Unilend, SmartAngels, crise de croissance… Vérités et contre-vérités sur le marché du crowdfunding

« Mer agitée à très agitée » pour le secteur du crowdfunding ! J’imagine que vous êtes nombreux à avoir vu/lu les derniers articles parus sur notre profession (un lien par mot). Les médias spécialisés, qui suivent le secteur ont tenté de faire la part des choses ; les médias davantage « grand public » (et qui connaissent bien moins le marché) n’ont pas manqué d’inspiration pour accrocher leurs lecteurs. Je n’y reviendrai pas davantage, alimenter la polémique me semble tout à fait contre-productif.

Il ne m’appartient pas non plus de juger ici des raisons qui ont conduit Unilend à la liquidation judiciaire. Pas plus que d’apprécier l’opportunité du pivot stratégique qu’a opéré Smartangels (son fondateur l’avait d’ailleurs annoncé il y a plusieurs mois) avec un recentrage radical sur une activité de prestations de services aux émetteurs.

Des questions de fond mal abordées par les médias

Ces actualités soulèvent cependant plusieurs questions de fond essentielles, à côte desquelles sont, me semble-t-il, passés les médias. J’en retiendrai 3 principales.

La première vient de ces jugements hâtifs, condamnant à la mort certaine l’ensemble d’une profession, au motif que l’un de ses membres a échoué. Rappelons que le secteur du crowdfunding est jeune… Si l’on suivait ce raisonnement, nombreux sont les secteurs qui auraient déjà dû être anéantis parce qu’une startup ou une entreprise a échoué.

Nombreux sont les secteurs qui auraient dû être anéantis parce qu’une startup ou une entreprise a échoué

Il serait plus pertinent de s’interroger sur les conditions nécessaires pour rendre viables les modèles économiques et de développement des plateformes. Notre activité répond à une attente exprimée par les particuliers, ou en tous cas un grand nombre d’entre eux, de reprendre la main sur la destination de leur épargne, pour ceux qui en ont. J’ai la prétention de croire que cette attente n’est pas un phénomène de mode mais s’inscrit dans une évolution sociétale plus large. La réglementation qui nous concerne depuis 4 ans prend en compte à la fois cette tendance et la nécessaire protection des épargnants. Mais l’atteinte d’une taille critique est vitale pour les plateformes. Comment articuler au mieux ces deux impératifs ?

La deuxième question est celle du niveau de risque extraordinaire que porte le crowdfunding. Là encore, la formule est rapide et masque la vraie réalité : ce n’est pas le crowdfunding (en prêt ou en investissement) qui est intrinsèquement risqué mais les sous-jacents financés. C’est à dire de jeunes entreprises innovantes, des TPE ou des PME.

Et pourquoi est-ce risqué ? Parce que le développement de leur activité, qui garantirait plus certainement des retours sur investissements, est compliqué en France. Notamment parce que, pour elles, l’accès au marché (des clients, j’entends) est souvent entravé, parce que, justement, elles manquent de moyens pour financer leur développement, leurs investissements, leur déploiement international…

Troisième question non traitée : sommes-nous, Français, si averses au risque que ça ? Comment nous familiariser mieux avec le risque ? Ces questions sont posées en boucle par tous ceux qui vous proposent de « décider pour vous ».

Ce faisant, on ne s’intéresse pas aux 3 critères fondamentaux dans la prise de risque : l’aversion à la perte, l’appétence au gain et la sensibilité à l’incertitude. Or, c’est en comprenant mieux la façon dont les uns et les autres arbitrons entre ces 3 critères que nous progresserons collectivement.

L’AMF a publié, début 2018, le premier Baromètre de l’épargne et de l’investissement, une étude annuelle sur les attitudes et opinions des épargnants à l’égard des produits financiers. Plusieurs résultats étaient très intéressants… mais ont malheureusement été peu relayés. Vous me direz : rien d’étonnant ! Jugez plutôt :

francais epargne

Source : Autorité des Marchés Financiers

Ou encore :

francais epargne 2

Source : Autorité des Marchés Financiers

L’actualité est brûlante, mais qu’en est-il réellement ?

