Ambiotis : Une nouvelle sortie positive sur WiSEED

Ambiotis (à ne pas confondre avec Antabio, notre première sortie positive) est une biotech spécialiste de l’inflammation et de sa phase de résolution, financée en 2010 sur WiSEED. Il s’agissait d’une des premières startups du secteur de la santé à boucler un tour de table auprès d’investisseurs particuliers en crowdfunding. Nous sommes fiers de pouvoir vous annoncer la sortie positive des investisseurs ayant cru en ce projet.

Ambiotis : une expertise mondialement reconnue

Ambiotis est une biotech toulousaine qui propose aux industries pharmaceutiques, cosmétiques et alimentaires des services d’évaluation de leurs molécules en développement. Première société de recherche contractuelle (Contract Research Organization, ou CRO) à avoir travaillé sur la résolution active de l’inflammation, elle permet à ses clients d’accélérer la mise au point de leurs traitements visant des maladies inflammatoires comme la maladie de Crohn, l’arthrite, l’asthme ou la maladie d’Alzheimer.

Afin de construire et de développer son expertise, aujourd’hui mondialement reconnue, Ambiotis avait fait appel à WiSEED pour compléter un tour de table de 300K€, levant des fonds auprès de 50 WiSEEDers en 2010. Il s’agissait à l’époque d’une des premières levées de fonds en Equity Crowdfunding d’une biotech française, avec 5% du capital de la startup détenus par ces investisseurs.

Il s’agissait à l’époque d’une des premières levées de fonds en Equity Crowdfunding d’une biotech française

Aujourd’hui rentable, la société a décidé de racheter les parts détenues par les WiSEEDers grâce à un montage réalisé avec le Crédit Coopératif. Retrouvez Marc Dubourdeau, Président-fondateur d’Ambiotis, et moi-même dans la vidéo ci-dessous :

Selon Marc Dubourdeau : « WiSEED et sa communauté ont fait partie des premiers à croire dans notre projet, et leur contribution au développement de la société a été indispensable. Leur participation à cette levée de fonds a permis de trouver un effet de levier auprès d’autres investisseurs comme OSEO (actuellement BPI). Le renfort de notre structure capitalistique a projeté Ambiotis dans un avenir plus certain. La sortie est un événement très positif : elle démontre qu’Ambiotis a atteint un seuil de maturité lui permettant de rémunérer le capital et de conserver son indépendance. Nous sommes ainsi entrés dans une boucle vertueuse et espérons faire participer les collaborateurs de la société à sa croissance. »

La sortie des investisseurs négociée par WiSEED

En sortant du capital d’Ambiotis, les équipes de WiSEED ont négocié pour le compte de ses investisseurs un retour sur investissement de 27%. Pour ceux qui ont défiscalisé leur investissement, s’ajoute la réduction d’impôt et donc un avantage total de 52% (défiscalisation IR) voir 77% (défiscalisation ISF) par rapport au montant investi initialement.

Le ROI est de 27% sur cette opération. Pour ceux qui ont défiscalisé, il va de 52% (avec défiscalisation IR) à 77% (avec défiscalisation ISF)

La sortie d’Ambiotis est une nouvelle preuve de concept pour l’Equity Crowdfunding, et nous sommes fiers d’avoir pu participer au développement de cette société. Non seulement pour nos clients investisseurs, mais aussi pour les collaborateurs de cette biotech dont l’expertise est reconnue au niveau mondial.

En outre, le montage financier mis en oeuvre à l’occasion de cette sortie est une grande première dans le crowdfunding, rendue possible grâce à notre partenariat avec le Crédit Coopératif. Celui-ci a joué un rôle clef dans l’opération en rendant possible un montage de type LBO (leverage buy-out), réalisé avec cet acteur bancaire établi.

Le montage mis en oeuvre à l’occasion de cette sortie est une grande première dans le crowdfunding

Alors que le gouvernement cherche à favoriser le fléchage de l’épargne des français vers les PME et les ETI, cette sortie est un pas de plus pour faire de tous les français des investisseurs acteurs.

A bientôt sur WiSEED !

