Monsieur le Président…

En 5 ans, faites de la France la nation des startups !

L’esprit d’entreprendre est ancré dans notre nation (« entrepreneur is a french word« ). Et le nombre d’entreprises créées chaque année en est la preuve. Bien sûr, il reste à faciliter le passage de l’idée à sa réalisation économique et à fluidifier la démarche de création. Informations, formations, simplifications seront sans doute les leviers pour atteindre l’objectif que vous avez fixé.

La communication sur des initiatives privées visibles sera utile mais tout autant les initiatives de terrain devront être valorisées. Restera à fournir à tous ces créateurs d’entreprise les moyens financiers de leur croissance. Beaucoup d’aides/subventions/avances/concours existent dont BPI France fait office de navire amiral mais attention toutefois à ne pas oublier les flottilles agiles et adaptables.

Chez WiSEED, ce chantier du financement nous plait beaucoup. Comme déjà évoqué sur ce blog, notre plateforme et ses dirigeants ont œuvré très tôt pour l’émergence du crowdfunding comme nouveau mode de financement des jeunes entreprises innovantes (innovations technologiques, numériques, énergétiques, fintech, innovations sociales, forts impacts sociétaux).

Encore récemment, vous avez vous-même favorisé le développement de la finance participative.

Aussi nous vous proposons de continuer sur cette lancée et d’inscrire dès 2017 dans la loi de finance rectificative et dans la future loi de finance 2018 des mesures favorables à l’atteinte de votre objectif.

  • Des incitations fiscales plus franches, notamment en matière d’IR pour faire du plus grand nombre de Français des business angels, des « Xavier Niel » en puissance. Pour cela, nul besoin d’être richissime : sur la majorité des plateformes, on peut financer une entreprise ou un projet dès 100 € ;
  • Un assouplissement des mesures concernant l’affectation d’unités de compte dans des entreprises non cotées et des entreprises innovantes pour les contrats d’assurance-vie ;
  • L’épargne salariale pourrait aussi être fléchée, en partie, vers des projets innovants que les salariés-épargnants pourraient choisir grâce aux plateformes ;
  • Parce qu’investir dans des projets innovants et dans l’économie réelle c’est accepter une dose de risque (souvent très élevée) et pour rétablir une certaine équité avec les investisseurs dits « professionnels » (les fonds corporate peuvent amortir en partie leurs investissements), les particuliers qui osent prendre des risques doivent pouvoir compenser leurs pertes et leurs profits. Et d’autant plus quand ces investissements s’orientent vers les marchés émergents qui répondent aux défis de la France du XXIème siècle : l’environnement, la santé, les biotechs… ;
  • La défiscalisation des plus-values de cession sous condition exclusive de réinvestissement dans une entreprise non cotée (à l’instar du projet de compte-entrepreneur) ;
  • La création d’un fonds public de co-investissement crowdfunding, dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir III, via les plateformes de financement participatif ;
  • La simplification des modalités d’investissement via un compte PEA ou PEA-PME.

Avec Finance Participatif France (co-fondée par WiSEED en 2011), nous sommes à la disposition de votre équipe pour échanger sur les mesures phares mais aussi pour vous apporter notre expertise sur le financement participatif qui devient chaque jour un puissant moteur pour le financement de l’économie réelle et un magnifique vecteur pour le développement de l’entrepreneuriat en France.

Et vous  crowdfunder, entrepreneur, ou simplement citoyen quel est votre avis ?

Quelles sont vos propositions pour que notre pays devienne une terre d’accueil et de développement de l’esprit d’entreprendre ?

Thierry MERQUIOL, Fondateur de WiSEED

Stéphanie SAVEL, Présidente de WiSEED et de Finance Participative France

 

18 réflexions sur “Monsieur le Président…

  1. Fabien Raynaud dit :

    Je ne peux que partager ces propositions engageantes qui accompagnent la démocratisation du financement participatif, en facilitant / accompagnant l’investisseur lambda.

    En complément de tout cela, il faudrait aussi faire rentrer l’apprentissage de la finance dans l’enseignement. La culture française a encore de gros manques de ce côté-là. On voit avant tout le vert à moitié vide (on parle de capital RISQUE) alors que les américains voient le verre à moitié plein (take a CHANCE).
    Et puis, pour rejoindre un des points mentionné récemment par Stéphanie, la France ne doit pas seulement devenir (ou rester) une startup nation, mais bien une scale-up nation ; et là les fonds manquent pour accompagner ces jeunes pousses dans leur croissance.

    Nous devons continuer ce lobby et avancer dans ces propositions pour construire ce bel avenir qui se dessine devant nous.

