Comment financer la transition écologique ? De la recherche fondamentale aux solutions pratiques…

Le principal sujet d’inquiétude est, à l’heure actuelle, le réchauffement climatique. Mais, en fait, il ne s’agit pas du seul impact notable de l’activité humaine sur la planète. La destruction des terres agricoles, du fait de leur surexploitation et de l’utilisation de pesticides, la pollution des nappes phréatiques, la destruction de la couche d’ozone, la déforestation et la destruction des ressources halieutiques (les ressources vivantes aquatiques) sont tout aussi préoccupantes, si ce n’est plus.

Les enjeux de la transition écologique

Si l’on veut éviter un effondrement, au sens où Dennis Meadows l’entendait dès 1972, à savoir « une chute importante du nombre d’habitants, ainsi que du niveau de vie », il est indispensable de réorienter les processus économiques vers une économie « circulaire » ne produisant pas de déchet, puisque le déchet potentiel est réutilisé au travers de diverses activités industrielles : production d’énergie, recyclage de matière, réutilisation de récipients, compostage…

L’ensemble de ces modifications de l’environnement aura probablement un impact profond sur les sociétés humaines. On peut citer entre autres :

  • La production agricole et halieutique en seront affectées ainsi que les ressources en eau (plus de 100 millions de personnes pourraient basculer dans l’extrême pauvreté et près de 600 millions pourraient souffrir de malnutrition d’ici 2080) ;
  • L’amplification des phénomènes d’évaporation et de précipitation et le bouleversement des jet-streams – ces courants très violents circulant à haute altitude – sont autant de facteurs qui accroissent déjà la fréquence et l’intensité des sécheresses (comme celles qu’a connu la Californie depuis 2016, entraînant les incendies catastrophiques de l’automne 2018) ;
  • Le déplacement des aires de répartition des organismes et des maladies, et donc des grandes zones agricoles, entraînerait des disparitions d’espèces et d’écosystèmes et une transformation des paysages ;
  • Enfin, notre planète pourrait voir augmenter, en fréquence et en intensité, les phénomènes météorologiques extrêmes (tempêtes, pluies torrentielles, etc.).

La fréquence, l’intensité et la durée des phénomènes extrêmes (canicules, inondations, sécheresses, cyclones…) seront accentuées, bien qu’il ne soit pas encore possible de l’affirmer pour les orages, les tornades ou le grêle par exemple. Le secteur des assurances devrait revoir à la hausse ses tarifs vu que selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement, les dépenses engendrées pourraient atteindre les 300 milliards de dollars par an dans 50 ans.

Les financements nécessaires à la recherche fondamentale

Le principal obstacle à la mise en œuvre de politiques permettant une réduction radicale de l’empreinte environnementale de l’humanité est le financement de la recherche fondamentale. En effet, pour mettre en œuvre des processus nouveaux dans les domaines tels que les transports ou l’énergie, dont l’utilisation sera fatalement impactée à la baisse par la transition écologique, il est indispensable de développer des techniques ou des systèmes ex nihilo.

Le principal obstacle à la réduction radicale de l’empreinte environnementale de l’humanité est le financement de la recherche fondamentale

Ceci nécessite un effort de recherche fondamentale extrêmement important. Par ailleurs il faut aussi s’assurer que les découvertes les plus viables pourront trouver facilement un chemin vers la commercialisation. Actuellement, les dépenses de R&D européennes tournent autour de 2% du PIB. Un niveau de 3% est communément considérés comme excellent. C’est ce niveau que nous viseront, sachant que l’Europe du Nord s’y trouve, ainsi que l’Allemagne.

La France étant pour sa part autour de 2,3%. Le niveau de 3% pour l’ensemble des dépenses de R&D peut donc être pris comme référence (on considère, en outre que 30% des dépenses de R&D devraient être affectées à la recherche fondamentale, ce qui donne donc un objectif de 1% du PIB pour ce secteur).

Par ailleurs, la durée effective pour achever le processus de transition écologique, se mesurera en dizaines d’années. Nous estimons à cinquante ans le temps nécessaire afin de réorienter notre société industrielle vers une économie circulaire, dont l’impact environnemental serait quasi- nul.

