Qui serait assez fou pour investir dans une startup ?

Les français n’aiment pas le risque, c’est un fait. Une récente étude fait état de plus de 4.700 milliards d’euros d’épargne détenus par les français, majoritairement sur des livrets. Et hormis ce dernier type de placement, notre culture d’investissement reste encore très ancrée sur l’immobilier (il n’y a qu’à voir à quel rythme les projets de crowdfunding immobilier sont bouclés chez WiSEED). J’espère que cet article permettra de convaincre les WiSEEDers encore réticents ou frileux à l’idée de financer une jeune pousse. J’en ai moi-même financé une cinquantaine. 

Depuis ses débuts, WiSEED propose d’investir dans l’innovation et l’économie réelle en plaçant son argent dans une startup. Mais près de 90% des startups échouent, se dit-il souvent dans le capital-risque (en vérité, ce chiffre est plus proche de 60% selon une étude récente). Qui serait assez « fou » pour investir dans une jeune entreprise qui a toutes les chances d’échouer ? Par ce post, je veux justement partager mon expérience en tant qu’investisseur dans des startups via le crowdfunding (principalement chez WiSEED, mais également sur d’autres plateformes).

Investir dans une startup, ça consiste en quoi ?

Le principe même du financement participatif consiste à rassembler une somme d’argent conséquente issue de nombreux investisseurs (la foule). Quand vous investissez dans une startup, vous achetez des parts de cette société, avec pour espoir d’ici quelques années de revendre ces parts avec une plus-value substantielle. L’investissement dans une si jeune entreprise comporte bien évidemment un risque important, par la nature même de la société.

C’est un principe de base du capitalisme : la performance (votre plus-value espérée) est proportionnelle au risque que vous prenez. WiSEED a une page dédiée qui résume de manière très claire l’ensemble de ces risques. Le but n’est pas de faire peur, mais de donner une compréhension totale de là où vous mettez les pieds, et tout cela de la manière la plus transparente possible.

Ce qu’il faut principalement retenir est que vous ne devez investir que l’argent dont vous n’avez pas besoin, et imaginer que vous ne le reverrez sans doute jamais. Parfois, je considère même que je fais un don, étant donné la nature hasardeuse de ce placement… Même si, bien sûr, je n’attends qu’une chose de la boîte dans laquelle j’investis : qu’elle surperforme !

Investir une part de son patrimoine financier dans des startups permet de diversifier ses placements, en ayant une opportunité unique d’investir dans l’économie réelle, et de donner un véritable sens à son épargne. Le crowdfunding est bien plus qu’un simple investissement financier.

Choisir le projet dans lequel vous voulez investir

Chaque plateforme de crowdfunding met en avant les projets qu’elle souhaite voir financer. On y retrouve majoritairement une vidéo présentant l’activité de la startup et un ensemble de documents détaillant le projet, le marché, l’équipe et les prévisions financières. C’est ensuite à chacun d’analyser toutes ces informations pour décider ou non d’investir dans l’entreprise, en se posant différentes questions :

  • Le service/produit proposé correspond-il à un vrai problème ? Y a t-il un vrai marché ? Comment se positionne l’entreprise par rapport à la concurrence ?
  • L’équipe est-elle solide pour exécuter tout ce qu’elle a prévu de faire ?
  • Comment seront utilisés les fonds récoltés pour développer la boîte ?
  • Le Business Model choisit est-il robuste ? Scalable ?

Mais parmi tous ces critères d’évaluation, le plus important à mes yeux, est l’équipe. Car, au-delà d’un projet, vous investissez avant tout dans une équipe qui va avoir la charge d’exécuter l’idée de départ, et sans doute devra être capable de changer d’orientation (pivoter) si la solution initiale ne rencontre pas le succès prévu ou d’adapter le business model si celui-ci ne fait pas rentrer suffisamment d’argent dans les caisses.

Le plus important à mes yeux, c’est l’équipe

Le choix de la plateforme est également clé, et WiSEED réunit plusieurs conditions qui m’ont encouragé à me lancer. Sur chaque projet figure une page « Commentaires » où chacun (futur investisseur ou non) est invité à poser des questions. Chez WiSEED – ce n’est pas forcément le cas partout ailleurs – j’ai pu remarquer à chaque fois, une implication forte des dirigeants des startups qui répondaient de manière la plus honnête possible aux interrogations des WiSEEDers.

Tout le monde peut exprimer son point de vue et ses arguments ; cela vous aidera à vous forger une opinion sur le projet. Pour exemple, je peux citer les derniers échanges sur la nouvelle levée de fonds de Poietis, où certains ont pu exprimer leurs doutes, leurs inquiétudes, et tout cela dans la plus grande transparence.

Encore des points à améliorer…

Bien sûr, tout n’est pas rose dans le monde relativement jeune du financement participatif français. Il reste des mesures à prendre pour inciter davantage les français à placer une partie de leur épargne dans ce nouveau type d’investissement.

