Adieu Livret A, bonjour crowdfunding !? Témoignage d’un investisseur ultra-diversifié

Il y a environ 1 an je travaillais pour une startup du web dans le monde de la santé qui a connu un beau développement et qui chaque année consacrait une belle partie de son chiffre d’affaire à la R&D.  Pour gérer le décalage de trésorerie engendré par le formidable Crédit Impôt Recherche (CIR), nous avons entrepris de solliciter l’ensemble des acteurs (banques, investisseurs…), mais aussi 2 plateformes de crowdfunding. Mais voilà, en France aucun organisme financier ne veut couvrir ce décalage de trésorerie, et vous pouvez imaginer ma déception de voir que le jeune et innovant marché du crowdfunding n’était pas en mesure de le faire non plus. Malgré la déception de l’entrepreneur, mon côté investisseur est ressorti des plus enthousiastes.

Apprendre le crowdfunding en marchant

Mon enthousiasme je l’ai gagné grâce à l’incroyable réactivité et professionnalisme que j’ai pu percevoir au travers de mes échanges avec les 2 plateformes. Si l’entrepreneur que j’étais avait été un peu déçu, mon rôle de « bon père de famille » s’est éveillé devant la promesse faite par toutes ces plateformes de vous proposer des taux que votre banquier n’a plus vraiment l’occasion de vous proposer depuis des lustres…

Alors sur quelle(s) plateforme(s) investir ? Lesquelles proposent les meilleurs rendements, ont les meilleurs taux de défaut, ont les plus grandes communautés de prêteurs ? Faut-il prêter sur 12, 24 ou 84 mois ? Prêts avec échéances mensuelles ou obligations ? Dans quels domaines investir ? Des PME ou des ETI ? Dans les énergies renouvelables, dans l’immobilier ou chez le boulanger du coin qui cherche à s’installer ?  Quelle fiscalité ? Quel rendement espérer au final ?

Si le principe de base de toutes les plateformes est on ne peut plus simple, au final quand vient le moment de faire son premier prêt,  on a un peu l’impression d’être face à un mur de questions qui nous empêche d’avancer. Chacun sa façon de se lancer. Pour ma part j’ai choisi de prêter quasi simultanément sur 9 plateformes différentes, auxquelles j’ai ajouté par la suite 2 autres plateformes. (Lendix,  WiSEED, Unilend, Lendosphère, Credit.fr, Pretup, Lendopolis, Bolden, Les Entreprêteurs, Prexem, Tributile).

La jeunesse du crowdfunding fait qu’aujourd’hui peu de personnes ont suffisamment de recul pour vraiment en établir un état des lieux précis. Nous apprenons tous en marchant avec de bonnes et moins bonnes expériences… mais le petit monde du crowdfunding est unanime : il faut diversifier !

Diversifier oui, mais jusqu’où ?

Chacun y va de sa petite formule statistique dont le but est de limiter au maximum les effets du taux de défaut et des risques inhérents à ce type de placement. Pour ma part j’ai décidé de diversifier à l’extrême en suivant les principes suivants :

  • Contrairement à ce que laisse entendre le titre de cet article, je garde une partie de mon livret A (liquidité oblige), de mon Assurance Vie et de mes actions ;
  • Je conserve mon investissement immobilier principal (ma résidence principale) ;
  • J’ouvre donc une part de mon portefeuille au crowdfunding ; part que je fais régulièrement évoluer à la hausse dans le temps au fur et à mesure de l’expérience acquise sur ce type placement ;
  • J’investi sur 11 plateformes de crowdfunding différentes me permettant d’obtenir :

    a. Une diversification de projets (chaque plateforme a un positionnement différent : immobilier, énergies renouvelables, petites ou moyennes entreprises…) ;

    b.   Un volume de projet plus important (malgré le nombre de projets qui ne cesse d’augmenter chaque année, on assiste à une pénurie de projets du fait que le nombre de prêteurs augmente plus vite que le nombre de projets) ;

    c.    Une diversité de plateforme : toujours avoir à l’esprit que certaines plateformes n’existeront plus d’ici 5 ans, et que d’autres verrons le jour ;

    d.   Une diversité de durée de placement : certaines plateformes sont positionnées sur des durées courtes (6 à 24 mois) d’autres sur des durées plus longues (jusqu’à 7 ans).

historique nombre de pret crowdfunding

Bilan : Après un peu plus de 10 mois je suis donc présent sur 11 plateformes de crowdfunding et j’ai prêté sur plus de 150 projets. Belle diversification non ? Mais cela reste qu’un début puisque je continue d’investir sur 10 à 20 projets par mois. La répartition des montants investis par plateforme  est actuellement la suivante :

montants pretes par plateforme

En réinvestissant chaque mois la totalité du capital et des intérêts perçus, je permets à mon portefeuille de continuer à évoluer sans dépôts additionnels mais surtout de le diversifier encore plus.

historique montants pretes

Quid de l’immobilier ?

