Mes 7 critères d’investissement « gagnants » pour analyser un dossier startup

En tant que business angel, je reçois plus d’une centaine de dossiers par mois. Il m’incombe donc un travail fastidieux : les trier. C’est une tâche à accomplir avec précaution afin de ne pas laisser passer une pépite. C’est pour cela que j’ai créé mes 7 critères d’investissement gagnants. Ils constituent (pour moi) un guide simple à suivre pour savoir si une startup est intéressante ou pas. Attention, ils ne sont pas universels ! Ils correspondent uniquement à ma vision personnelle de l’investissement. Et vous, quels sont vos critères ?

J’ai commencé à investir en 2014 avec seulement 2 000 € et j’ai multiplié mes revenus par plus de 10. Pour y arriver, j’ai utilisé plusieurs méthodes :

  • J’ai développé mon expertise sur le sujet des startups, les critères de réussite et les facteurs d’échec ;
  • J’ai effectué un gros travail de sourcing de startups innovantes qui cherchent des investisseurs, j’ai développé mon propre deal flow ;
  • Rapidement, j’ai décidé d’investir dans des startups qui me semblaient prometteuses… je pensais ne jamais revoir mon argent ;
  • J’ai réalisé parfois des retours sur investissement énormes (entre x2 et x10).

Je me suis aperçu qu’il existe des méthodes pour trier les startups et savoir à l’avance celles qui ont de fortes chances de réussite et les autres. Ce sont des méthodes que certains business angels ne connaissent même pas ! Et pourtant ce n’est pas de la magie noire, il s’agit simplement de critères bien stricts auxquels je me tiens.

Mes 7 critères d’investissement

9 startups sur 10 échouent. C’est un chiffre effrayant mais pourtant vrai. Savez-vous quelle est la première cause d’échec d’une startup ?

CRITÈRE #1 : L’ÉQUIPE

La dispute ou la mauvaise entente des associés est le tout premier critère d’échec des startups. Sélectionner une startup qui a des chances de réussir, c’est avant tout sélectionner une équipe complémentaire et solide, qui ne risque pas d’exploser en plein vol. Les fondateurs doivent être animés par une vision commune, avoir déjà discuté des sujets qui fâchent (qu’est-ce qu’on fait si tout ne se passe pas comme prévu ?) et savoir comment résoudre leurs conflits internes.

CRITÈRE #2 : AVOIR UN UNFAIR ADVANTAGE

Avoir un unfair advantage, c’est avoir au moins un des trois critères suivants :

  • Avantage relationnel (valorisation d’un réseau personnel) ;
  • Coût de transfert (cher ou difficile pour le client de partir) ;
  • Spécificité défendable, brevet, propriété intellectuelle (spécificité : être le meilleur sur un sous-segment du marché).

La façon d’envisager ce critère est de se dire : si quelqu’un d’autre crée la même boîte demain matin, est-ce qu’il ou elle aura plus de difficulté à refaire la même chose que la startup en question ou plus de facilité ? Exemple :

  • Une techno brevetée rendant la vie difficile à un concurrent ;
  • Le fondateur est un ancien du secteur X et a déjà tous les contacts dans le milieu ;
  • Les clients ont passé 4 mois à intégrer l’API et il leur faudrait des semaines pour aller chez le concurrent ;
  • La startup a déjà signé tous les plus gros clients du secteur et ça va être dur de les lui voler.

CRITÈRE #3 : LE MARCHÉ

Il est important d’investir dans un marché dans sa phase de démarrage (croissance) ou innovant ou encore sur marché n’existant pas actuellement mais en pariant qu’il y en aura un bientôt. Si vous investissez dans une startup qui opère dans un marché en déclin, automatiquement cette startup va finir par disparaître ou par faire de la décroissance. Ce n’est jamais bon.

  • Exemple de marchés en phase de démarrage : crypto-monnaies, intelligence artificielle… ;
  • Exemple de marché mature mais en croissance : internet, applications mobiles (4Mds d’êtres humains connectés, mais à terme 10Mds et utilisation en augmentation même pour ceux déjà connectés).