Si l’on raisonne de façon cumulée, le coût total de la recherche fondamentale liée à la transition écologique serait de cinquante fois un pour cent du PIB européen. Or, en 2015, ce PIB était de l’ordre de 12 000 milliards d’euros. Sur cette base, il faudrait environ 6 000 milliards d’euros courants de financement pour permettre le développement des techniques concourant à la réalisation de la transition vers une économie verte.

Il faudrait environ 6 000 milliards d’euros courants de financement pour permettre le développement des techniques concourant à une économie verte

Pourquoi les mesures de relance de la BCE n’ont- elles pas l’effet escompté ?

La BCE a mis en œuvre une politique monétaire accommodante, dont la première phase a consisté à réduire quasiment à zéro les taux d’intérêt, puis par le rachat de créances douteuses.  Ceci, bien entendu, afin de permettre aux entreprises et aux particuliers d’obtenir les liquidités afin de soutenir l’activité économique.

Bien que ce raisonnement soit partagé par de nombreux économistes, il ne faut cependant pas perdre de vue le fait que la masse monétaire n’est pas la seule variable qui gouverne la bonne santé de l’économie. La vitesse de circulation de la monnaie est également un paramètre fondamental. En effet, la masse monétaire M multipliée par la vélocité de la monnaie V, est égale à la production de biens et de services A multipliée par le taux d’inflation I, soit : M x V = A x I.

Dans une économie donnée, la vitesse de circulation de la monnaie V est directement proportionnelle à l’activité économique A. Une vitesse de circulation de la monnaie insuffisante explique pourquoi, jusqu’ici, toutes les mesures de relance prises depuis 2008, n’ont guère eu d’impact sur les fondamentaux de la zone euro. Une vélocité de la monnaie trop basse signifie que les banques thésaurisent les financements qui leur sont accordés par la BCE. Elles ne prêtent donc pas ces sommes à leurs clients potentiels qui sont les acteurs économiques publics ou privés.

En outre, le rachat des créances douteuses émises par les Etats et les grands groupes poussent la BCE a augmenter la masse monétaire et à produire toujours plus de monnaie inutile car thésaurisée par les banques et non introduite dans les circuits commerciaux.

Une solution pour relancer l’économie serait de titriser les créances douteuses détenues par la BCE et de mettre sur le marché un « équivalent-monnaie » via un organisme spécifique chargé de financer la transition écologique. Ceci permettrait de raccourcir les circuits de financement et donc, augmenter la vitesse de circulation de la monnaie, tout en faisant graduellement diminuer le bilan de la BCE.

Si cet équivalent-monnaie était constitué d’écobons, dont l’utilisation ne pourrait qu’exclusivement être destinée à financer la transition écologique, cette opération de titrisation permettrait à la fois de financer la transition écologique au moyen d’un vecteur particulièrement efficient et, de façon accessoire, permettre à la BCE de se défaire de ses obligations à hauts risques.

En outre, ce projet permettrait au secteur financier d’améliorer sa réputation, fortement mise à mal depuis 2008.

Proposition : un outil pour financer la transition écologique

La BCE détenait, en mai 2017, environ 4 500 milliards d’euros de créances douteuses. Or nous avons vu qu’il faudrait environ 6 000 milliards d’euros pour financer la transition écologique. La durée de la transition étant évaluée à 50 ans, nous proposons de créer un organisme ad hoc : la Caisse Intereuropéenne de Financement de la Transition Ecologique (CIFTE).

La BCE se refinancerait en ouvrant à la CIFTE une ligne de crédit de 6 000 milliards d’euros à un taux fixe, légèrement supérieur au taux directeur de la BCE, et une durée de prêt de 50 ans. Ces 6 000 milliards d’euros seraient libérés sur 5 ans en 5 tranches de 1200 milliards d’euros.

Dans un tel schéma, pour 6 000 milliards d’euros émis, avec un taux de 1,5% les mensualités seraient de l’ordre de 10,2 milliards d’euros, soit environ 123 milliards d’euros annuels. En admettant que l’on fasse gager ce processus par les états, en cas de défaillance, les intérêts seraient d’environ 900 euros par an et par foyer fiscal, sur la base de 150 millions de foyers.