Louise_4_NB

Louise Chopinet

Responsable du Secteur Santé

WiSEED

36 réflexions sur “Ambiotis : Une nouvelle sortie positive sur WiSEED

  1. jerome7573 dit :

    Soit 3%/an sur 8 ans d’immobilisation subie (5.5%/an avec défiscalisation IR) si mes calculs ne sont pas trop faux.
    A comparer au taux de rémunération pour les placement moins risqués sur la même période (~2.5%/an en assurance vie Euro donc capital garanti et sortie quand on veut, ~4%/an en assurance vie actions « équilibrées » avec sortie quand on veut; 6%/an pour le CAC 40 NR qui dilue les risques sur 40 grosses entreprises et sans défiscalisation), et sachant que les sorties positives sont sensées compenser les sorties négatives…

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    • YannigRoth dit :

      Merci Jérôme pour votre commentaire. Il est vrai que ça n’est pas un multiple, mais nous sommes tout de même fiers d’avoir pu permettre et négocier cette sortie aux côtés de la direction de Ambiotis. Il y en aura d’autres, qui afficheront – nous l’espérons – des chiffres bien plus élevés. Au-delà du ROI, c’est une preuve que WiSEED est en capacité de s’organiser pour proposer des sorties aux investisseurs qui, rappelons-le, ont accepté la proposition de rachat. A bientôt sur WiSEED, Yannig

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    • charleswiseeder dit :

      Bonjour,

      Je suis aussi un peu déçu par le taux de rendement réel de cette opération. Mais déjà nous sommes sur une sortie positive avec un rendement supérieur à l’inflation. ( ce qui n’est pas le cas de tous les placements sur la même période) .

      De plus, je me permets de remettre ce qui est inscrit dans le guide investisseur :
      Sur 10 entreprises investies : • 3 seront liquidées (perte totale de l’investissement), • 2 permettront un multiple de 10 et +, •le gain des 5 dernières sera compris entre x1 et x3.

      Avec un coefficient de X1.27 , nous ne sommes donc dans la troisième catégorie.

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  2. Dominique dit :

    Bonjour,
    Je me suis fait la même réflexion que Jérôme. On ne va pas cracher sur la soupe, chaque sortie positive est à fêter mais 5.5% sur 8 ans, complètement bloqué, avec des sorties négatives à compenser, il faut plus pour attirer les investisseurs.
    J’en profite pour poser une question à propos de l’argent bloqué, Avez-vous dans vos cartons des projets de mettre en place des échanges d’actions entre souscripteurs pour permettre à certains de sortir plus tôt ?

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    • YannigRoth dit :

      Bonjour, non cela ne fait pas partie des projets prioritaires chez WiSEED. Actuellement nous nous concentrons sur les dossiers entrants, la qualité du suivi de participation et le travail sur les sorties. Amener un marché secondaire aura(it) un intérêt certain, mais ça n’est pas une priorité parmi tous les sujets sur lesquels WiSEED travaille actuellement. Bien cordialement, Yannig

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  3. Frederic dit :

    Bonjour
    De mon côté, cette sortie me laisse perplexe car sans tiers extérieur, on peut s’interroger sur la valorisation retenue pour cette sortie. Globalement on se retrouve avec
    – des fondateurs qui ont tout intérêt à racheter moins cher (c’est normal!),
    – Wiseed qui n’a pas d’intérêt particulier si ce n’est de sortir car cela libère du temps/ressource et cela permet de montrer une sortie positive…
    A moins que d’autres investisseurs (hors Wiseed) soient aussi sortis, il n’y a donc personne avec un intérêt aligné avec celui des Wiseeders pour négocier un prix juste.
    Je ne dis pas que la valorisation est mauvaise (je ne suis pas investisseur et donc ne connais rien de ce dossier), je dis juste que la nature de cette opération ne permet pas de garantir une préservation des intérêts des Wiseeders.

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  4. Vincent dit :

    Je ne connais pas le dossier de l’entreprise en question, mais si elle a bien progressé, qu’elle arrive à dégager des bénéfices et s’auto-développer, pourquoi brader les parts détenues par les Wiseeders ?
    Car clairement, au vu du risque de ce genre d’investissement et de la durée d’immobilisation, les 3%/an hors défiscalisation paraissent bien maigres (même une assurance vie en fond € fait mieux). Les 27% de ROI prennent-ils en compte les frais Wiseed ?
    Je compte pas la défiscalisation, car globalement, elle ne fait que compenser les sorties négatives.