Pour un secteur moribond, ça ne va pas si mal : 36% de croissance au 1er semestre 2018 sur le segment du crowdfunding (collecte auprès de particuliers), tous métiers confondus. Ce qui porte à 1 milliard d’euros la collecte de fonds auprès de particuliers entre 2013 et fin juin 2018.

Certes, les évolutions ont été contrastées au 1er semestre :

  • Progression du don de 25%, un taux de progression régulier depuis plusieurs années ;
  • Progression de 176% du prêt, tout de même (prêt aux entreprises et obligations) avec un montant de 139 M€ dont 70% en obligations
  • Diminution de 50% de l’investissement en capital. Pour certains de nos confrères, l’impact de la suppression de l’ISF (et de la déductibilité qui lui était liée) a été significative (si je puis dire !). Mais ceci n’explique pas tout : ma lecture est que de nombreux investisseurs ont reporté leurs investissements sur des produits moins risqués ou plus courts (le financement de projet en obligations par exemple). C’est aussi, et je l’avais constaté lorsque je présidais un réseau de business angels, la manifestation d’une sorte de « cycle de vie de l’investisseur » qui attend des retours sur investissement avant de s’engager à nouveau.

Ces éléments devraient alimenter une réflexion qui permettrait, enfin, de mettre en place des mesures propices au soutien du financement de l’économie par les particuliers : vrai amortissement des pertes par exemple (et pas simple netting entre les pertes et les gains) plutôt que carottes fiscales à l’entrée, mécanismes de garantie (aujourd’hui accessibles aux seuls investisseurs institutionnels via la PBI ou le FEI… je fais le pari que cela change le comportement face au risque), conditions de développement de l’activité des entreprises, surtout des petites…

Parlons des taux de défaut qui auraient, selon UFC-Que Choisir, explosé sur les plateformes de prêt. Là encore, une analyse plus fine et documentée aurait été utile pour faire vraiment œuvre de pédagogie vis-à-vis des consommateurs. Mais je préfère nettement vous renvoyer à la lecture d’un excellent papier, expérience vécue à l’appui :

Les indicateurs mis au point par FPF sont évidemment perfectibles, doivent être systématisés, et nous les ferons évoluer. Nous devons également mettre en place une analyse similaire concernant l’investissement en capital, dont le risque de perte est lui nettement plus élevé. Nous y travaillerons.

Dans cette perspective, FPF prépare une analyse objective du marché du crowdfunding et de ses perspectives. Elle sera diffusée dès que le bruit actuel la rendra plus audible.

Et, après 1 an et demi de travail en son sein, une évolution prometteuse de l’association sera présentée à l’assemblée générale de ses membres fin novembre : ouverture à de nouveaux acteurs qui ont développé des activités autour et en lien avec le crowdfunding, création d’un collège des bénéficiaires (contributeurs particuliers et porteurs de projet) pour donner aussi une représentation formelle aux utilisateurs des plateformes.

D’ailleurs, je vous invite à adhérer nombreux à FPF dès lors que – et si – l’AGE du 29 novembre adopte cette nouvelle organisation !

Et WiSEED dans tout ça ?

Dans ce contexte de turbulence, plusieurs d’entre vous nous ont posé la question « Est-ce que cela peut arriver à WiSEED ? ». Et si oui, « Que se passerait-il pour les WiSEEDers ? ». Pour commencer, comme toute plateforme, WiSEED n’est naturellement pas à l’abri d’une baisse brutale de son activité l’obligeant à cesser cette activité. Une procédure est évidemment prévue dans ce cas :

  • Procédure de gestion extinctive mise en place et gérée par notre prestataire de services de paiement, LemonWay ;
  • Procédure de reprise des WiCAP pour le suivi de participation, une partie des frais de gestion est d’ailleurs provisionnée pour faire face à des coûts occasionnés le cas échéant.

Cela dit, la situation de WiSEED est très différente de celles de nos deux confrères cités au début de ce billet.

Une stratégie d’insertion dans la chaîne de financement

D’abord, WiSEED se positionne sur un marché très différent de celui du prêt aux entreprises. Nous intervenons justement là où existent des besoins de financement non couverts ou pas suffisamment couverts. Et, surtout, nous intervenons, sur la chaîne de financement, en complément des autres acteurs (banques, fonds d’investissement…), que ce soit en dette sous forme d’obligation ou en capital.