La CIFTE financerait exclusivement des dépenses de recherche fondamentale, ainsi que les actions permettant de garantir des débouchés vers le marché. 40% des financements, a minima, seront réservés à des PME non contrôlées par des groupes industriels. Les axes de recherche financés seront les suivants (les liens cliquables ont été ajoutés par WiSEED, pointant vers des projets financés dans ces domaines) :

Et comment les citoyens peuvent-ils contribuer à ce financement ?

Cette proposition de CIFTE peut paraître éloignée des préoccupations des WiSEEDers, voire de l’activité de WiSEED. C’est vrai qu’il ne s’agit pas du même niveau d’implication, de financement ou d’ordres de grandeurs. Mais des plateformes comme WiSEED ont un rôle fondamental à jouer dans l’émergence de projets innovants, et dans l’éducation des citoyens à l’importance de solutions concrètes. Les pouvoirs publics en sont bien conscients !

Les plateformes comme WiSEED ont un rôle fondamental à jouer dans l’émergence de projets et dans l’éducation des citoyens

Aussi, nous sommes tous, investisseurs et professionnels du crowdfunding, directement ou indirectement en prise avec le monde de la finance. Or ce dernier a, à juste titre me semble-t-il,  une image déplorable dans l’opinion. Une plus grande implication, consentie ou forcée, dans les problématiques de transition écologique ne pourra que contribuer à restaurer son image, tout en contribuant à la résolution d’une problématique potentiellement létale pour l’humanité.

Le monde de la finance a une image déplorable dans l’opinion, une plus grande implication dans la transition écologique ne pourra que restaurer son image

Prenons notre part de responsabilité et de risque. Encourageons les entrepreneurs qui essayent de trouver des solutions aux défis énergétiques et écologiques qui menacent la grande bleue. Ça tombe bien, il y a actuellement, sur WiSEED un grand nombre de projets environnementaux à soutenir ou à suivre…

👉 3 projets environnementaux en phase de vote ;

👉 5 projets environnementaux en phase de collecte ;

👉 72 projets environnementaux en suivi de participation ;

👉 3 projets environnementaux remboursés, ou non.

Merci d’avoir lu ce billet, n’hésitez pas à réagir !

Photo Rene ZanniRené Zanni

WiSEEDer

Né en 1958, diplôme de l’ENAC, ingénieur de l’Aviation Civile (Promo 1988), René Zanni a fait sa carrière dans la gestion du trafic aérien, la modélisation des systèmes complexes et le management sécurité et performance. Plus récemment, il a aussi participé à la rédaction de la réglementation française et européenne sur les petits drones. Il est investisseur actif sur WiSEED, et son portefeuille diversifié comprend notamment des participations dans PearL (dépollution des eaux polluées par un produit 100% naturel) ou Comwatt (solutions d’autoconsommation et de gestion active des consommations d’énergie).

9 réflexions sur “Comment financer la transition écologique ? De la recherche fondamentale aux solutions pratiques…

  1. Jordan dit :

    Article très intéressant.
    Le problème c’est que ce genre de proposition doit être
    1) entendue par les politiques
    2) intégrée à leurs programmes politiques
    3) validée à l’échelle européenne (en passant par toutes les structures de l’UE )
    4) mis en place
    Ce processus peut prendre des dizaines et des dizaines d’années, sans parler des compromis à minima que seront opérés à chacune des étapes.
    (je sais je suis pessimiste)

    Y-a-t-il une chance qu’une telle proposition soit reprise par un candidat à l’élection européenne de 2019 ?

    Cordialement,
    Jordan

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  2. frederic dit :

    Merci pour ce billet qui montre que Wiseed n’a pas attendu les politiques pour s’intéresser aux energies renouvelables .
    Je pense que la transition énergétique ne passera pas par une fiscalité punitive mais par la technologie , par l’offre, par les entreprises « in fine » . Que les entreprises proposent des produits qui permettent de faire cette transition de manière smooth et les gens suivront . Pour ca, il faut de l’investissement , des sous . Nous la foule, on est là pour ca. Mais on est encore trop peu nombreux malheureusement.