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  5. Belle Plagne Premium dit :

    Il serait interessant d’avoir des statistiques.
    Si on se refere au site :
    – 2 sortie positive (dont une qui n’apparait pas encore)
    – 9 sorties negatives
    On attend la sortie avec x10 ou 20 …
    Ce d’autant que je ne suis pas sur que le site soit vraiment à jour sur les sorties négatives (il me semble que Newind n’existe plus ? non mentionné dans les sorties).

    Cordialement,

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  6. dominique dit :

    A lire tous ces commentaires, pour les investisseurs cohérents, il ne faut pas investir pour si peu, le risque n’est pas rémunéré, je possède une assurance en fonds euros à 4.5 % garantie jusqu en 2061 y a pas photo. Il faut mieux investir dans l immobilier crowfunding à 12 % en étant très attentif à la sélection des projets, ne pas investir à moins car certaines plateformes prennent plus intérêt aux promoteurs qu aux investisseurs. les projets mal rémunérés sont à éviter par principe sachant que le secteur immobilier va devenir plus difficile

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  7. PASCAL THIRION dit :

    27% pour l’investisseur c’est à dire en tenant compte de la rémunération de Wiseed (qui est logique) ou hors rémunération. Cela change beaucoup le résultat qui est de toute façon très faible.

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  8. Jérôme dit :

    Bonsoir,
    Effectivement cela peut paraître faible, en LBO, et effectivement c’est pas … Antabio.
    Mais c’est une sortie positive. Ne restons pas que franco-français a ronchonner pour les 50 wiseeders qui ont financé le projet, et fêtons cela ensemble avec Wiseed !
    BàV
    Jérôme

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  9. Pierre T. dit :

    Amusé de voir le débat sur le ROI rebondir ici, avec son utilisation par WISEED comme argument promotionnel. Ce qui me donne donc raison sur le fond (désolé, Jérôme 😉
    Contrarié par contre que le concept soit biaisé par des chiffres non actualisés, comme les autres commentaires l’ont relevé. Pas très « fair » de la part de WISEED, car cela peut tromper les béotiens… Il n’y a rien de mal à générer une plus-value de 27% (c’est mieux qu’une faillite !), mais sans actualiser ce résultat sur la période de placement (plus de 8 ans pour ce projet), c’est pas du « Return On Investment », mais plutôt du « Risk Outrageously your Investment »…

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  10. Marc Vandersteen dit :

    Bonjour,
    Pas de quoi pavoiser…. Les rendements plutôt maigres des deux sorties ‘positives’ réalisées jusqu’à maintenant sont loin de compenser les pertes totales des dossiers ayant mal tourné.
    Plutôt que de vouloir annoncer à tout prix des sorties pseudo-positives, Wiseed devrait avoir la patience d’attendre une vraie sortie positive (ce qui, pour moi, signifie au moins un multiplicateur 5, au minimum). Car, en dessous de cela vous savez que cela ne compensera pas les pertes dues aux sorties négatives (qui, elles, représentent, dans la plupart des cas 100% de pertes). Donc, non, pour faire court, cela ne me convainc pas du tout. Au contraire, si les entreprises de crowdfunding devaient se contenter de ce genre de deal à la petite semaine, cela aurait plutôt tendance à me faire fuir…

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  11. pesquet dit :

    bonjour
    on va dire que s’est mieux qu’une perte totale mais pas de quoi de sauter au plafond ?
    j’aurai voulu savoir pourquoi un si peu rendement alors que l’entreprise est rentable?
    qu’elles sont les arguments pour cette petite sortie ?

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  12. Vincent dit :

    Peut-on avoir une réponse de Wiseed pour savoir si le ROI annoncé est uniquement la revalorisation des parts (+27%) ou s’il prend également en compte l’ensemble des frais Wiseed ?

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  13. louisewiseed dit :

    Bonjour,

    Je me permets de ne faire qu’un post dans l’objectif de répondre à l’ensemble des commentaires qui s’étonnent d’un si faible rendement alors que l’entreprise est rentable.

    Tout d’abord, rappelons le contexte : les débuts de WISEED et un projet qui ne correspond plus à ce que nous cherchons à vous proposer aujourd’hui. Le modèle est un modèle de service en B2B dans le secteur de la santé, avec une orientation plus PME que Licorne. Il est donc normal que la croissance de la société, bien que très pertinente et réaliste, ne permette pas aux investisseurs une sortie avec un multiple important. Cela n’a jamais été l’objectif d’Ambiotis que de se développer à coup de tour de tables successifs et de grossir pour atteindre une forte valorisation.