Nous intervenons là où existent des besoins de financement pas suffisamment couverts et, surtout, nous intervenons en complément des autres acteurs

La concurrence est donc beaucoup moins frontale pour WiSEED que pour d’autres acteurs, notamment face à des conditions de marché (l’évolution des taux par exemple) sur lesquelles nous n’avons pas la main.

Une stratégie de diversification du risque d’entreprise

Depuis plusieurs années, WiSEED met en œuvre une politique de diversification de ses activités afin de construire un positionnement multi-marchés et multi-produits financiers. La conséquence est un portefeuille d’activités plus diversifié et mieux équilibré qui nous permet d’être plus résilient face aux variations des différents marchés sur lesquels nous intervenons.

WiSEED construit un portefeuille d’activités plus diversifié qui nous permet d’être plus résilient face aux variations des différents marchés

Cette stratégie nous est parfois reprochée parce que perçue comme une dispersion ou comme une approche généraliste qui nous rendrait moins experts sur nos marchés d’intervention. Nous faisons cependant la preuve (j’ai en tous cas la prétention de le croire) qu’il est tout à fait possible de constituer et d’animer des équipes expertes sur tel ou tel secteur (elles le sont, à n’en pas douter) et d’avoir un positionnement multi-marchés qui permet d’apporter la qualité de service à nos clients, investisseurs et porteurs de projet.

Bien évidemment, nous avons encore des progrès à faire.

Permettre à nos clients de diversifier eux-mêmes leurs investissements

Cette stratégie permet à WiSEED de proposer à ses clients investisseurs particuliers de réaliser eux-mêmes leurs propres arbitrages entre, justement, les 3 critères que j’évoquais plus haut : aversion à la perte, appétence au gain, sensibilité à l’incertitude. Ainsi, WiSEED propose une gamme de produits d’investissement variés qui combinent : différents niveaux de risque, différents niveaux de rentabilité attendue (mais pas garantie), différents horizons d’investissement….

Avec, encore et toujours, la possibilité pour vous d’équilibrer la satisfaction de motivations « aspirationnelles » (donner du sens à ses investissements, avoir un impact positif sur l’environnement et la société avec son argent) et de motivations financières (recherche de rendement, dynamisation de son épargne…).

Ce faisant, l’entreprise est moins sensible au cycle de vie de l’investisseur. De même que nous sommes moins sensibles aux dispositions fiscales d’incitation à l’investissement (ISF puis IR-PME). En 2016, moins de 10% des flux collectés auprès de vous étaient liés à une déduction ISF (sur la seule collecte éligible c’est-à-dire investissement en capital dans des PME). Comparé à la collecte totale, c’était moins de 2%.

Notre statut PSI impose un pilotage extrêmement rigoureux

Enfin, notre statut de Prestataire de Services d’Investissement, s’il est, pour l’entreprise, très contraignant en termes de procédures de contrôle et de fonctionnement, et donc coûteux, nous oblige à un reporting vis-à-vis du régulateur (l’ACPR). Nous suivons de façon stricte et régulière (trimestrielle, semestrielle, annuelle) des ratios de solvabilité, de liquidité, de fonds propres.

Si nous venions à passer en-dessous de certains seuils sur ces ratios, nous devrions mettre en place des mesures correctrices pour renforcer la capacité de l’entreprise à faire face à une baisse d’activité : levée de fonds, déblocage d’une ligne de trésorerie, réduction de charges…

Conclusion 

Pour conclure, et sans évidemment nier les risques liés à la gestion de toute entreprise innovante, notre stratégie, notre structure et nos modes de fonctionnement deviennent ceux d’une entreprise « classique ». L’enjeu majeur pour WiSEED est d’attirer toujours plus de clients (investisseurs et projets) en conservant une haute exigence de qualité de service.

Celle-ci est évidemment complexe à maintenir parce qu’elle repose sur un faisceau de critères très différents : projets de qualité, entrepreneurs sérieux, sélectivité non négociable, suivi de participations, maîtrise du risque la plus poussée possible, capacité à anticiper et gérer les situations à risque, produits financiers diversifiés…. C’est ce cercle vertueux qui, sur le moyen-long terme, sera gage de pérennité.