J’ai toujours aimé l’immobilier. La pierre est et restera toujours une forme de placement sans équivalent. Mais aujourd’hui j’ai tiré un trait je pense quasi définitif sur ce type de placement tout au moins celui de l’investissement locatif. Ma résidence principale elle reste un bon placement. Mais le locatif… Pourtant tout avait bien commencé. J’ai investi dans le locatif en 2001. J’ai fait un prêt que l’on appelle à 110% couvrant la totalité du bien + les frais de notaire. Mon loyer a toujours couvert les remboursements de mon prêt et des charges. Quand j’ai revendu en 2015 j’ai plus que doublé. Bilan : un placement avec un taux d’intérêt imbattable puisque sans avoir investi le moindre centime j’ai fait l’acquisition d’un bien.

Mais l’immobilier locatif est devenu à mon sens trop chronophage et énergivore. Même accompagné de professionnels je n’ai cessé au cours des 15 années de gérer des problèmes de loyers non payés, d’assurances qui ne jouent pas leur rôle, d’agences qui ne sont pas à la hauteur de leurs promesses, et de réglementations qui ne cessent de changer. Bref au final si l’on n’est pas soit même un professionnel de l’immobilier cela devient à mon sens de plus en plus compliqué d’y investir son argent.

Je pense avoir trouvé dans le crowdfunding immobilier une véritable alternative au placement immobilier locatif. Autant il est difficile de diversifier dans l’immobilier locatif, autant c’est simple avec le crowdfunding immobilier (ticket d’entrée 100€ chez WiSEED). Les taux bruts du locatif atteignent rarement plus de 3 à 6% contre 8 à 11% sur le crowdfunding immobilier.

Certes côté immobilier locatif, il y a des possibilités de défiscalisation que l’on n’a pas aujourd’hui dans le crowdfunding immobilier, mais au final c’est aujourd’hui la totale dématérialisation que j’apprécie dans le crowdfunding immobilier. Vous participez au développement de la pierre sans en avoir les inconvénients opérationnels et ça n’a pas de prix pour moi. Maintenant, c’est aux professionnels du crowdfunding immobilier de nous prouver dans le temps leur transparence sans faille et la fiabilité de leurs recommandations pour nous permettre un rendement très largement supérieur à ce qu’un établissement bancaire peut nous proposer via ses produits traditionnels.

Apprendre le crowdfunding par le partage

L’intelligence collective n’est-elle pas le fondement du crowdfunding ? Le monde du crowdfunding  est en pleine évangélisation tant au niveau de l’emprunteur qui doit comprendre qu’il existe d’autres alternatives que sa banque pour obtenir un financement (et que les 2 sont plus complémentaires), que du prêteur qui doit assimiler qu’obtenir 5 à 11% d’intérêt est possible même si sa banque ne lui propose guère mieux que les 2,5% de l’assurance vie.

J’ai souhaité initier au travers mon blog argent-et-salaire.com de publier de manière régulière l’ensemble des informations du portefeuille crowdfunding lancé début 2016 : Montants investis, taux moyen, durée moyenne, taux de défaut, liste des projets, listes des plateformes, rendement global à terme… voici quelques-uns de mes derniers chiffres.

Avoir partagé ce portefeuille me permet aujourd’hui de rentrer en contact avec de nombreux investisseurs ayant déjà investi ou souhaitant investir et qui apprécient de partager leur propre expérience du crowdfunding. Ces échanges quotidiens me permettent chaque mois de réaliser certains équilibrages sur chacune des plateformes.

Comme on le dit souvent les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il est important d’avoir un œil critique et objectif sur son portefeuille et prendre en compte l’une des particularités du crowdfunding qui est qu’un défaut à plus de chance statistiquement de se produire dans le temps qu’en tout début de projet.

Le rendement de son portefeuille doit donc être analysé sur une durée de plusieurs années avant de pouvoir être véritablement jugé. Ayant pour ma part une durée moyenne d’investissement de près de 40 mois, je me fixe encore 2 ou 3 ans pour obtenir une véritable tendance du rendement atteignable sur ce type de placement. A suivre donc !

Alors, ce livret A, on en fait quoi ?

La télévision n’a pas enterré le cinéma, et le crowdfunding n’enterrera pas le Livret A. Comme toujours quand un nouveau type de placement apparaît, il s’agit de trouver un nouvel équilibre qui répond à vos propres objectifs en fonction de vos appétences, des taux, des risques et des durées d’investissement de chacun des types de placements. Une chose est sûre : on manque encore de recul sur le crowdfunding et c’est certainement l’intelligence collective tripartite (plateformes, emprunteurs et prêteurs) qui en définira son évolution dans le temps.

Mais en cette année d’élection, un 4ème acteur qui a le pouvoir de véritablement booster le crowdfunding est très attendu ! Espérons que 2017 soit donc l’année de l’économie réelle et participative !

Et vous quel type d’investisseur êtes-vous ?

N’hésitez pas à réagir, partager… L’intelligence collective is King !

patrick setzekorn

Patrick SETZEKORN,
– Fondateur du site argent-et-salaire.com – #Crowdfunding Experiences
– Fondateur Associé & Directeur des Technologies Web, Recherche & Développement chez PatientsWorld.com
– Ex Groupe Nouvel Observateur (NouvelObs, Challenges, Sciences&Avenir) : Directeur de Production des Activités Internet
– Autres : Havas, Canal+, Euro RSCG, British Telecom, Unilog

23 réflexions sur “Adieu Livret A, bonjour crowdfunding !? Témoignage d’un investisseur ultra-diversifié

  1. Fabien Raynaud dit :

    Article très inspirant. Merci Patrick.

