Financement Participatif des Start-ups : Promesse ou Déception ?

Il y a un mois, avant que la nouvelle soit rendue publique, WiSEED annonçait par mail aux 583 investisseurs dans l’Arbre à Vent que la société New Wind, qui portait ce projet, avait été mise en liquidation par le tribunal de commerce de Saint-Brieuc. J’ai moi-même investi dans la cette société, j’ai cru en ce projet, j’ai aimé la vision, et j’ai perdu la totalité de mon investissement. Je suis donc très déçu. WiSEED a bien voulu que je partage mon point de vue sur ce blog (les liens ont été ajoutés par WiSEED), et je les en remercie.

1er Acte : Le commencement

Tout commence par une histoire de valeurs : la volonté d’aider la création d’entreprise, de prendre soin de la planète, de se rendre utile, de limiter les intermédiaires. Puis vient le temps de la recherche sur Internet : WiSEED me saute aux yeux comme une évidence. Les valeurs affichées sont exactement celles que je défends. Je me lance donc, j’investis pour la première fois !

2ème Acte: L’investissement

Les projets proposés par WiSEED sont nombreux il faut faire des choix. J’essaye de me diversifier et donc en 3 ans (2014 à 2017) je réalise près de 11 investissements dans des sociétés différentes. La gestion dans WiSEED est agréable, on se laisse porter.

3ème Acte : La désillusion

Tous les reportings des sociétés dans lesquelles j’ai investi sont au soleil, tout va bien. Et un jour, la nouvelle tombe : New Wind (l’arbre à vent) rencontre des difficultés. Pourtant on le voit partout, à la télé dans les journaux, même Montebourg a investi dedans c’est dire 😉 La sanction tombe c’est le dépôt de bilan et la perte totale de mon investissement.

4ème Acte : Le bilan

Alors que je ne m’étais jamais trop posé la question du risque et de la rentabilité, embarqué dans l’enthousiasme de participer à la création de startups sur des domaines innovants, je décide de regarder cela d’un peu plus près. Et le constat me fait froid dans le dos. Je me base sur les résultats des sorties et ne prends pas en compte le potentiel des dossiers ouverts qui restent bien sûr hypothétique. Depuis 2012 il y a eu 11 sorties dans les startups : 10 négatives avec perte totale de capital (et je ne compte pas New Wind) pour une seule positive avec 43% de gain à la clef. Un calcul rapide fait état donc d’une perte moyenne de 83% de l’investissement. Moins de 10% de sorties positives nécessitent un hausse de 900% pour combler les pertes.

5ème Acte : La déception

Je prends alors conscience que le rêve en lequel je croyais vient de s’effondrer. Je viens de perdre mon innocence et deviens un investisseur lambda obnubilé par la rentabilité. « UFC Que Choisir » avait raison, les promesses du financement participatif ne sont pas au rendez-vous. En plus ma perte ne sera pas prise en compte et je vais payer des impôts dès que j’aurais le moindre bénéfice ! Alors sans moi, je ne participerai plus même si cela est avec regret.

Qu’en pensez-vous ? Partagez-vous mon avis ?

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Olivier Hamon, WiSEEDer


Un mot de WiSEED : Notre blog WiTHINK se veut participatif nous facilitons la prise de parole de nos membres et co-construisons ces billets ensemble. Notre objectif est d’ouvrir le débat et d’offrir une tribune à la foule, cet article écrit par un WiSEEDer reflète donc l’opinion de son auteur, WiSEED n’intervient ici qu’en tant que support et facilitateur de discussions.

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63 réflexions sur “Financement Participatif des Start-ups : Promesse ou Déception ?

  1. Mondot Frederick dit :

    J’ai aussi perdu mon capital avec NW.. Je croyais en ce projet, qui m’a dégouté du financement participatif pour les start-up.

    Maintenant, je ne fais que du prêt au entreprise… Ce qui marche plutôt bien!!

    J’adorais l’arbre à vent. Comme beaucoup…

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    • thierrymerquiol dit :

      Le concept était très séduisant. Newwind avait fait la preuve du concept même si des optimisations étaient nécessaires à l’économie d’un tel objet. Malgré les difficultés techniques, le marché semblait au rendez-vous et l’équipe a tout tenté jusqu’au bout. L’étape de re-financement a comme souvent été fatale à Newwind.
      Chez WiSEED, nous sommes très déçus bien évidemment. J’avais également investi personnellement. En France on parle de capital-risque tandis que les anglo-saxons préfèrent parler de venture capital. En France on prend un risque alors qu’aux USA on « take a chance ». Mais en cas de liquidation, clairement, on perd la mise…

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    • brice dit :

      Si on peut faire une comparaison avec la bourse il y a des « options » plus risquée que d’autres, en bourse on a les biotech qui promettent beaucoup, avec beaucoup de risques.
      L’immobilier semble plus sûr. Il n’y a aucun placement qui rapporte sans risque, sinon il nous reste le livret A

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  2. charleswiseeder dit :

    Bonjour,
    Si je peux me permettre, votre analyse comporte un biais important sur l’analyse des sorties. Il faut regarder celle-ci en lien avec l’âge des projets. En effet, en supposant que la durée des placements soit de 8 ans comme annoncé (personnellement je compte 10). Pendant les 7 premières années vous ne verrez que les échecs. A long termes (dans 10-20 ans) il sera possible de faire une moyenne, mais pour le moment, Wiseed est trop jeune pour que les statistiques soit cohérente.
    Ceci dit, je pense qu’un suivit plus chiffré serait peut-être appréciable. Cela permettrais peut être plus à l’investisseur de ce préparer. Mon idée première serait deux taux, l’un correspondant au CA réalisé divisé par le CA nécessaire pour atteindre le point mort. Et l’autre le taux prévu à la même époque dans le BP. La comparaison entre les deux permettrait d’estimer le risque d’une trésorerie brûlée trop rapidement. Mais comme tous les outils, cela restera imparfait et donc est-ce que cela n’effraierait pas plus les investisseurs ? Je n’en sais rien.
    Cordialement
    Charles

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    • thierrymerquiol dit :

      Merci pour ce commentaire très pertinent. Nous travaillons actuellement sur un « scoring » pour tenter de mettre de l’objectivité au service de votre décision. Mais l’exercice est délicat. Ah si nous avions tous une boule de cristal !
      Mais ce serait peut-être moins excitant…

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    • olivierhamon dit :

      Bonjour,

      Merci pour tous vos retours très intéressant. Concernant ce biais effectivement les dépôts de bilan arrivent sans doute plus vite que les grandes réussites ce qui se voir certainement dans la balance des sorties. Cependant devons nous attendre 8-10 ans pour savoir si notre investissement est rentable ou à minima pas perdant à 50%. Pour ma part je ne dispose pas de fonds pour me permettre ce risque ce qui va donc figer mes investissements.