    Nous nous plaçons donc dans un contexte où, bien que l’entreprise soit rentable, elle n’a pas la volonté de faire entrer de nouveaux investisseurs, ou de faire une entrée en bourse… C’est une stratégie, à l’image du dirigeant de l’entreprise et des choix qu’il a fait pour sa société. Ce n’en est pas moins une réussite.

    La réussite réside dans la pérennité de la société, la valeur des produits qu’elle développe, et l’impact qu’elle a dans son secteur en amenant une réelle solution à ses clients (en particulier ici dans la recherche médicale). La réussite c’est aussi d’avoir des emplois à la clef, pérennisés, et un impact économique local.

    Le crowdfunding en capital, ce n’est pas seulement la recherche de la performance (que nous espérons tous), mais aussi la possibilité de participer, au niveau de chacun, au développement d’une entreprise. L’exemple d’Ambiotis reflète parfaitement cet objectif : l’intervention des WiSEEDers a été salvatrice pour l’entreprise, lui a permis de continuer à se développer et de continuer son activité.

    Le management rachète nos actions à la hauteur de ses moyens, la société n’étant pas dans une logique d’hyper croissance avec des hypothèses et des valorisations qui s’envolent. C’est un deal juste.

    En résumé, à ceux qui trouvent que le rendement obtenu ne mérite pas d’être mis en avant, je pense que ce type de placement ne correspond pas à vos attentes. En revanche, les WiSEEDers qui ont participé à l’aventure (et ne se sont pas prononcé ici), sont à mon humble avis ravis d’avoir aidé la société à se développer, et ravi d’avoir un retour sur investissement, même minime.

    Il est important d’embrasser l’histoire de cet investissement dans son ensemble, et non de se focaliser sur le chiffre final. La récompense se retrouve à d’autres niveaux que sur l’unique critère ROI.

    Bonne journée,
    Louise

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  14. Michel Nizon (@MichelNizon) dit :

    Existe-t-il une garantie du prix de la sortie imposée aux wiseeders à la hausse s’il s’avérait que Ambiotis se vende avec un multiple de ce prix dans les 2 ans à une grande entreprise ? Retrouve-t-on cette clause de sortie « Ambiotis » en standard aujourd’hui sur les nouveaux projets ?

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  15. stephaniewiseedcom dit :

    Bonjour et merci à tous pour vos commentaires,
    Comme souvent sur ce blog, tous les avis s’expriment, positifs et négatifs… tant mieux. Je ne reviendrai pas sur chacun d’eux qui sont évidemment absolument légitimes, que vous soyez satisfaits ou non.
    Je voudrais juste vous livrer plusieurs réflexions qui me viennent à vous lire et d’autres que je formule depuis déjà longtemps.

    D’abord, la question du retour sur investissement.
    Est-il bon ? Trop faible ? Trop élevé (j’ose poser la question !) ? Chacun en juge en fonction de ses critères, de son expérience, de sa stratégie d’investissement. Il faut aussi le mettre en perspective de la situation et de la stratégie de l’entreprise. Louise l’a bien exposé.
    La comparaison avec le rendement servi par d’autres supports soulève une question de fond intéressante. Pour être objectif, il faudrait comparer le rendement servi aux investisseurs à celui de classes d’actifs comparables, en l’occurrence le capital-amorçage.
    La comparaison avec des taux de rendement sur l’assurance-vie ou des fonds en euros ou avec le financement d’un projet de promotion immobilière me semble pertinente dans le cadre d’une réflexion d’allocation globale de son épargne entre différentes classes d’actifs.

    En cela, la finance comportementale nous donne quelques pistes intéressantes en permettant de préciser davantage ce que signifie cette fameuse « aversion au risque » qui dicte, selon beaucoup, les comportements d’investissement. Pour être plus précis, elle invite, notamment, à apprécier trois éléments pour chercher des investissements qui les satisfassent : l’aversion à la perte ; l’appétence au gain ; la sensibilité à l’incertitude.
    C’est ce que nous vous encourageons à faire : sur WiSEED en proposant des produits financiers et des sous-jacents diversifiés ; et, évidemment, avec des produits plus classiques.