Tout ça en continuant à œuvrer pour la digitalisation de l’investissement sur des actifs non-côtés porteurs de sens en mobilisant « l’intelligence collective ». Le challenge est exaltant !

Stephanie Savel_13_NBStéphanie Savel

Présidente

WiSEED

21 réflexions sur “Unilend, SmartAngels, crise de croissance… Vérités et contre-vérités sur le marché du crowdfunding

  1. Fabien Raynaud dit :

    Merci Stéphanie d’avoir pris le temps de rétablir la vérité et de partager l’état actuel du marché du crowdfunding.

    Pour réagir à la diminution de 50% de l’investissement en capital, si je le constate effectivement pour mon cas personnel, c’est uniquement dû au fait que je n’ai pas trouvé de dossiers suffisamment pertinents (pour mon cas !) dans lesquels investir. Ma préférence personnelle va à l’investissement dans des startups, mais sur des projets aussi risqués, je ne vais pas investir tous les mois dans un nouveau projet. Donc, pour mon cas, la diminution s’explique surtout par le nombre de projets présentés.Espérons qu’avec la démocratisation du crowdfunding pour l’épargnant, cela s’accompagnera aussi par un plus grand nombre d’entreprises voulant se faire financer par la foule.

    Oui, le challenge est exaltant !

    Aimé par 1 personne

    • Jérôme dit :

      Tout pareil. Et aussi pour l’heure je suis sur-investit après 5 ans de prise de participation dans 20 start-ups en non côté. Donc maintenant je patiente et je constate grosso-modo de belles évolutions de sociétés financées.

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  2. Charles S dit :

    Oui un challenge exaltant.
    Si les investissements en capital ont baissé, j’y vois plusieurs explications:
    1) le besoin de diversifier entre instruments financiers et donc de typologies de risques. Mais aussi parfois de plate formes
    2) le besoin d’horizons + courts: c’est mon cas actuellement avec 1 étudiante à financer, j’ai 1 préférence pour le court terme (obligations courtes et/ou amortissables)
    3) Les invts en sortie negative nous ramènent a 1 certaine réalité: mêmes acceptés, les risques de pertes réalisées refroidissent tjs et poussent à 1 sélectivité + forte
    4) En lien avec ci -dessus: qualité des projets proposés aux votes: c’est peut être 1 impression toute personnelle mais j’ai le sentiment que le nombre et la qualité baissent. Est-ce réellement le cas ? Je ne le sais.
    Cela dit, d’un naturel optimiste, je suis persuadé que le meilleur reste à venir sur le temps long: attendons des debouclages positifs, et l’appetence au risque reviendra,
    Crowdialement,

    Aimé par 3 personnes

    • charleswiseeder dit :

      Décidément Charles S j’aime beaucoup ta vision des choses.
      Je pense qu’il y a aussi une autre raison plus psychologique. Comme pour beaucoup d’évolution, le crowdfunding a commencé par attirer des personnes sous investies. Or, si l’on considère que le marché a connu une renaissance lorsque le critère légal d’investisseur avertis a été abandonné. Il s’agit d’un marché très jeune. Ainsi, je pense beaucoup d’investisseur de la première heure, commence à avoir des portefeuilles conséquents et la durée des placements semble s’allonger. Ceux-ci réduisent donc probablement leurs nouveaux investissements longs terme pour conserver un équilibre entre les types de placements. Le marché des prêts et des dons n’as pas ce probleme car les durée sont courtes.
      En effet, l’investisseur qui visait une sortie à 5-7 ans et qui est investis depuis 5 ans, aura tendance à attendre pour ajuster ses investissements.
      Du moins c’est ce que je pense car c’est en partie mon cas.
      Charles

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  3. arghnitrox dit :

    L’article de Mme Savel etantpublier sur linkedin (microsoft). Publier le tweet annonçant l’article ne le rends pas pour autant disponible a la lecture sans inscription.
    L’article n’étant même pas disponible sur le blog Wissed !