      Cordialement

      Olivier

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      • charleswiseeder dit :

        Bonjour,
        Vous allez peut-être trouver ma réponse étrange. Mais, si vous ne pouvez pas attendre 8-10 ans, peut être que vous avez trop investis et qu’il faut changer votre politique d’allocation.
        Je m’explique, si l’on se base sur les théoriciens, l’idéal sera d’allouer environ 5% de notre patrimoine à ce type de placements. Mais là où c’est piégeant c’est qu’il faut raisonner en période de croisière et pas sur une année. Autrement dit, Si votre patrimoine est de l’ordre de 20 000€, l’allocation qu’il faudrait faire est de 1 000€. Or pour être sur 1000€ en moyenne, il faudrait investir environ 100 e/ ans pendant 10 ans. Apres nous somme la sur de la théorie pure. Lorsque nous avons des variations importantes de revenus, il est important de ce fixer un plafond calculé en nombre de mois de capacité d’épargne.
        Ce que je vous invite donc à faire, c’est de ne pas stopper vos investissements, mais de vous imposer un montant annuel maximum. Oui cela a quelque chose de frustrant, mais le fonctionnement par vague (investir 2000-3000 euros une année puis rien pendant 5 ans) est dangereux car votre retour d’expérience sera fortement diminué par le temps qui s’écoule sans investir.
        Ceci dit, il semble que nous ayons tous une certaine frustration concernant la météo qui découle peut être d’un choix de ratio imparfait. Personnellement, je pense que le sujet est trop complexe pour ce limité à un seul indicateur. Mais quels indicateurs auriez-vous aimé voir ?
        Personnellement, je pense que la majorité des liquidations viendra soit d’un problème de volume, soit d’un problème de trésorerie. Et donc par conséquent, j’aimerais qu’il y ait des indicateurs sur ces sujets. Informations que l’on retrouve assez fréquemment dans les reporting. Mais quels indicateurs vous aurais permis d’anticiper, sans paniquer lorsque certains des indicateurs seront temporairement dans le rouge ?
        Cordialement,
        Charles
        @Thierrymerquiol, l’on dit souvent qu’Edison a échoué 1000 fois avant de réussir à faire une ampoule. Sans ses échecs nous n’aurions pas de lumière électrique. Je pense que vous serez donc d’accord qu’il est préférable d’apprendre de ses erreurs que d’éviter à tout prix d’y être confronté avec une boule de cristal. (même si j’admet que c’est tentant). 😉

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  3. ANCELLE Hervé dit :

    Je remercie Olivier Hamon de son exposé afin de ne pas oublier à tout investisseur que tout placement est à risques plus ou moins calculés et tout dépends du style d’investisseur que nous sommes chacun (dynamique ou non – avec ou sans prise de risque). Moi même, je connais actuellement avec TERLAT dans l’immobilier. Mais pour le moment c’est le seul point négatif de mes placements. Je me permets, si vous me le permettez Olivier, de vous soutenir même si cela ne comblera pas votre perte financière. Restons vigilent ! Comment Wiseed va-t-il réagir à cela ? J’aimerais le savoir. Très cordialement.

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    • thierrymerquiol dit :

      Merci Hervé pour votre commentaire.
      Comment réagir à cela ? Etre plus sélectif ? Nous ne qualifions que moins de 4% des dossiers qui nous sollicitent. Etre plus attentif dans la phase post-investissement ? Nous sommes présents dans l’organe de gouvernance des sociétés financées. Mais souvent, il nous est difficile d’agir en pompier malgré notre implication. Disposer d’un fonds d’investissement secondaire ? Une très bonne idée car aujourd’hui la fluidité des acteurs de financement n’existe pas dans la chaîne amorçage – postamorçage – capital-risque – capital-développement.
      Des accords avec des financeurs aux poches plus profondes semblent une bonne piste. Nous la testons avec nos partenaires bancaires. A suivre.

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      • olivierhamon dit :

        Merci Hervé pour votre soutien, une réaction de Wiseed pourrait être de nous accompagner autant dans les entrées que dans les sorties négatives car cela reste clairement un mauvais moment à passer.
        Par exemple j’entends dire que Newind tentes de se faire racheter, qu’en est il de nos investissements?
        Suite à ce dépôt de bilan comment est il possible de dégrever cette perte de nos impôts?
        Comme la plupart je pense, je suis novice ai peu de temps à consacrer à l’étude des dossiers et donc m’en remet à l’accompagnement de Wiseed.

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      • ANCELLE Hervé dit :

        Olivier. Pour mes actions je me sers de Boursorama ou des avis de binck dont je suis client. et je compare ces 2 sites qui parfois se confirment ou au contraire s’infirment et là cela me sert à être vigilent ou non ou à ne pas prendre de risque ou le limiter. Or, sauf erreur de ma part, il n’existe pas de sites nous permettant d’avoir des analyses, commentaires (consensus) sur ces start-up. Devrait-on en créer un ? Là est la question. Par qui ? Contre quoi en retour ?

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      • ANCELLE Hervé dit :

        Bonsoir Thierry. Créer peut être aussi comme dans l’assurance ou par l’Etat un fonds d’aides permettant « d’indemniser » partiellement bien sûr les lésés suite à un manquement d’informations nécessaires non divulguées, par un comportement « outrancié » ou trompeur d’un PDG ou un haut responsable de la start-up mise en cause prêt à tout pour inciter les investisseurs à miser sur sa start-up

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    • charleswiseeder dit :

      Bonjour,
      Je ne connais pas totalement le dossier de la société en question mais pour pouvoir déduire une perte il faut qu’elle soit constaté de manière juridique. Autrement dit, lorsque la société intermédiaire (celle dont vous détenez les actions) pourra vous fournir un acte justifiant que vos titres n’ont plus aucune valeur ou lors du rachat des titres. Vous pourrez alors déclarer le montant de votre perte en moins-value sur capitaux mobilier (dans la catégorie des RCM).
      Dans l’hypothèse où la société cible aurait perdu l’intégralité de sa valeur, cela peut aller relativement rapidement (quelques mois). Mais si la société continue à avoir une valeur (brevets d’une valeur importante compliqué à vendre, repreneur avec coup d’accordéons, ects….) cela peut prendre plusieurs années. Et ce n’est que lorsque la cible aura fini sa procédure que la société intermédiaire pourra lancer la sienne (qui sera très rapide). J’ai eu le cas en 2011 pour une société coté dont l’annonce de la liquidation a eu lieu en 2011 et dont ma perte sera déductible sur mes RCM cette année puis sur 10 ans si je n’ai pas assez de RCM.
      Cordialement,
      Charles.
      PS : je suis persuadé que Wiseed vous fera un point plus précis. Mais peut-être pas publiquement (certaines informations serons surement confidentielles).

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  4. ANCELLE Hervé dit :

    En ce moment, avec TERLAT dans l’immobilier, je subis aussi cette crainte de perdre peut-être mon investissement….. plan très attirant; alléchant qui ne prévoyait pas ce qui vient de se passer…

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    • thierrymerquiol dit :

      Le cas Terlat est lié à la structuration de la société et non au projet lui même. Le résultat est le même me direz vous. Exact. Nous avons du coup revu notre processus d’audit des promoteurs pour réduire encore plus le risque (de 1 sur 200 dixit les compagnies d’assurance en GFA).