    By the way, quid de cette magnifique boite qu’est Ennesys ?

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  3. charleswiseeder dit :

    Bonjour,
    Tout d’abord, si vous me le permettez, il y a une contre-vérité dans votre analyse de l’action de la BCE. En effet, vous indiquez qu’il n’y a pas eu l’effet escompté, car la vitesse de la monnaie n’était pas suffisante. Or, l’effet escompté n’était pas de développer l’activité mais de compenser la baisse de la vitesse de la monnaie. Vous devez trouver que je joue sur les mots, mais c’est la différence entre la FED et la BCE. La BCE n’as pas vocation à produire de la croissance.
    Ceci dit, je suis d’accord, sur le fait que la situation vers laquelle il faut tendre est une économie circulaire. Cependant, ce qui interroge beaucoup de citoyens ruraux c’est qu’il s’agit d’un critère peu mis en avant. Pour prendre un volontairement exemple caricatural, à la campagne le chauffage au bois, est probablement le plus écologique de tous. Car comme le dit le dicton, c’est un chauffage qui chauffe 3 fois, quand tu coupes l’arbre, quand tu ranges le bois et quand tu le brûles. Mais du point de vue de la transition écologique, ce mode de chauffage est vu parmi les plus polluants, car le citadin n’a pas la possibilité de produire son bois et que ceux qui y ont réfléchi n’ont pas pensé au fait que celui qui coupe un arbre pour se chauffer en replante aussi.
    Ce que je veux montrer c’est que la solution ne peut pas être universelle et donc qu’un financement tous azimuts serait extrêmement coûteux.
    Ce n’est donc probablement pas au financement de la recherche qu’il faut investir, mais dans l’amplification de l’intérêt économique à cette transition. Je sais, je ne suis pas clair. Mais prenons un exemple les panneaux photovoltaïques. Lorsque cela est arrivé sur le marché, les panneaux avaient un rendement très faible et les états ont subventionné les installations en rachetant l’électricité à prix fixe pour 10-15 ans. Là où le système était fort, c’est que le particulier ne pouvant pas consommer sa production sur le long terme l’état récupère ses primes. Enfin ce qui importe c’est que cela à booster la demande, et que la demande a permis de financer la recherche et les rendements sont beaucoup plus importants maintenant et à un prix plus bas.
    Autrement dit, le financement de la recherche peut être fait de manière autonome si les états offrent de la visibilité. L’exemple que j’ai donné est de la recherche incrémentale facilement commercialisable. Mais la recherche fondamentale peut aussi être financée sans fonds publics. Si, et c’est là, la difficulté, il est possible d’offrir une visibilité.
    Vous l’aurez compris, pour moi, le problème de l’idée est le financement public. Car l’investisseur privé est pour moi beaucoup plus pragmatique que ne peut l’être l’investisseur public…qui au final est payé par le contribuable. Or en matière d’innovation de rupture, le pragmatisme est la seule véritable grille de lecture valable.
    Les droits carbones sont une réponse à l’objectif « transports terrestres et maritimes zéro carbone ». Et ce même si aujourd’hui la taxe Carbone sur les carburants passe mal c’est par ce qu’il n’y a pas la contrepartie qu’on eut les entreprises, un droit carbone revendable. Et si aujourd’hui ce droit à une valeur d’environ 30€/T. Rien n’empêcherait d’annoncer une revalorisation automatique de 5% du prix tous les ans et de réduire petit a petit les droits disponible, cela donnerais une visibilité et financerais facilement la recherche dans de nombreux domaines visant à décarboner l’économie.
    Merci a ceux qui m’ont lu jusque la. Et j’espère vous avoir éclairé sur pourquoi je pense qu’il s’agit d’une solution inadéquate.
    Cordialement,
    Charles

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    • pascalt59 dit :

      Entièrement d’accord avec Charles. La transition écologique doit venir du « peuple », l’état n’étant la que comme facilitateur.
      Sans un consensus global, rien ne se développera et au contraire provoquer un rejet.
      Je prends l’exemple du ramassage des ordures que l’on paie dans notre région. Fausse bonne idée, car on assiste à une recrudescence des déchetteries sauvages.