    Cordialement,
    Fabien RAYNAUD
    http://www.FabienRaynaud.com

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    • Jérôme dit :

      Comme Stéphanie ou Fabien, comme BFM Business et Stéphane Soumier, oui la zone de lancement est bien pourvue en financements maintenant, mais l’étape suivante de la « vallée de la mort » des entreprises de croissance doit être repensé absolument.

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  2. charleswiseeder dit :

    Bonjour,
    Si je devais fixer 3 urgences, par ordre d’impact sur le crowdfunding ce serait :

    1) Faire baisser le coût de l’usage du PEA pour le Crowdfunding en rapprochant le financement des PME du financement de sociétés cotées. Car il n’est pas pensable que pour un investisseur ayant peu d’économie, l’inscription de sa souscription dans un PEA ai un montant plus élevé que son investissement.

    2) La possibilité de compenser Pertes et Profits.Car il est évident que si je perd 700€ sur un projet et que j’en gagne 600€ sur un autre. J’ai perdu 100€ et payer en plus 200€ d’impôt est très douloureux car triple la perte.

    3) Stabiliser l’environnement Fiscale. Car oui, dans les formations fiscales, il y a un dicton dit qu’un tiers des lois ayant un impact fiscales change tous les ans. Ce qui rajoute un risque fiscal à l’incertitude de l’investissement. Or s’il est impossible d’assurer à quelqu’un combien il aura après le passage de l’état s’il fait une plus-value de 100 €, comment motiver de futurs investisseurs ?

    Ensuite, pour ce qui est du fléchage de l’épargne salariales je suis contre car il s’agit d’une épargne non maîtrisé dont le placement est souvent irréfléchie.

    Et pour ce qui est de la création de nouvelles incitations fiscales, j’en serait ravis, mais sincèrement, si il est possible de compenser pertes et profits, les mécanismes actuels permettront déjà largement de réguler sa fiscalité.

    Cordialement,
    Charles

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    • thierrymerquiol dit :

      Bonjour Charles, merci pour votre commentaire.
      Nous avons envisagé de travailler avec un acteur bancaire « ami » pour une offre PEA et PEA PME adaptée au crowdfunding. Pour cela, il faudrait disposer d’un code ISIN par opération qui permettrait de rentrer dans le processus des banques. Cela demande encore un peu de travail de notre côté pour sa mise en place (à un coût raisonnable).
      En ce qui concerne la compensation des pertes subies versus les gains d’opérations mobilières, l’état actuel de la réglementation fiscale le permet (texte réglementaire). Toutefois, je ne suis pas certain que ce soit compatible avec la défiscalisation à l’entrée (IRPP ou ISF).
      Quant à la stabilité fiscale, c’est un vrai problème qui je l’espère sera traité par la nouvelle administration…

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  3. Grenouille dit :

    Entreprendre (vieux français ????) . La finance participative était certainement un moyen de développement , mais en France , il est d’usage que l’état renommé « administration de contrôle » s’occupe de tout , régente et dirige , tout en prenant sa dîme et son obole .

    La dîme (dixième) est devenue quart , moitié , trois quart …. Que ce soit sur les revenus d’un travail réel ou virtuel , d’un capital sans risque ou du revenu d’un soutien risqué à des projets issus d’un fou rationnellement visionnaire … C’est injuste !

    Quant au régentement , on réglemente , on contrôle , on demande de justifier . Vous avez 100 euros à placer ? Dîtes moi d’où viennent ces fonds , avec preuves à l’appui ! Et là , où autrefois un mécène eut développé un projet par empathie ou parce qu’il croyait à la réussite , désormais les blocages administratifs décourageraient à quiconque de ramener un Léonard de Vinci en France , mais pas à une personnalité d’emmener ses tableaux de Vinci en Italie….

    On nous parle d’autorité de contrôle , de règlements contre le blanchiment ….. Effectivement , pour nous , citoyens ordinaires , on espère que les paradis fiscaux et autres comptes aux caraïbes disparaitront pour aider nos entrepreneurs . Est-ce vraiment efficace , ou un « tape à l’œil » de bonne conscience ? je crains de connaitre la réponse !
    Quand je lis sur le formulaire de Lemon Way , sur les flux de paiement participatifs : « Etes vous une personne politiquement exposée ? » , je me demande bien quel sens donner à la question ….voire à la réponse , d’ailleurs ….Dans tous les cas , ces choses m’agacent ….

    Le bilan de toutes ces actions est une sclérose qui me donne l’impression que le financement participatif subit la même chape de plomb qui inhibe ou ralentit fortement le développement de nos sociétés .

    Donc , si j’avais un vœu à formuler , tant en qualité d’entrepreneur , de travailleur , que d’investisseur , je dirais : « donnez nous de l’air , on étouffe ! » .