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  5. Jérôme dit :

    Bonjour Olivier,
    Et je suis navré pour toi et les autre investisseurs. Je rejoins l’idée que Wiseed est une belle entreprise qui permet d’investir dans des sociétés qui vont créer quelque chose, des emplois, participer autrement à la création de richesse, différemment.
    Je finance depuis 2013 des start-ups sur Wiseed (je suis à 15 start-up) et pas d’immobilier (c’est pas ma conception de la chose).
    Je finance des sociétés aussi via la bourse depuis presque 20 ans, donc j’ai peut-être un peu plus de retour d’expérience. Honnêtement je n’ai pas cru à New Wind malgré le tapage médiatique. C’est une question de feeling. Je ne projeté pas de futur autours de ce projet.
    Néanmoins depuis le début j’ai vu passé beaucoup d’entreprises en quête de financement sur Wiseed. Beaucoup ont été retiré et financé par d’autres moyens (j’ai râlé sur Smartox ou Graine d ePastel financé par la BNP …). Certaines n’ont pas passé aussi le criblage et d’autres ont été financé. Le choix alors des entreprises se fait sur les documents que l’on nous propose, de l’échange avec l’équipe dirigeante. Mais c’est vrai qu’il y a une forme d’euphorie a sélectionner, échanger et investir de façon dématérialisée dans l’entreprise.
    Pour l’heure et par chance ? je n’ai pas vécu une perte sèche. J’ai peut-être été très prudents dans mes choix.
    Néanmoins, la start-up Payname a fait une belle sortie de route à l’hiver dernier. Avec le recul, je constate que j’ai été léger dans mon investissement en relisant le BP. Mais une société peut faire évoluer et réorienter son Business Plan (« pivoter » dit on). Ce qu’avait bien fait Eric Charpentier le co-fondateur, jusqu’à arriver au clash avec la Maïf (‘actionnaire principal) pour une divergence sur la stratégie qui avait au final interdit le financement de la start-up. Finalement la start-up a évité le dépôt de bilan et a été repris par la banque Edel (Leclerc), mais avec une valorisation sabrée.
    J’ai un peu découvert avec surprise que Wiseed avait un rôle d’accompagnement (pas assez fort peut-être à mon goût) mais, j’ai été aussi surpris que l’on arrive à de telle extrémité aussi. Mis devant le fait accompli.
    C’est un point a surveiller pour Wiseed. La météo est intéressante, mais je crois que l’on revient au thème d’une nécessité de gestion plus dynamique des investissements de la part de Wiseed.
    J’ai constaté aussi avec stupeur que Nutrionix avait été aussi mis en liquidation judiciaire. Pas d’infos sur cette soudaine mauvaise surprise, je le regrette, même pour ceux qui n’ont pas investit. J’avais été très intéressé, le futur semblait prometteur, mais quelques doutes subsistaient aussi pour ma part.
    Sinon que dire de mes participations avec Wiseed ? J’ai des contacts très réguliers avec des entrepreneurs comme M. Deverlange de Caviar de Neuvic (HUSO), avec Ecocéan (ma fille va y faire son stage d’entreprise), Naïo Technologie que j’aime visiter dès que je peux sur Toulouse (au moins 1 fois par an), et plus sporadiquement avec MyFeelBack, Micronutris ou Ennesys… c’est un ravissement. Et si j’ai « stoppé » mes investissements sur Wiseed, c’est plus pour voir ce que cela va donner, et que je ne trouve pas de start-up à mon goût, hormis renouveler des participations comme pour Naïo, Ecrins ou Wiseed.
    Le financement participatif à je crois encore de beaux jours. Même si la foule n’a pas toujours raison.
    Jérôme

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    • thierrymerquiol dit :

      Merci pour ce commentaire Jérôme.
      Concernant Payname, si nous n’avons pas permis la résolution du différent entre actionnaires, nous avons pu sauver notre participation. En espérant un retour à meilleure fortune…
      Concernant Nutrionix, les wiseeders ont été prévenu très tôt du décalage de prévisionnel. L’investisseur institutionnel qui devait remettre du cash n’a pas tenu promesse.

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    • olivierhamon dit :

      Bonjour Jérôme,

      Merci pour ton commentaire. En effet je suis comme toi et ai mis un frein très fort à mes investissements vu le bouillon que je viens de prendre.
      Je rejoins ton commentaire sur l’accompagnement nécessaire de la part de Wiseed ainsi que la manque de réactivité de la météo (la liquidation était annoncée et la météo toujours au beau fixe).
      Pour moi il manque à la météo un avis de Wiseed sur le dossier pour nous éviter de tomber de l’arbre (sans jeu de mots) quand les mauvaises nouvelles arrivent.

      Olivier

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  6. launay dit :

    Bonsoir,
    Je suis un WISEEDER depuis 2010, j’ai investi dans 5 start-up dont ANTABIO seule sortie positive. J’ai subi une perte et croise les doigts pour les trois autres. WISEED a toujours indiqué que le financement des strat-up était très risqué, avec un ration 1/ 3 de perte, 1/3 je récupère mes fonds, 1/3 je fais la culbute.
    Je pense que WISEED doit s’améliorer sur le suivi des start-up et notamment sur les indicateurs qui ne sont pas mis à jour régulièrement. Les WISEEDERS devraient pouvoir aider les start-up via leurs réseaux, WISEED doit jouer un rôle à ce niveau là.
    Stéphane

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    • thierrymerquiol dit :

      Merci Stéphane. Nous travaillons d’arrache-pied pour trouver une solution de reporting plus performante mais surtout à la mise en place d’un accélérateur basé sur les compétences et réseaux des wiseeders: WiSPEED. Encore un peu de patience!

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      • olivierhamon dit :

        Pourquoi ne pas s’appuyer sur les wiseeder qui ont le temps d’approfondir les comptes et les dossiers et leur laisser le choix de noter la société?
        Bref en plus de la météo afficher un classement par étoile sur l’avis des investisseurs (et uniquement les investisseurs car quand on est impliqué financièrement on voit les choses différemment).

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      • ANCELLE Hervé dit :

        Il faudrait avoir comme pour les actions du CAC 40 ou SBF 120 ou SBF 250 entre autres des avis de plusieurs professionnels ou expert particuliers en placements qui nous apporteraient aides sur les start up : les objectifs, les risques… ce que l’on appel un consensus … qui nous apporteraient aide avant investissement.