  • La prise de risque n’est pas assez récompensée. Aujourd’hui, dans la majorité des cas, votre investissement est déductible de vos impôts à hauteur de 18% pour l’IR et de 50% pour l’ISF. La France a besoin de se doter d’une fiscalité plus avantageuse pour encourager l’investissement dans l’économie réelle ;
  • Le crowdfunding doit encore être démocratisé davantage pour que chaque français ait connaissance de ce type d’investissement (au même titre que l’investissement en assurance-vie ou en actions) ;
  • Le financement participatif ne s’arrête pas le jour où les fonds sont versés. L’entrepreneur a tout à gagner à entretenir régulièrement des relations avec ses investisseurs. A ce jour, on n’exploite pas encore toute la force de la foule (ses compétences, son réseau) pour aider l’entrepreneur dans sa difficile aventure. Quand je trouve un article sur une pépite comme Glowee, que j’ai financée sur WiSEED, j’aimerais pouvoir la partager plus facilement avec les autres WiSEEDers.

Alors, prêt(e) à vous lancer ? Passez à l’action !

Malgré les différents éléments d’un projet (taille du marché, marge, business plan, etc.), l’investissement reste quelque chose de très émotionnel, car on croit au plus profond de nous au projet et à l’équipe qui le porte. Parfois, tous les indicateurs sont au vert, mais il n’y a pas la petite étincelle, et a contrario, même si tout n’est pas au vert, on a la foi, l’envie de croire en la réussite de cette startup.

Un projet vous a convaincu ? Vous avez pu analyser les différents éléments du dossier, et vous avez même pu poser des questions directement à l’équipe dirigeante ? Vous voilà donc prêt à investir. Grâce à un ticket d’entrée à 100 €, WiSEED est l’une des seules plateformes vous permettant d’entrer en douceur dans l’investissement en startups. Il n’y a plus à hésiter.

WiSEED est l’une des seules plateformes vous permettant d’entrer « en douceur » dans l’investissement en startups

J’espère que cet article aura permis de démystifier l’investissement en startups, et vous aura donné envie (et surtout confiance !) pour oser franchir le pas. A la différence d’un investissement en bourse, le financement participatif permet de devenir un investisseur actif, ambassadeur d’un projet auquel vous croyez.

Le financement participatif permet de devenir un investisseur actif, ambassadeur d’un projet auquel vous croyez

Chez WiSEED, en plus d’une très grande transparence (comme le témoigne la page Statistiques), le ticket d’entrée est à 100 € ; c’est la meilleure opportunité pour commencer à investir sereinement. Et s’il y a encore des points qui vous freinent pour vous lancer, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires de ce post.

fabien raynaudFabien RAYNAUD

WiSEEDer Premium

10 réflexions sur “Qui serait assez fou pour investir dans une startup ?

  1. charleswiseeder dit :

    Bonjour Fabien,

    Tout comme toi, je suis investisseur depuis quelques années sur Wiseed mais je ne suis pas certain que l’investissement en startup est fait pour tout le monde.

    N’y voyez la aucun jugement de valeur, ou volonté d’exclure des personnes. Mais c’est un problème de perception financière.

    Je m’explique, imaginez que vous avez 1000€ dont vous n’aurez pas besoin pendant 10 ans et que l’on vous propose 3 placements.

    -) un compte a terme qui vous rapportera 1% par an
    -) une SCPI avec 10% de frais à l’achat mais un rendement de 2,1% par an garantis automatiquement réinvestis.
    -) Un placement plus spéculatif sur deux support dont qui vous rapportera à coup sur 8,25% par ans et l’autre une perte intégrale mais vous ne savez pas le quel donc devez investir 50% sur chacun des deux.

    Si votre placement dure réellement 10 ans. Lequel de ces placements est le plus intéressant ?

    La réponse est que si les revenus sont réellement garantis alors le risque et le rendement sont identiques sur les 3 placements. Pourtant la réalité mathématique n’est pas la réalité que vous percevez.
    Le prix Nobel Daniel Kahneman appel cela les deux vitesses de la pensée. Votre esprit vous donne une réponse avant que votre raison n’ait eu le temps d’analyser le problème.

    Pour en revenir à notre situation. Certains, d’entre nous, bien qu’au global arriverons à sortir des rendements moyens importants, ne supporteront pas de subir une perte intégrale sur une part importante de leur investissement. Et je pense que pour investir dans des startups, il est nécessaire d’aller au delà des apparences, et d’avoir développé cette capacité de réfléchir en termes de portefeuille et non plus de projet.