    Ensuite, la question de la valorisation de la société (bien sûr étroitement liée à la précédente).
    J’avoue que je suis assez choquée (mais pas surprise) de l’évolution, très présente en France et ailleurs, qui tend à mesurer la valeur d’une société non pas au résultat qu’elle est capable de générer ou aux services qu’elle apporte à la société mais aux fonds qu’elle lève.
    La « course à la licorne » ou à « la pépite » devient presque un sport national qui fausse de plus en plus notre jugement. Nous nous retrouvons bien souvent dans la situation paradoxale où une entreprise qui génère chiffre d’affaires et résultat « vaut » moins qu’une entreprise en perte. Et les pertes abyssales de certaines pépites ou licornes sont inversement proportionnelles à leur valorisation lors de tour de table improbables.
    On en vient à oublier certains fondamentaux et à rejeter dans l’ombre les belles PME de nos territoires. A tel point que nombre de dirigeants de PME me disent « je ne pourrai pas dire que je suis une startup » ?

    Vous soulevez, en filigrane, une autre question, aussi essentielle de mon point de vue : celle du partage équitable de la valeur-ajoutée et de la plus-value entre toutes les parties prenantes d’une entreprise : internes et externes, salariés et actionnaires, dirigeants et management…
    En l’occurrence, dans le cas d’Ambiotis, voilà une startup qui a su développer son activité sur le marché, pas facile d’accès pour une petite entreprise, des biotechs en proposant un service dont les bénéfices sociétaux sont évidents, qui a créé de l’emploi. De mon point de vue, cette création de valeur mérite d’être partagée avec les salariés qui ont contribué à son augmentation, démarche qui sous-tend l’opération d’Ambiotis avec ce LBO. Pour que cela soit possible, la valeur de la société doit être compatible avec un endettement viable pour la société, sur le long terme.
    C’est ce subtil équilibre que les équipes de WiSEED ont essayé de construire. Avec l’intervention d’un tiers, en l’occurrence le Crédit Coopératif, qui a rendu l’opération possible (et qui y trouve bien sûr un intérêt) en accordant un prêt pour le rachat des parts des WiSEEDers. Il fallait aussi que cela corresponde aux critères d’intervention d’une banque.

    Enfin, il y a la question de savoir quand il faut sortir. D’expérience, dans le capital-amorçage, une cession de ses parts quand l’opportunité se présente, même si le multiple est moindre qu’espéré, est toujours préférable. Justement parce que cela permet de réallouer son épargne, de « faire tourner » son portefeuille.
    Or, malgré les promesses des uns ou des autres, le « cash-out » des investisseurs historiques est extrêmement rare : ni les venture-capitalistes ni les investisseurs corporate n’acceptent facilement de racheter les parts des actionnaires minoritaires. Ou alors dans des conditions proprement inacceptables, au motif que le rendement a déjà été réalisé grâce à la déduction fiscale réalisée lors de l’investissement. C’est oublier que cette incitation fiscale couvre, en partie, le risque que l’on prend en investissant de façon dédiée (c’est à dire projet par projet) et pas de façon mutualisée.

    D’où l’approche que j’essaie de faire valoir auprès des décideurs politiques :
    • Les incitations fiscales à l’entrée masquent complètement les éléments que j’évoquais plus haut (aversion à la perte, appétence au gain et sensibilité à l’incertitude),
    • Un mécanisme permettant de déduire de son revenu imposable les pertes réalisées me semblerait plus vertueux. Ce mécanisme est en vigueur pour les personnes morales quand elles investissent. Ce serait simple de l’étendre aux investissements des particuliers. Il existe en Grande-Bretagne, avec le succès que l’on connait !

    J’avoue que si l’idée séduit mes interlocuteurs, ils ne semblent pas encore prêts à franchir le pas. Le débat est ouvert !