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  4. Romain dit :

    Bonjour,
    Je me permets de rebondir sur ce passage de l’article :
    > Si nous venions à passer en-dessous de certains seuils sur ces ratios, nous devrions mettre en place des mesures correctrices pour renforcer la capacité de l’entreprise à faire face à une baisse d’activité : levée de fonds, déblocage d’une ligne de trésorerie, réduction de charges…
    En toute transparence, l’apparition des frais d’entrée était-elle une mesure de ce genre ?
    Bien cordialement

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  5. stephaniewiseedcom dit :

    Bonsoir à tous,
    Les raisons que les uns et les autres évoquez concernant le ralentissement de vos investissements en capital illustrent parfaitement ce « cycle de vie » de l’investisseur. Et traduisent également l’articulation des critères que j’évoque dans mon article. Merci donc des ces témoignages. Ils sont précieux.
    Je note, en plus, le besoin de pouvoir choisir entre de plus nombreux projets. Vous avez raison : l’etendue du choix est cruciale. Sans que nous renoncions à la sélectivité qui est notre règle.
    Je ne partage pas tout à fait cependant la remarque de Charles sur la qualité des projets. De mon point de vue, elle s’ameliore au contraire. Mais, bien sûr, chacun exprime sa propre conviction. C’est normal !
    En outre, vos commentaires alimentant magnifiquement les propos que je porte ubi et orbi : non, les investisseurs et épargnants particuliers n’investissent pas « avec leurs pieds » (passez-moi l’expression!) ou sur des critères seulement affectifs. Donc, double merci !
    Romain, la mise en place des frais investisseurs ne fait pas du tout partie de ces mesures que nous devrions mettre en place en cas de difficulté. C’est un sujet sur lequel nous avons travaillé depuis longtemps. Elle vise à construire un modèle économique plus équilibré, correspondant mieux à la réalité de notre métier : fournir des services d’investissement aux investisseurs d’un côté ; proposer un service de placement non garanti aux émetteurs (porteurs de projets et dirigeants) de l’autre.
    N’ésitez pas à partager les critères qui dictent vos choix d’investissement.
    Je vous souhaite un très bon week-end
    Stéphanie

    Aimé par 1 personne

    • pascalt59 dit :

      Bonjour
      Moi non plus je ne partage pas la remarque de Charles sur la qualité des projets. Depuis 3 ans que je suis sur Wiseed je trouve au contraire que la qualité des projets s’améliore. L’avenir dans 5-7 ans permettra de dire qui avait la meilleure appréhension des projets.
      En ce qui me concerne je suis presque arrivé au bout de ce que je voulais investir sur les start-up (5% de mon patrimoine financier) d’ou une baisse de mes investissements et une plus grande sélectivité.
      Idem d’ailleurs dans l’obligataire mais sur ce domaine j’ai une quinzaine de remboursements sur 2019 qui vont me permettre de rouler mes positions.

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      • Charles S dit :

        Bonjour Stéphanie et PascalT59,
        j’ai bien précisé qu’il s’agissait de mon opinion toute personnelle.
        Je rappelle aussi que je parle des WiCAPs donc des investissements en capital, et notamment pas de ce que je baptise moi-même les « WiLENDs » voire les « WiMOs » (marques et modèles non déposés, avis à Stéphanie;) ) où l’offre est à la fois pléthorique et de grande qualité, mention spéciale aux obligations amortissables.
        Opinion également renforcée par mes propres critères personnels: je cherche une belle équipe, très complémentaire, je veux de l’industrie, de la techno, des brevets et la proximité du marché: pas de R&D fondamentale que je laisse aux académiques.
        Mais je suis sans doute trop exigeant …
        Crowdialement,

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        • pascalt59 dit :

          Moi aussi je parlais des investissements en capital.
          Je trouve que les projets sont plus mûrs, plus structurés moins en phase d’amorçage comme iul y a 3 ou 4 ans. je pense à Gulfplug ou Infinite Vision Optics pour ne parler que de ceux qui sont en financement et dans lesquels je vais investir.
          Mais bien sûr ce n’est aussi que mon opinion personnel

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  6. Pierre T. dit :