    Aimé par 1 personne

    • Fabien Raynaud dit :

      Merci Charles pour ton retour.
      J’en conviens tout à fait : l’investissement dans une startup n’est pas un investissement standard, et n’est pas nécessairement fait pour tout le monde.
      Ta réponse me fait penser à une notion de vocabulaire où le français parlera de « capital risque » et où l’anglo-saxon parlera de « take a chance ». Dans un cas on voit le verre à moitié vide, dans l’autre à moitié plein. Une question de vocabulaire… mais surtout une vue d’esprit différente.Je pense qu’il y a encore de l’éducation à faire pour justement convaincre de plus en plus d’investisseurs à placer leur argent dans l’économie réelle.

      J'aime

  2. Gerald dit :

    Bonjour,
    Je suis tout à fait d’accord avec vous pour ce qui est de l’aide que pourrait apporter les actionnaires à l’entrepreneur. Chaque d’entre nous a des compétences, des relations, des réseaux qui pourrait apporter une plus-value à l’entreprise
    Le problème est d’arriver à mettre en relation tout ce petit monde

    Aimé par 1 personne

  3. Fabien Raynaud dit :

    Je pense que l’entrepreneur peut être effrayé d’avoir des centaines d’investisseurs lui poser des questions, lui suggérer des idées sur son produit, lui présenter son cousin Lucien qui pourrait l’aider à développer son business, etc.
    Il faudrait mettre en place un système où l’entrepreneur s’adresserait à ses investisseurs pour faire part de ses problèmes concrets (recrutement, développement commercial, etc.) et où les investisseurs pouvant apporter leur contribution pourraient répondre.
    Gageons que WiSEED en tant que plateforme pionnière et innovante saura relever ce défi (message subliminal à l’équipe WiSEED…) et adresser ce point, qui est dans la pure lignée de l’esprit « financement par la foule ».

    J'aime

    • YannigRoth dit :

      Merci Fabien, c’est bien noté. Nous y travaillons. Mais vous savez, ça n’est pas juste une plateforme technique à construire, c’est aussi une culture de l’entrepreneur à créer / avoir. Vous contribuez à ce que ce type de culture de la confiance s’installe, et pour cela nous ne pouvons assez vous remercier. Nous construirons les outils. En espérant que du côté des porteurs de projet, la mayonnaise prenne aussi !

      Aimé par 1 personne

      • Fabien Raynaud dit :

        Tout à fait d’accord avec toi Yannig. C’est en premier lieu, une volonté (ou pas) de l’entrepreneur. Certains jouent un peu le jeu, d’autres moins. L’outil pourra rassurer l’entrepreneur pour communiquer, sans avoir peur de devoir perdre du temps en se retrouvant à gérer toutes les sollicitations de la foule.

        J'aime

  4. Gregory Dupont dit :

    ce qui serait bien, c’est que…ce qui se passe en bourse…mettre a jour les informations quelles soient positives ou négatives tous les 3 mois

    ca peut peut-etre representer un frein pour les diverses directions, mais il ne faut pas oublier que ceux qui ont crus en leur projet on mis de l’argent dans la machine, et trouve normal d’avoir un droit (investisseur) ou un devoir (la start-up)

    je trouve pas tres normal que certaines sociétés communiquent 1 fois par moi sur des forum (facebook ou linked in), alors que sur les plateformes qui ont permis d’avoir un capital les infos ne sont pas là

    j’ai investi dans environ 10 start-up on verra dans 8-10 ans, comment ca se porte

    les francais sont de base assez frileux, quand on leur parle d’investir une partie de leur capital,et leur dire « attention c’est pas sur que vous recuperiez votre capital et si ca marche pas, bah ca vous aura servi comme expérience pour d’autre start up, a condition que vous n’ayez pas investi tout votre capital investissable sur 1 seule start-up »

    le francais de base ou moyen prefere mettre sur leur livret a, ou compte a terme..y a pas de risque ou peu

    en ce qui me concerne, pour le moment je n’ai plus de capital a investir, et les interets que je percevrai de lendix, lendosphere et credit.fr me permettra d’investir (en proportionnel of course) dans des parts d’immobilier sur wiseed….puis ensuite start-up de facon a equilibrer les risques que je prend

    Aimé par 1 personne

    • Fabien Raynaud dit :

      Je partage votre point de vue Grégory : le crowdfunding ne s’arrête pas à la levée de fonds.
      Tout comme ce domaine qui débute et n’est pas encore trop popularisé, il faudra à l’avenir un « contrat moral » entre le dirigeant et ses investisseurs indirects pour le partage d’informations.Ensuite, chaque investisseur peut bien suivre ces « poulains » sur les réseaux sociaux et relayer les bonnes nouvelles. Quant aux mauvaises nouvelles ou problèmes, cela rejoint l’aspect intéractions entrepreneur WiSEEDers dont je parlais dans un autre commentaire. L’entrepreneur a à sa disposition des investisseurs engagés. S’il explique ses difficultés, ce réseau pourrait lui venir en aide.

      Je comprends parfaitement que cette route encore longue vers d’avantage d’échanges entrepreneur – investisseurs peut effectivement rebuter à se lancer dans l’investissement en startups.

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s