    La diversification est en effet un élément essentiel (pour ne pas dire « sain ») dans la gestion de son patrimoine. Pour ma part, je fais en sorte de répartir mon épargne selon 2 critères :
    – La liquidité du placement avec son horizon à terme – comprenez « quand est-ce que je récupère mes billes ? »
    – Le risque associé – plus la durée de l’immobilisation est importante, plus le risque est intéressant
    Ainsi, pour 2 placements à horizon de 10 ans par exemple, je peux réserver une certaine partie sur des placements plus risqués. A chacun ensuite, de doser plus ou moins cette partie de risque.
    La nature du projet (prêt, immobilier, énergie, start-up, etc.) rentre en ligne de compte, dans le fait que je n’investis que dans quelque chose que je comprends.

    Merci d’avoir ainsi partagé en toute transparence votre expérience en tant qu’investisseur ; en particulier votre retour d’expérience sur l’immobilier est très instructif.
    Le crowdfunding est vraiment une belle opportunité de diversification pour son épargne, et il permet également de s’impliquer dans un projet auquel on croit – cf. mon post sur ce sujet : https://blog.wiseed.com/2016/08/26/equity-crowdfunding-un-investissement-financier-mais-pas-que/
    Car admettons-le, difficile de s’impliquer dans les usages de votre argent que vous placez dans votre Livret A ou vos assurances-vies…

    Fabien RAYNAUD
    http://www.FabienRaynaud.com

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  2. charles dit :

    Au cours de mes études j’ai eu une partie de formation sur le conseil en investissement boursier. J’y ai notamment étudié la diversification au sens des portefeuilles boursier. Il en revient que si théoriquement la diversification quasi absolue serait un idéal, elle se heurte au temps disponible.

    Ainsi, il est parfois préférable pour un particulier d’avoir 5 lignes réellement suivit que 25 pour lequel le temps à y consacrer serait insuffisant.

    A mon sens il en va de même pour le Crowdfunding avec deux légères différences, le temps à consacrer à un investissement est répartis de manière très différente et l’investisseur n’as pas la main sur la date de sortie.

    Ainsi, pour ma part j’ai fait le choix de commencer sur de nombreuses plateformes, mais de me restreindre par la suite en fonction de la qualité des projets surtout des équipes sélectionnant ceux que je considère champion pour un type de placement pour réduire le temps d’analyse nécessaire. Et je suis actuellement sur Wiseed, Lendix, Lendosphere et bientôt j’espère dividom pour l’immobilier car je reste a l’affût de nouvelles opportunités.

    Et pour ce qui est de la répartition par véhicule de placement, je différencie produit de taux contre produits de plus-values. Considérant un taux d’amortissement à 1 an pour les produits de taux et un de taux à 10 ans pour les produits de plus-values. Et une différenciation par taux de risque j’utilise les études de l’association Française des investisseurs en capital pour estimer mes taux de défaillance probable (http://www.afic.asso.fr) pondéré de manière arbitraire (dépendant de mon expérience professionnel). L’objectif de répartition de mon portefeuille de crowdfunding à terme étant 20% de produits de taux avec un risque inférieur a 2%, 25% de produits de taux avec entre 2 et 5% de risque, 5% de produits de taux avec un risque supérieur. Les 50% restant étant pour les investissements sur des produits de plus-values avec 5% du portefeuille par tranche de 5% de risque de 0% à 50% de risques. Le tout pour un objectif de rendement net d’impôt et de défaillance autour de 4% (je ne tiens pas compte des crédits d’impôt éventuel dans mes analyses).

    Apres juste un point sur votre baromètre des taux. Personnellement j’ai arrêté de raisonner en taux brut, pour passer aux taux net de PFNL. En effet, si mathématiquement deux taux brut devraient donner à peu prêt le même net, la fiscalité française fait que ce n’est pas le cas car vous ne pouvez replacer que 60.5% des gains. Différence qui peut être importante au final.

    Cordialement,
    Charles

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    • Patrick Setzekorn dit :

      Bonjour Charles et merci à vous pour le partage d’expérience. Votre analyse est très intéressante.

      Ayant quelques actions en bourse je vous rejoins tout à fait sur votre conseil boursier :
      « il est parfois préférable pour un particulier d’avoir 5 lignes réellement suivit que 25 pour lequel le temps à y consacrer serait insuffisant. »

      En bourse je ne diversifie pas autant qu’en CrowdFunding car comme vous le dites c’est très chronophage de suivre des dizaines d’actions. Je suis également plus dans une logique de choisir quelques actions que je suis avec plus d’attention.

      Je pense néanmoins que l’on ne peut pas appliquer le même raisonnement sur le CrowdFunding.