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  7. christopheneves dit :

    Bonjour, également wiseeder (qui conserve la foi), j’aurais les commentaires suivants
    – L’investissement en capital est risqué: il est normal d’avoir des pertes surtout sur des concepts innovants qui sont inspirants et font rêver mais sans avoir fait leurs preuves. Les stats de l’INSEE en témoignent: https://fr.slideshare.net/lesechos2/etude-de-linsee-sur-la-prennit-5-ans-des-entreprises. Même si je crois aux projets dans lesquels j’ai investis, je m’attends à ce qu’au moins 50% conduisent à une perte totale.
    – Par rapport à l’acte 4 (le bilan), on a un effet d’illusion d’optique: sauf cas particulier, les sorties positives ne sont attendues qu’après 5 ans. Donc, les générations de start-ups financées en 2012, 2013,… ne commenceront à générer des sorties positives qu’après 2017, 2018,… Les seules sorties à attendre pour ces jeunes générations ne sont que négatives et donc, Wiseed étant jeune et s’étant développé plutôt après 2011, c’est relativement normal de constater pour l’instant principalement des sorties négatives.
    – J’aimerais bien aussi commencer à voir les sorties positives cette année pour conserver la foi!

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    • thierrymerquiol dit :

      Merci Christophe. Commentaire très juste.
      Nous travaillons activement sur la réalisation de sorties (positives !) d’ici fin 2017.
      Mais comme dit plus haut, la chaîne de financement ne fonctionne pas bien en France contrairement aux USA où les acteurs enchaînent les tours et se rachètent régulièrement.

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  8. Philippe dit :

    Pour info, l histoire n est pas morte. Il y a un article dans un magazine bloomberg de mars. Le fondateur revendrait a une nouvelle entreprise. Peut etre une renaissance, mais je ne sais pas si la wicap récupérera quelquechose…

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  9. CORTIE dit :

    Bonjour,
    WiSEED a-t-il revu à la hausse les critères de sélection des Start-ups depuis le financement des premiers projets ?
    Merci à vous pour cette liberté de parole

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    • thierrymerquiol dit :

      Clairement, notre comité d’engagement est encore plus sélectif. Mais votre rôle de votant est primordial pour l’éclairage collectif fait sur les dossiers.
      On pourrait imaginer l’inverse comme sur quelques plateformes nord-américaines (www.angelist.com par exemple): accepter tous les dossiers et laisser le soin à la communauté de choisir de suivre les plus « bankable ». Cette approche plus statistique est assez culturelle.

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      • olivierhamon dit :

        Comme Gérald, ce qui m’a attiré dans Wiseed c’est d’avoir une sélection professionnelle, je serai bien incapable de la faire moi même. OK pour s’appuyer sur la communauté mais l’avis final de Wiseed est pour moi primordial.

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      • ANCELLE Hervé dit :

        Ce qui est important c’est aussi de miser sur des thèmes différents (santé, numérique, environnement et autres. Désolé si je ne les cite pas). Il y a aussi les placement sous forme d’obligations comme l’immobilier dont l’avantage maintenant c’est que la mise minimale est maintenant de 100 €. « Hier » c’était 10 x plus ! Donc là vous avez la possibilité d’avoir des actions, des obligations….

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      • ANCELLE Hervé dit :

        L’avantage en bourse c’est que nous avons des informations normalement suffisantes pour prendre un engagement financier. L’inconvénients on sait aussi que les bourses jouent le yoyo car elles sont parfois malmenées et parfois intentionnellement par de grands investisseurs publics et/ou privés comme en 2008 aux USA avec l’affaire MADOFF ou dans l’immobilier – Alors comment réagir pour le monde financier des start-up ?

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  10. Fabien Raynaud dit :

    Merci Olivier pour le partage de cette expérience hélas triste. Merci aussi à WiSEED pour cette liberté de parole qui témoigne de leur transparence sur un sujet aussi « épineux » que celui-ci.

    Votre témoignage, Olivier, est une belle preuve, en tout cas, que l’investisseur participatif s’implique dans le projet qu’il a financé, au-delà même de l’argent qu’il a misé dessus. Car oui, on « mise » bien sur une jeune entreprise. On croit à l’idée, on adhère à la vision, on croit en ses fondateurs et à leur capacité à exécuter, mais la vie d’une jeune entreprise est loin d’être un long fleuve tranquille. Plein d’aléas : techniques, réglementaux, timing, etc. Bref, plein de choses imprévisibles qui peuvent faire d’une bonne idée un échec, et d’une idée moyenne un succès. C’est la dure loi de l’entrepreneuriat, mais surtout du capital risque.
    En proportion, le nombre de sorties positives est très infime. Ce qui compte avant tout c’est le retour sur investissement global : 1 sortie positive et « explosive » qui rattrapera les nombreuses exits avec perte totale.

    En revanche, malgré ce constat assez négatif (ou déprimant, au choix…), je pense sincèrement qu’on manque (en tout cas en France) de fonds pour soutenir les startups dans leur phase de croissance. WiSEED intervient dans la phase de démarrage, mais quand la startup doit scaler, la bascule est souvent très complexe à assumer d’un point de vue financier. En moins d’un an, il y a eu hélas beaucoup de cas semblables où l’exécution se passait bien, mais faute d’argent, l’entreprise n’a pas pu scaler et a dû être liquidée ou revendue à une valorisation bien trop faible.
    Je pense que c’est ce qui manque cruellement aujourd’hui pour soutenir ces startups. On entend souvent parler de fonds, mais où est investit leur argent ? WiSEED pourrait-il aussi participer à ce soutien pour ces entreprises en difficulté ? Comment ? La question reste ouverte.

    Cordialement,
    Fabien RAYNAUD, WiSEEDER qui garde aussi la foi dans le financement participatif
    http://www.FabienRaynaud.com

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    • thierrymerquiol dit :

      Merci Fabien. Tout à fait en phase avec votre commentaire. Nous travaillons à améliorer la fluidité entre acteurs du financement. Malheureusement, nous ne sommes pas aux USA…
      Des partenariats sont en cours de discussion pour assurer les tours suivants et prendre le relais. A suivre donc.

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  11. yvan dit :

    En gros c’est un abandon au premier echec. Il ne faut pas. De plus wiseed est trop jeune pour tirer de telles conclusions ! Et concernant NW, ca me paraissait évident que ca n’allait pas marché, je ne voyais ca que comme un gadget pour faire beau et ca n’allait sûrement pas sauver la planète!
    Merci quand même pour ce témoignage.

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    • olivierhamon dit :

      Ce n’est pas un abandon, mais une pause en attendant de voir. Je ne peux pas me permettre d’investir plus sans sécuriser mon investissement. Je ne recherche pas forcément un gain démesuré mais pour l’instant je suis à 100% de perte et cela je ne peux pas me le permettre.
      Peut être que vous avez plus de marge de manoeuvre mais ce n’est pas mon cas comme je le pense beaucoup d’autre investisseurs sur WiSeed.

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      • ANCELLE Hervé dit :

        Bonsoir Olivier. votre cas, votre message nous invite donc à être très prudent. Comme vous, moi je n’ai pas de grande marge de manœuvre mais aurais tendance à continuer à miser car n’ai pas encore eu de gros problème saur TERLA. Vous êtes là pour nous le rappeler donc et je vous en remercie. Je souhaitais et souhaite miser autre part qu’en bourse sans que ce soit trop sécuritaire ou trop risqué. Mais comme le disent certains wiseeder avant le rendement c’est surtout aider des start-up à grandir qui est mon but. Soutenir l’économie. Etre indirectement créateur d’emplois.

