internet est à renforcer mais aussi que des solutions partiellement ou totalement plug and play doivent être développées tout en ré-orientant les business modèles vers de la maintenance et du conseil à distance.

Témoignage de Gregory Lamotte, dirigeant de Comwatt (Concepteur et intégrateur de solutions d’autoconsommation et de pilotage d’équipements électriques – 2 collectes en 2014 et 2015 sur wiseed.com) : « Nos fournisseurs, tous européens, ne sont pas à l’arrêt ; nos difficultés d’approvisionnement proviennent des transporteurs qui nous livrent au compte-goutte et après plusieurs relances. Côté ventes, nos distributeurs sont les artisans installateurs qui n’ont plus accès aux maisons des particuliers pour leurs démarches commerciales. Nous livrons encore les commandes passées mais un creux d’activité est anticipé. Nous profitons de cette période pour former les artisans, en déployant de nouveaux outils digitaux. En effet la période nous apprend à utiliser plus de digital dans les démarches commerciales, nécessitant moins de présentiel et permettant beaucoup de pédagogie ».

Et ensuite ?

L’impact spectaculaire de la pandémie sur les émissions de CO2 est souvent cité mais la réalité sur le climat est toute autre : il faut non une année blanche d’émission pour atteindre les objectifs fixés aux accords de Paris mais une baisse continue et définitive.

Nombreux sont ceux qui appellent de leurs voeux, en sortie de cette crise sanitaire et en guise d’enseignement tiré, une relance de l’économie grâce à un vrai Green New Deal ; mais d’autres voix se font déjà entendre, comme le sauvetage de l’industrie fossile … évoqué en interlignes par le Canada et la Chine. C’est alors que les valeurs portées par WiSEED depuis ses débuts – optimisme, engagement, transparence et participation – avec le financement de projets verts et liés à l’environnement semblent plus que jamais d’actualité !

Jean-Marc CLERC