      – En CrowdFunding, quand vous investissez dans un projet, il y a une période de réflexion avant d’investir mais une fois que l’investissement est fait, vous n’avait plus aucune possibilité de changer les choses et donc votre investissement temps sur la durée de l’investissement sera proche de 0 (juste vérifier de temps en temps les éventuels défauts)
      – En bourse par contre quand vous achetez une action, chaque jours vous pouvez vous demander s’il faut la garder ou la revendre et si vous la revendez c’est pour racheter qu’elle action?

      La gestion d’un portefeuille CrowdFunding prend donc beaucoup moins de temps que la gestion d’un portefeuille d’action et permet ainsi plus de diversification.

      Je suis d’accord avec vous sur le Baromètre des taux. Il n’est pas idéal. En fait j’ai surtout cherché à faire ressortir un point important c’est le ratio entre taux brut et la durée d’investissement. C’est là que c’est un peu plus intéressant car on pense souvent que les meilleurs taux sont obtenus sur des durées plus longues et au final, le baromètre des taux que je publie montre parfois l’inverse. Des plateformes comme Wiseed et Pretup ont les meilleurs taux sur les durée les plus courtes alors qu’un Lendix par exemple à des taux plus bas sur des durées beaucoup plus longues. Cela ne veut en aucun cas dire qu’il ne faut pas investir sur Lendix car il y a bien d’autres paramètres à prendre en compte mais je trouve que dans une logique de diversification et surtout de liquidité des placements c’est important d’avoir une vision assez précise de ce ratio Taux/Durée.

      Encore merci à vous pour le partage!

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  3. Patrick Setzekorn dit :

    Bonjour Fabien,

    Merci à vous d’avoir partagé vos critères en terme de diversification de placement. Je vous rejoint totalement sur la difficulté de s’impliquer sur les usages de placement tel que le livret A et l’assurance vie. L’investissement dans le Crowdfunding apporte beaucoup plus de satisfaction personnelle. Le rendement n’est donc pas la seule motivation.

    Concernant mon expérience en terme d’immobilier, c’est vrai qu’elle a été très douloureuse. Dans le billet je vous ai épargné tous les détails. On dit souvent que les propriétaires abusent sur le montant des loyers et rechignent à faire des travaux, mais j’ai pour ma part à peu près tout vécu
    – Locataire qui ne paye pas
    – Assurance loyer impayé qui refuse de rembourser
    – Agence qui ne fait pas son travail
    – Obligé de prendre un avocat et obtenir un procès pour récupérer mon argent
    – Locataire qui quitte sans préavis et laisse l’appartement dans un sale état et dont la caution ne suffit pas pour faire les travaux
    – Assurance habitation qui refuse de prendre en charge les dégâts : Tout est toujours hors contrat…
    – Squat de l’appartement entre 2 locations : Très complexe à récupérer une fois que les squatteurs sont installés
    – Normes qui évoluent régulièrement obligeant de nombreux travaux pour respecter les nouvelles normes électriques, énergétiques,…
    – Ma mère qui loue une maison dans un petit village classé à même vue sa locataire ne jamais la payer et partir au bout d’un an en mettant le feu à la maison (il a fallu la reconstruire totalement et aucun loyer pendant plus d’un an).
    – Mes beaux parents qui ont un appartement locatif ont dernièrement voulu le vendre. Après avoir touché les 10% d’acompte, le jour de la signature les futurs acquéreurs ne sont pas venu et ont mis un avocat pour récupérer leur 10%. Même s’ils sont en tort, tant qu’il y a une procédure en cours impossible de vendre l’appartement ou de le relouer et obligé de payer les charges…. Ce type de procédure peut prendre des mois, années…

    Alors du coup c’est vrai qu’investir dans le Crowdfunding immobilier me parait du coup beaucoup plus simple, moins stressant et surtout moins énergivore!

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    • Fabien Raynaud dit :

      Vu vos expériences en immobilier 😦 cela renforce effectivement tout l’intérêt de passer par le crowdfunding.
      Au-delà de ces galères, l’immobilier requiert un investissement en temps pour la gestion de ses biens (administratifs, loyers, etc.). Il faut en avoir conscience ; et certaines personnes seront prêtes à y consacrer du temps – il paraît même que c’est le métier de certains 🙂

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      • Patrick Setzekorn dit :

        Absolument ! J’ai pour ma part vendu mon appartement locatif à une personne qui possède une quinzaine d’appartements. Au final la location de ses appartements est devenu en quelque sorte son métier, il ne fait plus que cela.
        Pour ma part ayant un travail assez chronophage, chaque petit problème était très pesant à gérer. Et pourtant je m’étais bien armé (Une société de gestion avait la charge de mon appartement et j’avais une assurance loyer impayé).