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  12. Mathieu dit :

    Bonjour,
    Je réagis à ce billet, ayant moi-même investi dans New Wind.
    Comme vous, ce qui me motive au-delà de la rentabilité, c’est l’aventure entrepreneuriale des projets proposés et le sentiment de participer au développement d’entreprises innovantes et créatrices de valeur sociétale.
    Depuis 2013, j’ai réalisé 13 investissements en Start-ups (New Wind et PayName étant les 2 seuls négatifs à ce jour), et 13 investissements obligataires en immobilier (6 remboursés et 7 en cours, dont les 2 Terlat). Je m’efforce de construire un portefeuille diversifié et équilibré.
    Même si cela est exceptionnel, je voudrais indiquer qu’il y a des sorties positives qui sont invisibles car elles se font de gré-à-gré entre actionnaires d’une même WICAP. J’ai moi-même racheté quelques actions à un actionnaire d’une même WICAP qui souhaitait sortir, avec une valorisation de +20% du prix initial de la part.
    Aussi, je souhaite déduire les pertes de NewWind d’autres gains par ailleurs pour réduire mon impôt sur le revenu, mais j’ai du mal à trouver des informations sur ce sujet.
    Enfin, quelques pistes d’améliorations pour Wiseed :
    1/ Développer un outil de gestion de portefeuille (niveau de diversification, de risque, répartition sectorielle/géographique …)
    2/ Augmenter les interactions directes entre Wiseeders via des espaces de discussions qui peuvent être par investissement, ou sur des thématiques afin d’échanger des conseils, expériences ou informations (imposition, connaissances, réseau, savoir-faire…)
    3/ Favoriser le marché secondaire de l’achat-revente d’actions entre investisseurs (je ne sais pas si c’est possible ?)
    Merci Wiseed de nous permettre de nous exprimer librement et merci à tous pour vos contributions.
    Cordialement,

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    • thierrymerquiol dit :

      Merci Mathieu.
      En ce qui concerne les pertes, vous pouvez les déduire de vos plus-values mobilières éventuelles. Attention toutefois si défiscalisation initiale (voir avec un fiscaliste).
      Sur vos pistes:
      1/ à venir très bientôt
      2/ l’accélérateur WiSPEED est en cours de construction
      3/ Ce marché secondaire est dans les cartons. Toutefois, il nécessite un agrément spécifique très coûteux (SMN) et ne peut fonctionner qu’au-delà d’un nombre critique d’investisseurs. Regardez les volumes échangés surAlternex ou pire sur Alternativa (en cessation d’activité je crois).

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  13. Jean-Marc Douls dit :

    Bonjour,
    pour ma part je perçois l’investissement Start’Up comme un geste citoyen -2 investissements en cours, l’un en bonne santé et l’autre… ?-. On risque réellement de tout perdre (donc on investit modestement dans chaque projet) et si ça gagne, on ne fera pas fortune.
    Bref, aucune amertume en cas d’échec, seulement la déception d’un projet séduisant qui n’aboutit pas.
    Olivier, votre grande déception est proportionnée à votre enthousiasme du début. Wiseed est dans son rôle en attirant les investisseurs avec des arguments très positifs, c’est à chacun de prendre un peu de recul. J’avais choisi de ne pas investir dans NewWind parce que je trouvais le projet sympa, mais pas crédible économiquement. J’aurais pu y mettre un peu d’argent « pour le fun » mais mon budget ne me permet pas toutes les fantaisies.
    Bien à vous,
    JMD

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    • thierrymerquiol dit :

      Bien senti même si ce n’est pas le marché qui a fait défaut (des milliers de pré-commandes a priori…). L’aspect sociétal permettait de compenser les aspects de retour sur investissement (bien trop long pour la version 1 de l’arbre à vent!).

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    • olivierhamon dit :

      Bonjour Jean-Marc,

      Il est clair qu’il est plus enthousiasmant d’aider des start-up que de spéculer sur des grains de riz et la famine de certaines populations. Mais au final si la rentabilité n’est pas au rendez vous les enthousiastes vont vite se retrouver sur la paille ou rejoindre les rangs des boursicoteurs sans remords.

      Olivier

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  14. Quentin dit :

    Bonjour,

    Je trouve ce témoignage intéressant même s’il me paraît un peu trop sombre, peut-être à cause d’attentes trop hautes. Comme il a été rappelé par d’autres nous sommes sur un des supports d’investissement les plus risqués. Il faut le garder à l’esprit. Et le taux de réussite que l’on peut attendre sera sans doute plus faible que celui des fonds et business angels avertis qui sont beaucoup plus expérimentés et impliqués dans la sélection et l’accompagnement de leurs cibles.

    @Jérôme, concernant Nutrionix : elle faisait partie de mon portefeuille et cela fait longtemps que nous (actionnaires des WICAP) étions au courant de ses difficultés. Lors de la deuxième levée de fond déjà on nous faisait part des problème de lenteur dans le démarrage qui mettaient en danger la survie de l’entreprise.

    Il est vrai que le reporting est pour l’ensemble des startup soutenues a longtemps (mes premiers investissements datent de 2013) été trop succinct ou simplement absent. Mais je trouve que les équipes de WiSEED ont fait du bon travail ces deux derniers trimestres, suites à nos remontées, pour sensibiliser les startups et obtenir plus régulièrement des retours de leur part à transmettre aux WiSEEDers.

    Gardez espoir et prenez plaisir à l’aventure, humaine avant d’être financière.
    N’investissez qu’avec de l’argent dont vous pourriez vous séparer sans en souffrir.

    Cordialement,
    Quentin

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  15. Edgard Thouy dit :

    Bonjour,

    A ce jour, j’ai fait une sortie négative, avec dépôt de bilan. Quant au reste des investissements, j’attends la suite. Le principe même du placement participatif est hyper-risqué. Par définition, les projets les plus fiables trouvent leur financement plus aisément, et on les trouvera donc moins sur des plateformes « jeunes », et les propositions participatives.
    Une remarque cependant : en matière de placement, à Wiseed comme ailleurs, je crois que l’engouement rend aveugle. Ainsi, la notion « participative » comme un investissement personnel voire affectif accroît à mon sens ce risque. Ainsi, j’ai enregistré une perte sur un projet que je trouvais intelligent. Et cela ne veut pas dire fiable. J’ai cotisé pour la différence de sens.
    L’arbre à vent était à mes yeux un (trop) beau projet. Il me faisait penser à la pierre philosophale. De ce fait, je me suis tenu à l’écart.
    L’intelligence demande du temps. La réalité en consomme.
    Pour l’investisseur, je crois que la visée doit se faire à court, puis moyen terme. C’est en dépassant le premier seuil que la viabilité se dessine. Et la rentabilité viendra plus tard, après le second seuil..
    J’admire les mécènes et tant mieux pour ceux d’entre eux qui auront raison. Tant mieux en bravo s’il y en a parmi les Wiseeders.
    Pour les autres, la réserve et la diversification sont de règle. Et cela, évidemment, diminuera la potentialité de gain comme de perte.
    Quant à Wiseed, il me semble que, dans tous les cas, réussite ou échec, une réflexion sur les raisons (de la réussite ou l’échec) pourrait être intéressante à communiquer à tous.
    Mais il ne s’agit ici que d’un point de vue personnel.
    Merci à chacun de l’ouverture d’esprit qui rend intéressant ce débat.