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    • jerometlse dit :

      Bonsoir Stéphanie,
      J’apprécie votre recul et la sérénité de vos propos.
      Par contre quand je lis: Vous soulevez, en filigrane, une autre question, aussi essentielle de mon point de vue : celle du partage équitable de la valeur-ajoutée et de la plus-value entre toutes les parties prenantes d’une entreprise : internes et externes, salariés et actionnaires, dirigeants et management…
      Oui c’est la dérive totalitaire du « capitalisme » (même ici ???) ou l’on n’accepte plus que le chiffre, à la réalité quotidienne. Je ne reviens pas sur le ROI 😉 mais c’est stigmatisant.
      C’est ce que je n’apprécie pas non plus dans les levées immo. dont je me refuse a participer du fait des rendements (qui assure un risque?) hallucinant – 12% / coût de l’argent actuel ?- ou sur les Obligations avec des taux de rendements irréels pour le préteur, au détriment des sociétés coops. ou équitables qui lèvent des fonds pour se développer ou investir.
      M’enfin je ne crois pas être majoritaire.
      J’exprime juste ici le fonds de ma pensée.
      Peut-être à l’avenir faudrait il informer le Wiseeder sur le type d’investissement proposé, comme « père de famille » / « très risqué mais fort potentiel ». Une forme de rating déjà proposé dans l’immobilier.
      Bien à vous
      Jérôme

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      • jerome7573 dit :

        « Une forme de rating déjà proposé dans l’immobilier. »
        Peut-être la le quiproquo : la prise de participation dans une entreprise est généralement très risqué, donc on attend une grosse plus-value (sinon c’est un « demi-échec » si on récupère sa mise + l’équivalent d’un placement peu risqué) pour compenser les autres très risqués, et si c’est moins risqué (5%, c’est l’équivalent du risque pour de l’EnR) il faudrait l’afficher. Un rating « placement avec peu de risques donc attendez-vous à genre 5%/an » ou « placement avec beaucoup de risques donc on a pour objectif plus de 15%/an ») pourrait être intéressant (comme ça on pourra se baser sur une cible pour estimer si ça correspond au risque estimé ou pas).
        La, on a l’impression que c’était une placement jugé initialement comme très risqué (levée de fonds et pas un emprunt qui serait prioritaire sur les actionnaires, TPE) qu’on essaye de faire passer pour peu risqué quand le taux final n’est pas terrible (par rapport à une cible pour un investissement très risqué).

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  16. olivier dit :

    Bravo a l’entreprise!
    Heureux qu’une sortie soit possible même avec un petit rendement.
    Mais ce qui me chagrine dans ces projets startup c’est que l’investisseur n’a pas le choix au final. Wiseed se met d’accord pour sortir, et voilà l’investisseur remboursé. Mais peut être que certains aimeraient continuer à suivre l’aventure, espèrent voir progresser encore plus la boite, et voudraient rester au capital?
    Imaginez google financé par le crowdfunding a ses débuts, et un investisseur qui aurait pu garder ses parts dans le capital.

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  17. jerome7573 dit :

    « l’investisseur n’a pas le choix au final. Wiseed se met d’accord pour sortir »
    Euh… Ben si: « investisseurs qui, rappelons-le, ont accepté la proposition de rachat. » (plus haut). Wiseed accompagne, propose aux investisseurs, qui eux ont le droit de vote.
    C’est certes un choix collectif, mais c’est normal, c’est la règle du jeu pour pouvoir gérer des petits montants. Si vous voulez investir en direct, libre à vous de négocier directement avec les entreprises (avec les contraintes qui en découlent en tant qu’investisseur en direct, comme par exemple de se faire dire que c’est trop chiant à gérer en direct vos 20 € donc allez voir ailleurs).

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  18. charleswiseeder dit :

    Bonjour Stéphanie,
    Je pense pouvoir parler au nom de beaucoup en disant que ce qui est critiqué n’est pas ce projet en tant que tel. C’est que s’agissant de la seule sortie positive récente, ce rendement est traité comme un nouveau référentiel d’espoir de gain pour l’investissement en startup.
    Or, sachant que vous (Wiseed) avez évalué le risque de perte total en capital de l’ordre de 30% sur ce type de placement. Il est difficile de se satisfaire d’un espoir de gain équivalent à un placement avec un risque quasi nul qui ne permettra jamais de couvrir ses pertes.
    Cordialement
    Charles

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  19. Heurtebize dit :