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  4. Antoine S. dit :

    Bonjour Patrick,

    Étant moi-même extrêmement diversifié, je partage globalement votre analyse. Néanmoins, il y a un petit point qui me fait tiquer, c’est votre comparaison entre l’immobilier locatif et le crowdfunding immobilier. Pour moi, ce sont deux choses qui n’ont strictement rien à voir. Elles sont, certes, basées toutes les deux sur la pierre, mais l’une à la location, et l’autre à la construction. De plus, vous le dites vous-même, vous vous êtes fait financer votre locatif à 110 %, ce qui veut dire que vous n’avez rien mis de votre poche (à part les intérêts du prêt). Et c’est là tout l’intérêt du locatif, c’est qu’il permet de se construire un patrimoine à partir de rien. Le calcul du rendement ne peut donc pas être comparé à celui du crowdfunding immobilier. À moins qu’une banque n’accepte de prêter de l’argent pour investir en crowdfunding immobilier, aux mêmes taux que les crédits immobiliers, auquel cas je serais ravi d’obtenir ses coordonnées 😉
    Après, je dois admettre que mon expérience du locatif est encore très faible, je viens de m’y mettre (et avec des parkings, histoire de réduire le risque d’emmerdes diverses que vous avez citées). Mais je vois vraiment ça comme un moyen de rajouter une brique à mon patrimoine, sans avoir à taper, par exemple, dans mes actions, dont les rendements sont bien meilleurs. Le locatif ne sert donc pas à placer son patrimoine, mais à se le créer.
    Enfin, le livret A, effectivement, c’est pour les liquidités. Les gens lui tapent dessus, à cause de ses taux faibles. Mais il ne faut pas le prendre comme un investissement, mais comme un super compte chèque, puisque finalement l’argent y est aussi disponible, mais qu’il a en plus, un petit rendement en bonus.

    En tous cas, merci pour ce billet très intéressant.

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    • Patrick Setzekorn dit :

      Merci à vous Antoine S. pour votre retour sur l’immobilier. Effectivement pas beaucoup de rapport entre l’immobilier locatif et le crowdfunding immobilier. Comme je l’indiquais dans l’article j’ai toujours beaucoup aimé la Pierre. Autant je ne regrette pas l’achat de ma résidence principale autant j’ai beaucoup souffert sur l’immobilier locatif. J’apprécie donc beaucoup le côté totalement dématérialisé du CrowdFunding Immobilier. Cela me permet de continuer à investir dans la Pierre sans en avoir les inconvénients opérationnels.

      Quel rendement arrivez vous à obtenir sur la location de parking? Les parking offrant de très bons rendements avec beaucoup moins de problèmes de gestion que l’habitat locatif, j’avais cru comprendre que les prix des parkings avaient fortement augmentés et que du coup le rendement était un peu en baisse. Intéressant d’avoir votre retour d’expérience!

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      • Antoine S. dit :

        Bonjour.

        Pour mes parkings (sur Paris), je démarre à 4% nets, en gardant les locataires actuels, qui paient des loyers inférieurs au marché. Je pense pouvoir monter à 7% à relativement court terme. Mais tout s’est joué à l’achat. Le propriétaire était pressé de les revendre, et j’ai visiblement été le plus réactif parmi les candidats. Je les ai donc eu en-dessous de la moyenne du marché. Néanmoins, il y a l’air d’y avoir encore un certain nombre d’offres valables sur Paris (peut-être une peur suscitée par la politique anti-voitures d’Anne Hidalgo, qui incite certains propriétaires à se délester de leurs parkings ?). Par contre, dans certaines villes, il n’y a pas grand chose à espérer (à Versailles, par exemple, il y a une distorsion terrible entre le prix à l’achat et à la location). Apparemment, si j’en crois certains blogs, on peut faire mieux dans des villes moyennes de province, à condition de bien les connaître. La meilleure solution reste sans doute de regarder quotidiennement les annonces, et de répondre aux plus intéressantes. Forcément, c’est assez chronophage.
        Concernant le emmerdes qui peuvent arriver, je n’ai pas encore assez de recul pour en juger. Je sais que mon prédécesseur a dû payer des travaux de désamiantage, ce qui a été une bien mauvaise surprise. Mais globalement, les dégradations se font moins vite que dans des logements, les loyers sont plus faibles, donc plus facile à assumer, et les locataires moins protégés par la loi (pas de « trève hivernale » par exemple, on ne met pas les gens dehors, on les empêche juste de se garer comme avant).

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  5. charles dit :

    Pour ce qui est du rapport entre Bourse et Crowdfunding, le temps est répartir très différemment. Car comme vous le dite, le placement boursier est constamment remis en cause.

    Mais, le temps à consacrer à un achat en crowdfunding est aussi beaucoup plus important, et surtout dans le domaine des startups. A titre personnel je consacre à peu près 10 min à l’analyse pour acheter un titre en bourse puis a peu près autant chaque semaine. Alors que pour le Crowdfunding l’analyse dure 4 à 5 heures pour un projet. En effet, en bourse l’environnement de la cible est relativement connu et vous pouvez aisément revendre avec une perte faible en cas d’erreur. Pour le Crowdfunding l’analyse est beaucoup plus poussée, car il faut estimer les chances de succès d’un projet et donc analyser l’offre, la demande et la concurrence… et souvent presque devenir expert sur un thème qui nous est relativement inconnu.

    Chaque analyse ne débouchant pas sur un investissement, j’estime donc qu’il me faut 15 à 20h de recherches et d’analyses par lignes investies de crowdfunding en actions. C’est en cela que le temps est un facteur très limitant sur ma capacité à diversifier. Apres le Crowdlending, qui semble être l’objet principale de vos placement est très diffèrent car la logique y est inversé. Si je ne me trompe pas l’on recherche des cibles qui répondent à des critères plus que l’on analyse les projets.