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    • BRISSIEUX dit :

      tout à fait d’accord ; dans le cas de NW il y a eu, à mon sens, trop de communication et pas assez de réflexion sur la question du prix de revient, donc du prix vente et par conséquent du marché réel possible, sans compter les délais avant de sortir des prototypes fiables
      Problème difficile et récurrent sur ce type de projet.
      Briochin et impliqué dans des structures d’aides à la création d’entreprises cela ressortait, à mes yeux, dans le BP. Dommage pour les Wiseeders et mes amis angels qui y ont participé.
      Un peu plus de communication de la part de Weesed sur l’évolution en cours d’année des projets que nous finançons serait aussi bienvenue, par ex une évolution du CA trimestriel.
      En tous cas c’est très intéressant comme démarche et il faut voir cela comme une diversification financière sur le long terme outre l’utilité de favoriser le développement économique du pays, ce qui n’est pas un luxe. Participer au lancement et au développement d’une activité avec des créations d’emplois est aussi gratifiant et compense un peu les pertes financières éventuelles ; au moins on a essayé et c’est bien l’esprit entrepreneurial.
      cordialement
      Hervé

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    • thierrymerquiol dit :

      Merci Edgard pour votre commentaire. J’ai tenté plus haut d’apporter un éclairage sur cette opération.
      Quant à l’aveuglement dont vous parlez, nous sommes en train à travers une thèse universitaire de mesurer son impact dans la décision d’investissement mais surtout d’analyser le processus de décision « participative » pour la rendre plus objective. Suite d’ici la fin de l’année.

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  16. Pascal Thirion dit :

    Bonjour
    Je n’étais pas sur ce projet parce que je le trouvais non viable économiquement mais c’est vrai que c’est une immense déception par ce qu’il représentait
    Je veux cependant apporter ici ma réflexion.

    La durée moyenne d’un projet est d’environ 5 ou 6 ans, voir plus. Donc il est normal que les dossiers qui sont clôturés avant cette échéance soient des sorties négatives ou en perte total. mais à contrario plus le temps va passer plus les sorties seront positives.

    Il est donc important de ne pas regarder seulement les projets qui ont échoué avant les 5 ou 6 ans mais de prendre en considération tout son portefeuille et sa longévité.

    Pour ma part dans un souci de diversification j’ai, depuis un peu plus de 2 ans, 29 projets dont deux (nutrionix 1 et 2) qui sont en liquidation judiciaire. Cela veut aussi dire que j’ai 27 projets qui sont encore en vie. J’ai investi la même somme sur chaque projet et j’ai calculé que si j’ai 10 projets (33%) qui finissent à 0 il faudrait que les autres fassent +50% pour que je sois à zéro. Ce qui n’a rien d’énorme et puis si je suis au bout de, disons 10 ans, encore en négatif j’aurais quand même le plaisir d’avoir aidé quelques beaux projets dans la limite de mes modestes moyens.

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  17. Gilles dit :

    La tragédie (en 5 actes) que nous expose Olivier est sans doute le résultat d’un malentendu dès le départ qui est que le marché des startup est « par essence même » une sorte de loterie , Historiquement , on sait que pour qu »un projet novateur puisse se développer il ne suffit pas d’une « bonne » idée ou d’un business plan rationnel . Il faut la chance , le moment , un accompagnement ….
    Par contre , l’investisseur dans ces projets doit avoir plusieurs vertus , qui sont la patience , car les sorties nécessitent du temps , et aussi une certaine « fatalité » , dans l’acceptation de perdre , qui doit se traduire par la prudence . Non pas la prudence dans ses choix , mais la prudence des montants investis , la multiplication (pas les œufs dans le même panier)
    Personnellement , je valorise les startups dans lesquelles j’ai investi (de petites sommes , je ne crois ni aux miracles , ni à l’enfer …) , ce qui me permets d’anticiper « psychologiquement » une perte …. Quant aux gains , cela doit être pondéré par la « réalité » du marché . Avant wiseed , je défiscalisais par des produits bancaires ‘startup » . Bilan : perte entre 5 et 10% de mon capital ….Donc , je ne m’attends pas à beaucoup mieux avec ma propre gestion . SAUF que j’investis dans ce que je crois bien et c’est surtout là ma satisfaction ! Me sentir « utile » . Encourager aussi , ceux qui entreprennent et tentent de réaliser leur projet . Car j’ai parfois investi -en me forçant la main- , sur des projets où les proposants avaient une énergie et une foi qui justifiaient un encouragement .
    L’investissement « startup » ne peut pas se résumer à un aspect financier . C’est un engagement citoyen , social .
    Je suis fier de voir des participations réussir . Je vois aussi des projets qui battent de l’aile , et sans doute n’aboutiront pas . Et je crois que ma plus grande tristesse est sa,ns doute de penser à l’énergie que leurs dirigeants auront dépensée pour rien . Les quelques centaines d’euros perdues , je les mets parfois (pour me consoler) en rapport avec les joueurs de loto que je vois fébrilement déchirer leur ticket après le tirage …. Sauf que , pour moi , j’aurai tenté quelque chose qui matérialise ce en quoi je crois , même si , comme un château de sable , il s’efface devant la vague de la réalité .

    Un mot aussi à Mondot Frederick . J’investis aussi en crowdlending . Le risque est également important : Mon 9eme prêt était dans une société un peu « mafieuse » , le 16eme avait une compta (pas trop claire) qui a annulé l’investissement et le 18eme est actuellement au tribunal . Donc , je ne suis pas aussi optimiste que vous , même si je poursuis les prêts , mais en gardant à l’esprit les limites de ces systèmes .

    Pour conclure : Le premier risque qu’il faut prendre en compte , est à mon avis « suis je prêt à perdre ? » .

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    • olivierhamon dit :

      Merci Gilles pour cette analyse. Pour la dernière question ma réponse était forcément oui, je ne suis pas allé naïvement sur les startups. Cependant ce qui m’a poussé à écrire ce billet est 3 ans après mes investissement le manque de visibilité sur ce qui m’attend. Je suis prêt à perdre mais je crois que j’ai eu l’impression d’être trompé de la part de Newind. Un salarié a alerté il y a quelques temps et pourtant le PDG a sorti une grande tirade comme quoi tout allait bien. On connait le résultat maintenant. Je pensais que du fait qu’une société était financée en participatif, on aurait droit à toute la transparence. Sur cette partie la j’étais naïf en effet.