      Je suis également contre l’écologie punitive qui ne fait que créer un sentiment de rejet qui va à l’encontre du but recherché.
      Ce n’est pas en surtaxant le carburant que l’on va favoriser le passage au tout électrique (est-ce d’ailleurs une bonne idée, personnellement je préfère l’hydrogène). Il faut, à mon humble avis, mettre une vraie politique favorisant la voiture électrique, c’est-à-dire encourager la mise en place d’un vrai réseau de bornes de hautes puissances (autant de bornes qu’il y a de pompes dans les stations-service par exemple et défiscalisation des revenus générés par les bornes du domaine public).
      Et pour les personnes à faibles revenus mettre en place avec les constructeurs une tarification de location de voitures type ZOE en dessous d’une centaine d’euros par mois tout compris (qui est le approximativement le coût de 2 pleins d’une voiture moyenne). Pour le public très fragilisé, baisser le montant de la location en allongeant la durée de celle-ci.

      Ce n’est bien sûr qu’un exemple, mais je suis certain que ce n’est que comme cela que tout le monde tirera dans le même sens.

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      • charleswiseeder dit :

        Pascalt, je pense que vous allez un peu loin en disant que l’état ne doit être qu’un facilitateur. Je dirais plutôt qu’il doit donner une orientation.
        Pour ce qui est de l’écologie punitive, vous parlez évidement de fiscalité, je suis d’accord que cela crée un rejet lorsqu’il n’y as pas de contrepartie visible. Cependant, la fiscalité est l’outil principal qu’a l’état pour orienter les choix des citoyens…. Même si le consentement à l’impôt a disparu dans notre pays du fait du haut niveau des prélèvements.
        Et pour ce qui est du financement des véhicules électriques, je pense que l’on veut aller trop vite.
        En effet, actuellement, la recherche sur les batteries est en train de chercher à passer du lithium au sodium ce qui devrait réduire le coût des batteries et fortement augmenter le nombre de Km possible. Lorsque ce sera le cas, des gros rouleurs (entreprises) pourront économiquement s’y retrouver et nous serons alors dans le même cercle vertueux que l’a été le diésel.
        De plus, avant de passer au tout électrique, il faudra résoudre un problème majeur. Notre réseau électrique et la production électrique ne sont pas dimensionnés pour cela.
        Ceci dit tout comme toi j’ai une préférence pour l’H2 du fait de la possibilité de le produire par électrolyse en continue voire d’absorber les variations de consommation. Mais son rendement est beaucoup trop faible comparé aux batteries en plus de nécessiter des véhicule plus lourd. L’avenir est donc probablement dans un mixte des deux… ou une troisième technologie.

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  4. Carole Charbonnel dit :

    Merci pour cette belle leçon d’économie et d’écologie. Il faut que les citoyens tentent de bouger les choses afin d’influencer nos gouvernants … Faire bouger les choses avec intelligence comme vous le faites, et en proposant des solutions !

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  5. Fauchez dit :

    Bonjour,
    merci, René, pour cet article de haut vol (normal, pour quelqu’un qui travaille pour l’aviation). Le chantier de la lutte contre la pollution est immense. Tellement, que seule la puissance publique peut être à la hauteur, mais elle ne fait pas ce qu’il faut. La preuve: la France était leader dans la recherche sur le solaire dans les années 70… mais a préféré développer le nucléaire. Il y a 20 ans, on pouvait déduire de ses revenus tous les matériaux isolants, même si on faisait les travaux soi-même. Pourquoi le crédit d’impôts a-t-il été soumis à l’intervention d’entreprises (dont certaines ont des tarifs prohibitifs), sinon qu’il était moins motivé par les économies d’énergie que par la relance de l’emploi?
    En plus les Français sont rarement proches de la nature, contrairement aux anglais ou allemands. Nos comportements égoïstes peuvent annuler tous les gains collectifs espérés, par exemple, comme le dit Pascal, si on jette dans la nature des déchets, parfois dangereux, pour éviter de payer. Ou si on brûle des pneus… Il faut donc éduquer, responsabiliser, et engager les citoyens, comme le font certaines communes (avec des jardins partagés, des systèmes de production d’énergie collectifs…). Pas facile…

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