    Soit, par ce que comme pour les projets immobilier, les business model sont très similaires.
    Soit par ce que l’on n’a pas le temps de l’analyse car les levées sont de plus en plus rapide.

    A mon avis, investir en crowdlending sans analyse est une erreur, que je fais aussi de manière consciente. Mais cela devrais à mon avis disparaître quand les taux des placements conventionnel remonterons.

    Par contre j’ai une question à vous poser sur la gestion de votre diversification. Quel outil utilisez-vous ? Personnellement, J’utilise une base Access que j’ai créé mais cela reste un outil très imparfait car je butte sur l’extrême diversité du crowdfunding. Par exemple, la formule mathématique d’un emprunt a remboursement constant à appliquer pour un projet lendosphere et un projet Lendix ne sont pas strictement identique. L’un remboursant le 15 l’autre a la date anniversaire.

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    • Patrick Setzekorn dit :

      @Charles Effectivement si vous investissez dans le CrowdFunding Equity alors oui je suis tout à fait d’accord avec vous, le temps d’analyse sera bien plus conséquent.
      Mon portefeuille Crowdfunding étant uniquement constitué de Crowdfunding Immobilier et de Crowdlending je n’ai pas le même problème. Les temps d’analyses sont beaucoup plus cours.
      Si je compare avec la bourse tout dépend sur quoi l’on investi. Le temps à consacrer à une valeur du CAC40 ne sera pas le même que sur une valeur du SRD. Si l’on cherche la performance alors on est confronté à un risque supérieur et il faudra être beaucoup plus sur ses gardes.

      Sur le CrowdFunding immobilier et le Crowdlending, beaucoup choisissent de faire leur propre analyse sur la base des données comptables fournies dans les fiches projets et en consultant éventuellement d’autres sources d’informations. Pour ma part j’ai pris le parti de ne pas faire ce type d’analyse pour plusieurs raisons :
      1) C’est le job des plateformes de faire leur métier d’analyse. Les plateformes qui font mal leur boulot disparaîtrons.
      2) Certaines plateformes Co-Investissent sur tous les projets qu’ils proposent. Leurs intérêts sont donc les mêmes que nous prêteurs.
      3) En diversifiant sur 11 plateformes je peux à présent me faire une idée des plateformes sérieuses et de celles qui le sont moins. Je fais donc des ajustements sur la base de cette expérience
      4) Je suis un instinctif. Certains projets m’interpellent et d’autres pas. Certains marchés sont porteurs et d’autres moins.
      5) Aujourd’hui on constate que le nombre de prêteurs augmente plus vite que le nombre de projets. De très nombreuses plateformes clôturent leurs projets en quelques heures voir en quelques minutes. Si l’on veut continuer à diversifier au maximum alors il faut pouvoir prêter très rapidement. Quasi impossible de se lancer dans une véritable analyse quand on a que quelques minutes pour investir

      Pour l’outil de suivi, je reste pour l’instant sur Excel avec le strict minimum d’information par projet…
      Plateforme / Statut projet / nom du Projet / Date du prêt / Montant prêté / Taux / Durée / Date 1ère Échéance / Date dernière échéance / Échéances mensuelles (€) / Gain Brut (€) / Type de prêt (in fine, mensuel, trimestriel)

      Je ne ressent pas le besoin d’avoir plus d’information. 1 fois par mois je vérifie les éventuels défauts. Pour le reste attentifs aux alertes sur les nouveaux projets pour continuer ma diversification.

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  6. Fabien Raynaud dit :

    Patrick, je vous rejoins tout à fait sur ce qui fait la différence essentielle entre l’investissement en crowdfunding (investissement dans un projet) et l’investissement en bourse qui offre une liquidité (quitte à perdre) à tout moment. Comme l’investissement dans une startup n’offre pas de liquidité, la période de réflexion est d’autant plus importante.
    Concernant la diversification, même si elle est essentielle, je ne choisis pas d’investir dans un certain domaine XYZ, parce que justement je ne m’y connais pas suffisamment pour comprendre le potentiel des entreprises de ce domaine. Cela réduit peut-être l’aspect « diversification », mais augmente ma sécurité car je comprends où je place mon argent (et assume d’autant plus les risques associés).

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    • Patrick Setzekorn dit :

      Pour ma part pour l’instant je n’ai investi que dans les Startup où j’ai travaillé. Je manque de véritable retour sur la technique à adopter sur le Crowdfunding Equity en terme de diversification. Le temps me manque pour faire des analyses poussées des projets proposés d’ou le fait que pour l’instant je me contente du Crowdlending et du Crowdfunding immobilier sont plus facile d’accès.