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      • ANCELLE Hervé dit :

        La question est donc. Qui est responsable d’une telle situation ? La start-up ? l’investisseur si toutefois il a eu les éléments nécessaires avant, pendant son investissement ? Le site qui propose après un tri légitime, logique et nécessaire, les sart up ? Les informations obtenues ont-elles été suffisantes ? Un suivi plus strict doit donc apparemment être prévu. Enfin si des informations n’auraient pas été toutes données à Wiseed, quels sont les recours possibles ? surtout si un repreneur se présente après la sortie, la défaillance d’une start-up ?

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      • ANCELLE Hervé dit :

        N’y a-t-il pas un recours possible à faire contre ce PDG pour manquement d’informations, de mensonge sur la santé de sa société ou de l’état de ses comptes ? Ne serait-ce que pour exemple car le coût d’une action judiciaire est très important parfois rarement rentable.

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  18. launay dit :

    Bonjour, j’ai oublié d’indiquer dans mon dernier POST, de remercier WISEED pour cette liberté de parole.
    Je rajouterai comme cela a été dit par d’autres WISEEDERS, que le retour sur investissement ne pourra se faire à minima avant 5 – 8 ans. De mon côté je crois qu’il vaut mieux attendre 10 ans et avoir une belle sortie. D’ici là, la sélection sera impitoyable.

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  19. Benoit dit :

    Bonjour,

    merci a tous d’avoir partage vos avis et a Wiseed de cautioner ce debat tres interessant!

    Comme vous j’imagine, le financenent participatif me permet d’avoir un impact reel, de court-circuiter la banque et d’obtenir un meilleur rendement qu’un compte epargne. Pour cela j’investit sur Wiseed et Lendix.
    Sur Wiseed, je participe principalement aux operations immobilieres (plus sur, court et bon rendement) mais egalement dans les autres supports plus risques par coup de coeur et conviction (3 startups, 2 energies a ce jour). Pour les startups mon intention est surtout de cautioner le projet plus que d’esperer un profit, et donc je m’en tient au ticket minimum conscient des risques qu’Olivier a si bien decrits.

    Pour cette raison je suggere un abaissement du ticket minimum pour les startups a 50 voire meme 20 euros qui permettrait aux Wiseeders modeste tels que moi de participer plus facilement, conscients des risques, et de diversifier jusqu’a 5 fois plus a budget fixe.

    Peut-etre cela permettrait de reduire le contraste entre les projets startups ouverts pendant des semaines et les projets immobiliers qui disparaissent en 5 minutes.

    Je salue au passage les efforts de moderations mis en oeuvre: la file d’attente pour les projets immo et la guarantie de participation pour les premiums.
    Pourquoi ne pas aller plus loin et guarantir une option de participation au ticket minimum a tous les wiseeders sur les projets immobiliers pendant 24 heures?

    Bon weekend a tous

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  20. THIERRY MERQUIOL dit :

    L’arbre à vent ou simplement son aéroleaf était une belle promesse en dépit du scepticisme technologique. L’audit initial n’a pas permis de détecter cette triste fin. Comme toujours dans ce type d’échec, c’est un mélange de difficultés techniques, managériales, financières et d’approche marché qui a conduit à cette liquidation.
    « Time is everything » comme aiment le dire les acteurs du financement anglo-saxons.
    Le temps a manqué à Newwind…

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  21. stephaniewiseedcom dit :

    Bonjour à tous,
    Je vous remercie tous pour la qualité de vos échanges très constructifs et le partage d’expérience et de points de vue. Et il n’y a pas beaucoup de choses à ajouter à tous vos commentaires…

    C’était un pari audacieux d’ouvrir ce débat sur notre blog. Mais WiSEED ne serait pas WiSEED si nous renoncions à notre audace ! Et, surtout, si nous renoncions à porter haut et fort les principes de la finance participative : la transparence, la proximité et… le participatif, justement.

    Toutes les suggestions que vous faites sont évidemment pertinentes. Et, depuis plusieurs mois, nous les intégrons pour faire toujours mieux et faire évoluer nos modes de fonctionnement, en interne et avec vous. Sans doute pas assez rapidement pour vous…. mais soyez assurés que nous sommes aux manettes sur ces sujets.
    Et c’est très encourageant de lire que vous avez constaté une amélioration en matière de reporting. Comme le dit Thierry, de nouvelles fonctionnalités, de nouveaux espaces collaboratifs, de nouvelles façons de faire continueront à être mises en oeuvre dans les semaines et mois qui viennent. De même qu’une politique active de sorties positives est mise en oeuvre depuis plusieurs mois pour des résultats, nous l’espérons tous, en 2017. Mais restons prudent.

    Il est certain que le financement de l’amorçage reste en France le parent pauvre du financement en capital. Et comme plusieurs d’entre vous le disent, les échecs arrivent plus vite que les réussites. Cela dit, si nous comparons, en global sur les startups, le résultat des investissements réalisés depuis la création de WiSEED en 2008, nous n’avons pas à rougir :
    – le taux de défaut global est de l’ordre de 11% alors que le taux de défaut généralement reconnu par les acteurs traditionnels du financement en amorçage est plutôt de 50%
    – en terme de montants, cela représente un peu mois de 5% des montants investis

    Mais, sur le fond, le sujet essentiel est, de mon point de vue, celui du développement de ces jeunes entreprises innovantes financées. Ce n’est qu’à cette condition que les investisseurs pourront avoir un retour sur investissement, financier et non financier. Ce n’est qu’à cette condition qu’on aura de l’impact en terme de création d’emplois, d’innovation réelle, de dynamisation économique des territoires.

    Or, c’est là que le bât blesse en France.

    Depuis plusieurs années, la politique publique encourage fortement la création de startups, et c’est tant mieux. Ce n’était assurément pas le cas lors de la création de WiSEED en 2008… Aujourd’hui, on ne compte plus les incubateurs, concours, conférence, prix…. entourant les startups. Les grandes entreprises créent toutes leur « lab..quelque chose ». Le dernier « Sommet des startups » organisé par le magazine Challenges au Palais Brongniart début avril posait, justement la question « La France, startups nation? » la réponse était à l’évidence « oui ».

    Mais l’enjeu maintenant est d’en faire une « scale up nation »…. autrement dit, créer surtout les conditions favorables à leur développement. Parce que je suis un peu lasse de toujours entendre les mêmes entreprises citées en exemple de réussite formidable. Et c’est vrai, ce sont des réussites formidables. Mais pour un « blablacar », combien de déceptions et de déçus ?
    Quelle énergie (et argent) perdue alors que tous les ingrédients de la réussite étaient réunis : l’équipe, l’innovation, le produit ou le service, l’attente du marché, les investisseurs engagés dès le début ?

    Beaucoup de choses peuvent être faites dans ce sens : en termes de financement, d’accès aux marchés publics, d’ouverture des marchés privés, de barrières (dressées souvent par les acteurs établis) à l’entrée à faire tomber, de visibilité encore plus large donnée à ces innovations et initiatives, d’une « préférence innovation » à imposer…

    Profitons de cette année d’élections pour faire changer les représentations et contribuer à créer une autre dynamique : si tous les « crowdfundeurs » en capital se levaient, je ne doute pas que nous serions entendus par tous les décideurs qui verraient enfin la forêt qui se cache derrière Xavier Niel !