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  4. Grenouille dit :

    Le principe de précaution , Grande aberration qui témoigne du vieillissement de notre société . Un jeune (quelle que soit l’espèce) explore , tente , apprend , y laisse la vie ou des poils . La précaution ,(qui suppose un savoir préalable , mais sait on vraiment ?) annihile toute évolution , puisque par essence même « tout est à la fois bon et mauvais » . Elle ralentit l’action , l’empêche parfois . Au nom du principe de précaution , on n’aurait jamais envoyé un humain dans l’espace . Pour ma part , je vous rejoins ,ce principe est la plus grande stupidité qu’on aie pu inventer .

    Le principe de confiance , oui , très belle notion , idéaliste mais effective à condition que cela intègre la gestion de la conséquence , et donc , pour ma part , j’y verrais plus un « principe de responsabilité » . Je fais , j’assume …..
    Mais voila où ça coince : la responsabilité , elle se dilue facilement dans les cours et les prétoires . Voire , les plus malfaisants savent brouiller savamment les pistes . On l’a vu à de nombreuses occasions .

    Donc , le premier principe serait de ne pas en avoir .Ce qui rejoint mon précédent post : » laissez nous respirer ! » (Oui , je suis têtu !!)

    Aimé par 1 personne

    • thierrymerquiol dit :

      Peut-être tout cela n’est-il qu’une question de niveau d’évolution de notre civilisation…
      Encore 100 ans ou 1 000 ans avant d’être pleinement « adulte »…

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  5. Michel Brunet dit :

    Bonjour Thierry. maintenant que tu as laissé la présidence de Wiseed, je m’attendais à te voir candidat député pour « En Marche ». Ce serait une bonne opportunité pour aller défendre le financement des Start-Ups, et en particulier le financement collaboratif.

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    • thierrymerquiol dit :

      Bonjour Michel, j’ai été effectivement approché… Mais avec 400 candidats sur la Haute-Garonne pour 10 circonscritpions, « la République En Marche » a trouvé plus politiquement « arrondi » je pense !

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  6. gregory dit :

    le financement participatif, ca me fait penser aux jeux d’argent hébergé durant quelque année (zeturf par exemple) puis finir par etre lagal (sous la pression de l’europe)

    tout est question d’argent et de temps, tout simplement

    ps : je compare zeturf avec les financement participatif juste pour notre exemple

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  7. gregory dit :

    oops voila que j’oublie des mots, zeturf etait illégal en france jusqu’a ce que le lobbye des jeux « nationaux (pmu loto) finissent par plier et mainemant zeturf est légal

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  8. gregory dit :

    pour conclure je dirais ceci

    si nous devions arreter tel ou tel chose, nous serions encore au moyen age ou les serfs devaient servir leur maitre sans rien ni avoir a redire

    si galilée n’avait pas indiqué a ses pairs, que la terre etait ronde, nous en serions encore sur un plateau a nous demandé « mais pourquoi je ne vois pas toute la terre » nous en aurions oublié l’horizon

    a tout cela je dirai, c’est normal que des choses nous soient bizarres, et a cela il y a 2 camps, ceux qui y croient mais « persécuté », et a ceux diraient « non c’est pas possible, ils nous mentent, ils doivent etre punis »

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  9. ANTOINE dit :

    Bonjour. Vous avez-dit start-up ? Et je dis bof. Je préfère les « move foward ».
    Une start up est une société privée à but lucratif capable de créer très vite une très grande valeur, ce qui se traduit par une monstrueuse plus-value à très court terme pour les actionnaires.
    Que le Président fasse de la France le pays des start-up, je m’en moque un peu. Je préfère que les députés et les haut-fonctionnaires fassent de la France un pays d’organisations sociales puissantes et pérennes. Laissons la boucherie des start up à la Gafa’s land et plaçons notre argent et nos efforts dans les « move foward » et non plus les start up.
    Monsieur le Président, faites que nos ministres aident les députés et les fonctionnaires à faire du peuple de France le coeur des « Move foward ».

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    • charleswiseeder dit :

      Bonjour Antoine,

      Est-ce que tu peux développer un peu ? Cette notion de « Move Forward » est une notion que je ne connais pas.

      Une traduction littérale donnerait « porter en avant ». Ce qui pour moi s’applique parfaitement aux startups innovante.

      J’irais même plus loin en disant que ce qui caractérise un entrepreneur d’une startup innovante est qu’il est assez fou pour croire qu’il va changer le monde… et le pire c’est que certain y arrivent.

      Mais ta notion, semble désigner quelque chose de très diffèrent d’une société puisque tu sembles faire référence à des organisations sans but lucratif (peut être des associations ou des scop).

      Cordialement
      Charles

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