    Buena sera,
    Les critères qui dictent mes choix en crowdfunding, en réponse à Stéphanie ?
    – pour les projets : ambition, innovation, internationalisation.
    – pour les prestataires : transparence, compétence, résilience.
    A chacun les siens, tous étant valables s’ils sont appliqués avec la conscience aiguë que l’amorçage de start-ups, les prêts à des promoteurs immobiliers ou les projets ENR sont des activités très risquées par nature (l’AMF les noterait « 7/7 » dans son échelle du risque et un Anglais dirait : « no risk, no reward » :-).
    Le marché français évolue en ce moment à l’instar de ce qui est arrivé aux US, avec une concentration des acteurs, l’élimination des plus faibles, l’intervention croissante des zinzins et l’industrialisation des opérations. Exaltant ? Bof… Normal ? Oui…
    Les Français vont-ils suivre ou retourner à leurs tropismes séculaires ? Non lo so…
    Ciao a tutti, P.

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    • Fabien Raynaud dit :

      Pour ma part, mes critères d’investissement pour les projets sont :
      – Comprendre quel est le problème qu’ils veulent résoudre ? Y a-t-il un réel besoin, une vraie peine ?
      – Quelle solution veulent-ils apporter pour ce problème ? En quoi se différencie-t-elle de ce qui existe déjà ?
      – Comment se fera la monétisation ?
      – En quoi l’équipe en place est la bonne pour exécuter la vision ?

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  7. Roger Investisseur dit :

    L’amélioration de la qualité des projets est une planche de salut. Surtout pour les investissemments start-up. En analysant froidement ce type de sorties réalisées chez Wiseed à ce jour, je compte 8 dont 7 pertes totales. Ayant moi-même subi une perte totale sur Openapp je suis en mesure d’affirmer que d’autres pertes totales sommeiillent dans ce récapitulatif que Wiseed met a disposition de chacun. Je sais les performances de hier ne préjugent pas des contre-performance de demain. Mais cette situation mérite un petit commentaire en distinguant sans embrouille portage immobilier de capital risque pour des start-up.

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  8. frederic dit :

    Les bonnes idées resteront toujours, et le Crowdfunding est une bonne idée, un capitalisme moderne, malin , souple et humain.
    Merci Stephanie de vous battre au quotidien pour ca, ca vaut vraiment le coup et vous le faites bien.
    Quelques idées pour que cette belle idée progresse encore
    1/ Augmenter la puissance de la foule (plus de foule, plus d’investisseurs) .
    Il y a encore beaucoup de ruisseaux a aller chercher pour augmenter la taille de la riviere (ou du fleuve).
    – Etre capable de financer une boite par semaine (en Equity) ou 1 millions d’euro par semaine
    – Etre capable de financer vite , très vite . 1 semaine par financement ca serait top
    La puissance apporte la vitesse, la crédibilité, le pouvoir. Etre puissant c’est peser sur l’économie, sur les fonds, les VC, les banques.
    2/ Élever ses pépites
    Continuer à soigner ses pépites , les cajoler, les coacher, les mettre dans la lumière. Vous etes assis sur de l’or , des dizaines de belles boites . Ce sont ces boites qui feront la notoriété et le succes de leur plateforme mere. Vous communiquez de plus en plus sur vos startups et c’est bien .
    3/ Avoir de belles histoires a raconter
    Travailler sur les sorties , sur la liquidité, le TRI des sorties .
    Attirer les acheteurs (Roadshow), permettre aux investisseurs d’acheter les actions des autres . Organiser sa propre bourse , sa propre salle de marché .
    Des sorties a x3, x4, x5 ca donnera envie
    Je resume : Puissance, Communication, Rêve
    Et surtout ne jamais oublier cette maxime
    « Le succes c’est d’aller d’Échec en échec tout en gardant son enthousiasme »
    (Winston Churchill)

    Aimé par 1 personne

  9. Anthony dit :

    @Wiseed : C’est bien de dire que vous êtes beaucoup mieux que les autres plateformes, mais les souscripteurs à « ESPACE RIMBAUD » aimeraient bien que vous donniez des nouvelles.
    La date d’échéance est sans cesse repoussée et on ne vous entend pas sur les raisons de ne pas mettre en oeuvre la « garantie à première demande »

    J'aime

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