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  7. gregory dit :

    lecture tres interessante, pour ma part je suis un petit investisseur pour le crowfunding et j’aspire a etre a 3000€ a la fin de l’année, wiseed est une plateforme interessante, car permet d’investir dans des startup, je prefere et de loin que les petites sociétés (entre guillemets) et moi, soyons gagnant gagnant

    c’est un véritable plaisir d’investir et de suivre des startup et de se dire « j’y étais » lorsque les « petites » sociétés seront « grandes »

    pour ce qui est des plateformes , je suis sur wiseed lendix et lendosphere que je juge « credible » (sans trop de défaut, et permettant de limiter les defaut)

    par contre je trouve que les montant minium pour une société sont trop petits, car par exemple sur lendix, une opération est bouclée en 2h, donc il faut etre sur le coup sinon tu loupes un investissement

    les minimum devraient etre a mon avis, d’au moins 1 millions d’€ car là on aurait le temps de juger sur papier si une société est viable ou non

    je suis aussi investi en bourse, et là c’est autre chose, ce qui est normal, car sur les plateformes comme lendix wiseed et lendosphere, on a juste a faire confiance au staff, car comme dis au dessus, pour l’instant on a droit a tout, style unilend qui a un taux de defaut de pres de 10% alors qu’on arrete pas de les voir a la tv en train de faire leur pub, ce qui est peut etre nuisible au sociétés de crowfunding et propose a leur investisseur de beaux dossier et ont un taux de defaut proche de 0 ou 1%, ce qui est tres tres bien

    comme dis au-dessus encore, je trouve que faire de l’immobilier locatif, ou de l’immobilier crowfunding, c’est 2 choses bien differentes, car le locatif immob on risque pas de voir partir la pierre, alors que l’immob crowfunding, rien empeche le staff d’une société véreuse de se barrer avec la caisse

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    • Patrick Setzekorn dit :

      Bonjour Grégory, merci pour votre partage.

      Je partage globalement votre analyse et les choix de plateforme que vous avez fait. Je vous rejoins aussi sur le fait qu’on assiste aujourd’hui à une véritable pénurie de projet (Le nombre de prêteur augmente plus vite que le nombre de projet). Du coup cela rend les choses un peu plus compliqué pour nous préteurs car les plateformes nous laissent trop peu de temps pour faire une véritable analyse des projets. Un projet sur Lendix est souvent clôturé en quelques minutes, ce qui rend l’analyse quasi impossible. Le système de projet en vote de Wiseed est donc plutôt une bonne idée et permet de faire l’analyse avant d’investir. Mais après il faut être présent le jour j à la seconde près car les projets sont vites clôturés (j’ai raté le dernier projet à 30 secondes près).

      Pour Lendix, la problématique n’est pas qu’une question de montant minimum. Le fait d’avoir que des projets d’1 millions d’Euros minimum ne résoudrait pas totalement le problème car Lendix co-finance 50% et qu’ensuite si le client souhaite obtenir l’argent très vite, Lendix est capable d’aller au delà des 50%. Pour moi c’est encore une fois globalement un déséquilibre entre le nombre de prêteurs et le nombre de projet qui se creuse de plus en plus.

      Comme indiqué plus haut, vous avez raison, pas grande comparaison possible entre l’immobilier locatif et le Crowdfunding Immobilier. La comparaison était pour moi uniquement sur l’aspect dématérialisation de l’investissement dans la pierre que j’apprécie dans le CrowdFunding Immobilier sans avoir les inconvénients opérationnels.
      Attention tout de même quand vous dites « le locatif immob on risque pas de voir partir la pierre ». Les risques existent véritablement et peuvent malgré tout dans certaines situations vous faire perdre beaucoup, voir la totalité. Il y a beaucoup de cas d’endettement où un propriétaire n’arrivent plus à rembourser son prêt d’immobilier locatif (perte d’emploi, problèmes avec le locataire qui ne paye pas,….). Dans le cas que j’ai cité et où j’ai fait un prêt à 110% qui m’a permis d’acquérir un bien immobilier sans aucun financement de départ a connu de très nombreux rebondissement (Locataire qui ne paye pas, Squat de l’appartement entre 2 locations, Obligé de faire un procès pour récupérer 1 an de location, Travaux….). Si je n’avais pas eu les reins solides financièrement pour gérer ces nombreux décalages de trésorerie, j’aurais à plusieurs reprise pu tout perdre car la revente en urgence de mon appartement n’aurait pas couvert le remboursement du prêt.

      Et puis ne pas oublier que dans l’immobilier locatif beaucoup achètent aussi « sur plan ». Le risque d’un promoteur qui fait faillite pendant la construction existe aussi.

      Je lis que vous investissez dans des startup sur Wiseed. N’hésitez pas à nous en dire plus sur votre expérience. J’ai pour ma part restreint mes investissements uniquement sur la partie immobilière. Cela m’intéresse d’en savoir plus sur la partie Equity.

      Au plaisir de continuer les échanges

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  8. gregory dit :

    en bourse j’investis dans des petites sociétés européenne et américaine, et je dois dire que je suis heureux lorsque l’une d’entre elle se fais racheter par plus gros, car le retour sur investissement se fait entre 20 et 40% voir plus

    il existe aussi de petites sociétés toujours en bourse, où personne n’y croyaient et pourtant elle sont de véritables fusées, exemple google, qui au départ n’avait pas de véritable business plan, et dont aujourd’hui (en l’espace de 15-20 ans) sont de tres grosses boites (j’y ai investi et je dois dire que j’ai bien fait)

    pourquoi j’investi dans les start-up sur wiseed….tout simplement parce que j’espere retrouver la meme « cadence » et je crois plus dans des sociétés qui ne delivre rien au niveau dividendes mais au contraire investis dans leur coeur de métier

    en plus, les start up proposées par wiseed, ont toute (ou la plupart) un point commun….l’innovation

    dans le meme temps il ne faut pas avoir besoin de son capital dans les 5 a 8 ans a venir, car c’est le temps qu’il faut pour qu’elle mùrissent, et se font soit une ipo soit racheté par plus gros

    voilou, j’espere avoir repondu a votre question

    Aimé par 2 people

    • Patrick Setzekorn dit :