    Je peux comprendre l’argument se vouloir proposer une sortie aux investisseurs (7 ans commence à etre long et est coherent avec l’objectif moyen d’un fonds dminvestissement de sortir en 5 ans) mais ce qui me fait un peu tiquer egalement plus que le chiffre de 27% de ROI en lui meme – et qui, disont le, me font avoir des doutes sur la capacité et la volonté de wiseed de negocier un deal qui optimise la valeur financiere de mes investissements en cours – c’est le fait que ce faible rendemenr ait été réalisé dans un contexte de LBO (de MLBO même si je deduis bien de l’article). Il est compliqué de faire une analyse dêtaillée car je nai accès à aucun chiffre, mais typiquement en prenant l’hypothese d’une dette senior de LBO à 6% (qui generalement denote une bonne stabilité financiere de la société emprunteuse qui à elle seule serait dans beaucoup de cas suffisante pour justifier un rendement supérieur à celui offert dans le cas présent aux wiseeders) cela signifie 1) qu’une source de financement (argent des wiseeder) rémunérée à moins de 5% annuels est remplacée par une source de financement plus couteuse et 2) que donc le retour sur equity attendu sur les prochaines années est bien plus élevé que le cout de la dette et le rqchat est une maniere pour les actionnaires principaux et les employés de profiter de ce boost de valeur sans en faire profiter les investisseurs initiaux.
    Une autre explication possible et qui me semble recevable (encore une fois theorique car je nai pas eu accès aux chiffres) est que la valeur d’entrée était deja assez élevée (trop?) ce qui pourrait donc saccorder avec une valorisation “juste” à la sortie et une rentabilité neanmoins faible

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    • charleswiseeder dit :

      @HEURTEBIZE sachant que je n’ai pas non plus les chiffres, Il y a une autre option. Que les associés rachètent les parts sans logique financière. En effet, les médecins et les financiers ont souvent du mal à collaborer s’ils n’ont pas un intérêt fort à travailler ensemble. Le coût financier est peut être jugée négligeable par rapport au coût humain.
      En effet, prenons les chiffres à la louche :
      Les actionnaires rachèteraient avec un coût théorique à 6% Brut (je me base sur votre estimation).
      Apres déduction sur l’IS le reste à charge de la société serait de 4%.
      Si l’on suppose que la société maintiendrais son rendement, cela représenterais 3% (TRI versé aux investisseurs) + les frais prélevé par Wiseed, disons que cela représente un impacte de 0.5%.
      Le cout financier réel du changement serait de 400 K€ * (4%-3%-0.5%) = 2000€. Cout qui peut sembler négligeable à l’échelle de la société. Surtout si cela dégage du temps pour la production en allégeant les procédures.

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  20. DEZ dit :

    Bonjour,
    Après avoir lu l’ensemble des commentaires, je me permets de rajouter mon avis.
    Je trouve la performance infime. Autant proposer, pour le même risque, un nouveau service dans ce cas : service d’avance en compte courant, ce sera rémunéré le double et pas bloqué pendant de nombreuses années.
    Il faut être honnête, pas un seul wiseeder n’investit dans une société pour faire 3% par an, si c’est le cas alors qu’ils fassent des dons à des assos qui s’occupent d’aider des sociétés, c’est déduit à 66% du montant de l’impôt. ça revient au même.
    Je trouve la comm’ de Wiseed très légère à nous dire qu’on a mal lu les intentions de départ et qu’ici on fait de la philosophie. Si c’est le cas alors pourquoi Wiseed prendrait 20% de frais sur la vente après avoir pris un montant conséquent à la société qui passe par Wiseed.
    ça me conforte en tout cas dans ce que je disais il y a quelques années, ce n’est pas forcément le prix de vente qui est bas mais le prix de l’action lors de l’entrée au capital qui est délirante. Une société valorisée 1 million au lieu de 3 millions à la souscription, permettra de multiplier par 3 le ROI qu’on la vende 4,5, ou 10 millions….et pourtant il n’y avait que 2 millions d’écart entre ces 2 valorisations…
    D’ailleurs cela rejoint les propos de la présidente, je reprends son argument : comment peut-on valoriser des sociétés en deficit de plusieurs millions (licorne ou non) et valoriser la même société rentable seulement 27% ou 30% de plus, plusieurs années après ??????
    En bref, je n’incrime pas Wiseed, j’ai participé à 3 levée de fonds et peut être bientôt à une autre, mais je ne comprends pas l’avis favorable à la vente des wiseeders pour ce montant !

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