    Stéphanie

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    • Jérôme dit :

      Bonjour Stéphanie, Thierry,
      La France est devenu une « start-up nation », je partage cette idée, mais pour reprendre le crédo de Stéphane Soumier sur BFM Business, il faut maintenant mettre en évidence cette « vallée de la mort », qui traduit exactement cela: la disparition pur et simple de sources de financement sur la période post-stars-up, quand il faut financer le passage « à la grande échelle » (pour éviter trop d’anglicismes). Que se passe t il !?
      Je suis aussi enfin ravi de voir l’expression de ces frustrations de Wiseeders sur ces sorties négatives. C’est à mon avis absolument nécessaires, et il est heureux que Wiseed laisse s’exprimer dans des échanges intelligents et courtois, cette frustration. Un exutoire vu la charge émotionnelle que cela génère en amont d’un tel financement participatif.
      La même chose quand commenceront les sorties positives ? 😀
      Quand aux publications et retour d’informations (dont « météo » et valorisations) elles sont maintenant bien mieux suivies et régulières. C’est un gros efforts compte tenu de la taille de l’équipe. Bravo !
      On continue 🙂
      Jérôme

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    • Fabien Raynaud dit :

      Je vous rejoins complètement Stéphanie pour dire qu’aujourd’hui la France est parvenue à être une « startup nation » (on le voit tous les jours dans les médias), mais maintenant il faut qu’elle devienne une « scale-up nation ».
      Concernant la sélection des dossiers ou le nombre trop nombreux de startups qui échouent, votre exemple de BlaBlaCar me fait penser que si à l’époque on avait proposé le dossier de covoiturage.fr beaucoup (y compris moi) auraient sans doute trouver ce dossier un peu trop farfelu, avec une idée bancale et un business model douteux. Tout cela pour dire que tout n’est pas rationnel dans l’investissement en startups. La chance, le timing, etc. font que parfois des dossiers moyens deviennent des pépites et que des bons business échouent.

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  22. Olivier FRENEAUX dit :

    Un investissement en financement participatif n’est pas différent d’un financement en amorçage comme le font les business angels ou des VCs depuis longtemps, et on connais la difficulté de sortir par le haut… il y a donc bien un risque de ne pas retrouver sa mise de départ. Attention toutefois à ne pas prendre des chiffres sur des périodes trop courtes pour en tirer des conclusions hâtives… il est normal que les sorties faires depuis 2012 soient des échecs puisque le durée « normale » de sortie est de 5 à 8 ans, les projets qui marchent n’ont pas encore fait de sorties !… il faudrait donc attendre une dizaine d’année pour faire un bilan des sorties positives ou négatives sur une période de quelques années.
    Cordialement
    Olivier

    Aimé par 1 personne

  23. gregory dit :

    il y a 1 mois un de mes freres afait une formation d’1 mois pour etre serrurier, et m’a demandé de l’argent pour ouvrir sa société
    je lui ai répondu….je suis désolé mais les projets en phase d’amorcage ne m’interesse pas, car trop risqué, en effet sur 10 société qui vont etre crées seules 5 survivront car pas de carnet de commandes, pas d’experience, en fait rien ne me permet de dire « est-ce oui ou non » une bonne société a venir
    le frere l’a mal pris, c’est pas grave
    cependant ce qu’il faut voir c’est sur 10 société ou j’ai investi, seules 3 ou 4 me permettront de faire du benef et de combler les pertes
    le capital risque est un long fleuve semé d’embuches, mais il faut faire avec, et surtout y investir que des sommes dont on a pas besoin
    en plus de cela, dans le monde de l’investissement il faut savoir s’entourer (avocat,comptable, etc…)
    ca fait maintenant 10 ans que j’investis et je peux dire avec satisfaction que le plus important dans tout ca, c’est les pertes….car ce sont elles qui permettent de comprendre les rissques que l’on prend, et de savoir faire le dos rond en attendant des jours meilleurs
    j’ai connu des investissement dis « hyip » ou il y a avais tres peu de gagnant, car la plupart étaient des ponzy mais ca permis quel risque l’on prend quand on investi
    succes->pertes->succes

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  24. Gerald Cortie dit :

    Bonjour Olivier Hamon,
    Désolé pour cette déconvenue.
    Vous parlez de 100% de pertes. Avez-vous investi que dans NW ? Ou aviez-vous investi sur d’autres Start-ups ? Peut-on savoir lesquelles ?
    Si c’est le cas, c’est vraiment pas de chance
    En tout cas, merci pour votre intervention sur ce blog

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  25. Patrick DULAUROY dit :

    Je tiens à remercier Wiseed de la mise en place de ce blog où chacun peut s’exprimer en toute transparence et des réponses apportées par T.Merquiol et S.Savel. Pour ce qui me concerne j’ai investi dans une trentaine de participation dont 3 dans Newwind et 3 immobilières. Statistiquement j’ai estimé qu’une dizaine serait simplement liquidées. C’est d’ailleurs ce que je viens de subir coup sur coup avec Seawax Marine, Nutrionix et Newwind. Par contre je constate une grande différence entre les deux premiers cas pour lesquels les investisseurs étaient au courant des difficultés depuis un certain temps et le cas Newwind. Pour cette dernière société, qui était quand même emblématique au sein de Wiseed, les valorisations des différentes participations, l’exposition médiatique de la société laisser à penser que malgré les difficultés qui nous étaient rapportées (souvent avec retard d’ailleurs!) l’aventure allait se poursuivre. La brutalité de la liquidation alors que deux jours avant nous avions eu droit à un reportage sur France 2 m’a particulièrement surpris. Je suis également très déçu de la façon dont les investisseurs en financement participatif ont été traités par M. Michaud-Larivière par rapport aux nombreuses fois où il est venus réclamer nos investissements lors des soirées organisées par Wiseed. Enfin pour terminer j’avais rencontré les équipes de Newwind il y a environ trois ans et je leur avais fait part, compte tenu de mon expérience professionnelle, et alors qu’ils étaient encore en plein développement, des difficultés qu’il fallait anticiper pour l’industrialisation et même l’après vente. Ils m’ont écoutés bien gentiment et n’ont manifestement pas tenus compte de mes propos. Fort de cette expérience ne serailt il pas possible de mettre en place des équipes de Wiseeders avertis dans le domaine pour réaliser des audits réguliers dans les start-up dans lesquelles nous avons des participations.
    Pour ce qui concernent mes investissements sur Wiseed, je vais maintenant faire une petite pose même si j’y crois encore. Je viens d’ailleurs de réaliser un nouvel investissement dans Wissed même si je l’ai fait à niveau beaucoup moindre que prévu compte tenu des pertes subies depuis le début de l’année.
    Cordialement
    Patrick

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