      Oui Merci à vous Grégory,

      C’est effectivement passionnant d’être acteur de cette innovation et Wiseed permet d’y participer. Il faut avoir un bon flair et souvent une grosse partie du succès et lié à l’équipe dirigeante. L’idée a elle seule ne suffit pas.

      Alors on vous retrouve dans 7 à 8 ans pour faire le point!

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      • gregory dit :

        Alors on vous retrouve dans 7 à 8 ans pour faire le point!

        ok bon bin a bientot, 8 ans c’est long et court en meme temps

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  9. sycomore2013 dit :

    Évitez la plateforme younited-credit.com.
    Pour avoir placé quelques temps de l’argent chez eux, je pense qu’ils ont un très gros problème de contrôle des risques.
    Promesse à 9%, rendement effectif 1%….
    On serait sur des actions, pourquoi pas, mais sur des prêts persos, je dis !!!???

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    • charles dit :

      Bonjour SYCOMORE2013.

      Est-ce que vous pourriez-nous en dire un peu plus ? J’ai moi-même hésité à investir chez eux. Je ne l’ai pas fait dans un premier temps par ce qu’à une époque il fallait le statut d’investisseur avertis pour avoir le droit d’y investir. Et depuis, l’opacité du model m’a toujours bloqué car sauf erreur de ma part l’investissement est uniquement sur une note, pas sur un projet ou un dossier.

      Accessoirement, en fonction de vos capacités financières (le ticket d’entrée est trop haut pour moi) si c’est le marché de prêt aux particuliers qui vous intéresse, je vous conseil stayhome. Le taux annoncé est beaucoup plus faible (6.5%) mais la garantie (un bien immobilier avec une forte décote) fait qu’il y a peu de risque de perdre sa mise et le placement est beaucoup plus transparent.

      Cordialement,
      Charles

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  10. charles dit :

    Généralement on utilise le terme de micro-crédit quand l’emprunteur a besoin d’un faible montant. Par exemple 2000 ou 3000€. Généralement le but est de créer son propre emploi ou permettre de le conserver.

    Le crowdlending c’est un prêt de taille importante mais qui est répartis entre beaucoup de préteur.

    Les deux n’étant pas incompatibles.

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  11. Colette dit :

    Je suis un petit investisseur, mais déjà Prémium chez Wisseed, personnellement j’ai commencé à investir dans « prêt d’union » quand les taux étaient plus élevés, c’étaient des obligations. Je pouvais choisir la durée : 2, 3, 4 ou 5 ans. J’en étais très satisfaite et j’avais investi jusqu’à 80 000 €. Ensuite la donne a été changée et prêt d’union ne proposait plus que des parts de fonds, je ne maitrise pas trop, donc je me suis désinvestie au fur et à mesure du retour de mon capital et des intérêts. Quand les plateformes de prêts sont arrivées j’ai tout de suite été très intéressée, j’ai commencé par Unilend, prêt-pme.fr, spear, Lendix et Wisseed et j’ai investi à ce jour sur 266 projets. Au départ j’investissais le plus chez Unilend car c’était la plateforme la plus active. Avec le recul, j’ai constaté que c’était une erreur, la plateforme Unilend propose beaucoup de projets mais ils ne font pas leur boulot d’analyse. Il y a énormément de défauts. Actuellement je ne suis pas encore en perte car je ne prêtais que le minimum à 20 €. Mais avec mes 125 projets chez Unilend mon rendement est quasiment nul. Par contre, avec l’habitude, j’ai sélectionné Lendix et Wisseed comme plateformes principales et pour l’instant je suis à zéro défaut sur mes 141 projets sur les deux plateformes.
    Je trouve que c’est aux plateformes de faire le travail d’analyse et si elle le font bien, elles prospèreront.
    Avec le recul, je préfère garder deux plateformes sérieuses que de m’éparpiller. Je n’investis jamais des grosses sommes de façon à me diversifier au maximum. Quand le projet me plait vraiment beaucoup, je double la mise mais jamais plus, sauf dans l’immobilier où je monte jusqu’à 1000 €. J’aime beaucoup investir dans les startups pour l’innovation et je le fais dans environ 80 % des projets. Je me dis que je participe au développement d’une idée et cela ne me gène pas de perdre 100 € si j’ai trouvé l’innovation bonne au départ. Par le passé, j’ai souvent eu un bon flair, donc on verra dans quelques années. J’ai quand même conservé un professionnel pour mes gros investissements, je n’ai pas mis tous mes oeufs dans le même panier. Nous en sommes encore qu’au début alors je reste prudente mais ce n’est pas dit que je m’implique pas plus si cela se confirme.

    Aimé par 1 personne

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