La forêt, le cacao & vous : Replaçons la forêt au cœur de nos cultures ! #JourneeInternationaleDesForets

Aujourd’hui, c’est la journée internationale des forêts ; une excellente occasion de mettre en lumière notre dernière offre sur WiSEED : l’agroforesterie. Comme le soulignait récemment Pascal Canfin, Directeur général du WWF France, « L’avenir de notre agriculture, c’est de retrouver des valeurs de bon sens pour recréer de la valeur économique, environnementale et sociétale ». Nous assistons au retour de méthodes ancestrales, naturelles qui consistent à mélanger forêts et terres agricoles (l’agroforesterie). Réconcilier l’arbre et l’humain au cœur d’une économie locale et durable, tel est le projet porté par Forestera dans la région de San Martin, nichée entre la Cordillère des Andes et l’Amazonie.

Un acteur de la finance responsable : Forest Finance

Pour mener à bien ce projet, nous nous appuyons sur le savoir-faire et une partie des équipes de notre grande sœur allemande, ForestFinance GmbH. Présente depuis plus de 20 ans en Amérique du Sud, Forest Finance a développé un modèle économique rentable autour d’une reforestation responsable et durable. En donnant la gouvernance des projets aux acteurs locaux, nous ancrons de nouvelles forêts au cœur de la vie économique de régions touchées par la déforestation.

De la graine de cacao à la tablette de chocolat, parcours d’une fève responsable

Reculée et pauvre en alternatives économiques, la Région de San Martin est devenue en 15 ans une région pilote pour la reconversion et le développement agricole. La plupart des habitants des villages de la région vivent au rythme des activités agricoles : défrichage, semailles, récolte du maïs, du cacao, du café, etc. Rares sont ceux qui bénéficient d’un contrat « longue durée ». Le travail est saisonnier et dépend des aléas du climat sans aucune garantie d’avenir.

Pour les petits producteurs récemment convertis au cacao, l’approche privilégiée est celle de la quantité, avec l’introduction de variétés de cacaoyers très productives, gourmandes en engrais chimiques, et dont les fèves s’avèrent plus délicates à fermenter/sécher. Le résultat correspond à un cacao commun acheté à un prix bas par les négociants de la région. Comme c’est le cas pour la vigne et la production de vin, un cacao fin doit pouvoir exprimer un terroir, et les plus à même de sentir les richesses (cachées) d’une terre sont ceux qui y vivent.

#JourneeInternationaleDesForets

Un premier projet sur WiSEED : Forestera

Cultiver durablement du cacao dans une région, c’est en effet prendre en compte un ensemble de savoir-faire et de coutumes. Dans ce contexte, les équipes de Forestera se font les ambassadrices d’une approche qualitative, de la mise en place des plantations en système mixte à la fermentation et au séchage des fèves, avec en ligne de mire la transformation locale. Cette approche vise à favoriser la création d’écosystèmes vertueux grâce à la valorisation et à la transformation locale des produits de la forêt.

infografik_wertschöpfung_FR_6-1

infografik_wertschöpfung_FR_6-1

Cette démarche repose aussi sur la recherche de partenaires qui partagent ces valeurs. Il s’agit des acheteurs de nos produits avec lesquels nous traitons en direct : chocolatiers responsables et transformateurs engagés, comme Benoit Nihant qui a fabriqué les tablettes de chocolat que nous avons distribué lors du dernier afterwork Premium à Paris.

Retrouvez ci-dessous Augustin Fromageot, coordinateur du projet au Pérou, vous expliquant en images les grandes étapes de la vie d’une plantation de cacao productive, durable et intégrée dans le paysage social local :

Avez-vous des questions ? Posez-les nous sur la page du projet Forestera, ou ci-dessous. A très vite sur WiSEED !

Frédéric Lagacherie, Président de Forest Finance France

et Lenny Martinez, Responsable projet – Forest Finance France


N.B : Votre attention est attirée sur les risques que comporte un investissement dans ce type de société agroforestière. Les facteurs de risques afférents au projet Forestera sont notamment le risque de perte partielle ou totale de l’investissement, le risque d’absence de liquidité de l’investissement, les risques écologiques et naturels du projet, le risque lié à l’absence de rescrit fiscal relatif au bénéfice d’une déduction d’impôt le cas échéant. Le projet et son équipe dirigeante ont été soigneusement sélectionnés, mais soyez conscients de ces risques comme lors de tout investissement sur WiSEED.

2 réflexions sur “La forêt, le cacao & vous : Replaçons la forêt au cœur de nos cultures ! #JourneeInternationaleDesForets

  1. charles dit :

    Je sais que ce n’est pas le sujet direct, mais avez-vous une notion de l’impact de la crise du cacao en côte d’ivoire sur le marché mondiale ?

    Pour rappel, le gouvernement ivoirien (1/3 de la production mondiale de fève de cacao avant la crise) a fixé un prix minimum de la tonne du cacao nettement supérieur au prix de marché ce qui a détourné les acheteurs vers d’autres sources. Depuis quelques moins le pays est en crise car le cacao représentait près de 50% des exportations du pays et les volumes ont chutés.

    Ma crainte est donc que les prix des autres pays aient augmenté significativement compte tenue de la raréfaction et qu’un stock massif soit constitué en côte d’ivoire. Stock qui risque d’être déversé sur les marchés quand la crise sera finie et donc faire chuter durablement les cours dans un ou deux ans ce qui pourrais compliqué la revente des parcelles.

    J'aime

    • MARTINEZ Lenny dit :

      Bonjour,
      Merci pour votre remarque.
      La baisse des prix du cacao courant a un impact direct et fort sur les petits producteurs de cacao partout dans le monde (alors que les marges brutes des transformateurs s’accroissent).
      En Côte d’Ivoire, plus gros producteur mondial (de cacao courant), les stocks s’accumulent en effet près des ports, mais les fèves ne peuvent en général pas se garder plus de 6 mois, ainsi les stocks accumulés pourraient devenir rapidement invendables et être éliminés de l’équilibre offre-demande. Une fois passée le pic de stockage et une restructuration de la filière (la question est de savoir à présent qu’on est entre deux récoltes en Côte d’Ivoire, est-ce que le prix minimum va pouvoir se maintenir si la baisse du cours international perdure ?), le marché pourrait se rééquilibrer. Parallèlement, on anticipe encore en 2017 une année, sauf aléas climatiques, de surproduction structurelle qui viendrait compenser pour partie le déficit de la crise ivoirienne.
      En ce qui nous concerne, nous travaillons un cacao fin, qui n’est pas directement impacté par la variation des cours des marchés du cacao courant (tel qui existe par exemple en Côte d’Ivoire), nos prix de vente se sont maintenus depuis le début de la baisse des prix de cette matière première. Des cacao-féviers recherchent la qualité et sont donc tout à fait disposés à acheter un cacao de haute tenue. Enfin, aucune revente de parcelle n’est envisagée de notre côté à court terme, nous travaillons que sur des terres vierges de cacao et compactées par l’élevage.

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s