Autre possibilité : disruption d’un marché existant mais pas en déclin. La disruption du marché bancaire est un bon exemple. La disruption du marché du chèque est un mauvais exemple car le marché est en déclin (exemple concret que j’ai eu). Autres exemples : internet, finance, mobile, SaaS, IoT, blockchain, med-tech, wearable tech, etc.

CRITÈRE #4 : LA SCALABILITÉ

Ce critère est double : (1) Savoir comment répliquer l’existant à grande échelle et (2) coûts variables faibles, la profitabilité qui augmente avec le chiffre d’affaires.

1 – Savoir comment répliquer l’existant à grande échelle

Très souvent quand on lève des fonds, c’est pour faire de la croissance. Pour faire de la croissance, il faut acquérir de nouveaux clients. Trop souvent, les startups décrivent cette étape par « marketing online ». Traduction : on ne sait pas comment faire, mais on va cramer votre argent dans de la pub.

Il est extrêmement important que la startup sache comment répliquer à plus grande échelle l’acquisition de clients qu’elle a fait au démarrage. Et ce n’est pas gagné car beaucoup s’appuient au départ sur le bouche-à-oreille, les contacts de papa / maman, etc.

Comment aller ensuite chercher les clients qu’on ne connaît pas ? En B2C, comment aller chercher des clients en payant de la publicité quand tous nos clients sont venus par trafic naturel pour le moment ?

J’aime que les startups soient au courant de leur CAC (Customer Acquisition Cost) et leur LTV (LifeTime Value) : combien ce client va rapporter sur sa durée de vie ?

2 – Coûts variables faibles. Profitabilité qui augmente avec le chiffre d’affaires

Une fois ces nouveaux clients gagnés, j’aime que la startup puisse leur apporter du service sans augmenter ses coûts. Si pour chaque nouveau client vous devez embaucher quelqu’un en interne, vos coûts vont exploser avec votre croissance et votre marge va rester basse. Pas un bon scénario…

CRITÈRE #5 : LA MONÉTISATION

Quelle est la deuxième raison d’échec des startups ? (Nous avons vu que la raison #1 c’est les associés). Réponse : la startup n’a plus d’argent. Combien de pitchs j’ai entendu proposant un réseau social gratuit, avec comme réponse à la question de la monétisation « on gagnera de l’argent quand on aura des millions d’utilisateurs en faisant de la pub » ?

NON ! Ça ne marche (quasiment) jamais. Et pourtant, nombreux sont ceux qui sont tentés par les sirènes de la publicité. Pourtant, les startups qui arrivent à en vivre sont extrêmement rares. Rares mais célèbres, et c’est là le piège.

Tout le monde est capable de citer l’exemple de Facebook qui en effet vie de la publicité. Mais (et quel mais !) ils ont plus d’1Mds d’utilisateurs (quand vous atteignez 1 milliard, on s’appelle) d’une part et d’autre part ils connaissent tous les goûts et intérêts de ces utilisateurs et ont développé une plateforme extrêmement performante permettant de cibler ces intérêts de façon super précise.

Pour tous les autres cas, si vous n’avez pas de cash rapidement, vous allez mourir. Donc un critère simple : pas de startup qui ne sait pas comment gagner de l’argent. Heureusement, la plupart des plateformes sont strictes sur ce critère et donc il est rare de voir des startups qui ne gagnent pas d’argent sur les plateformes de crowdfunding (j’en vois beaucoup en dehors).

CRITÈRE #6 : LA MARGE

Faire du CA c’est bien, faire de la marge c’est mieux. La marge a une triple importance : (1) elle sert à ré-injecter de l’argent dans le business pour le développer, car un business qui injecte beaucoup de cash se développera plus vite ; (2) elle sert à verser des dividendes (un jour) aux actionnaires et ; (3) elle sert à valoriser la startup lors de la revente, car une startup qui fait beaucoup de marge sera revendue plus cher.

Une forte marge est donc importante. A partir de là, il y a deux possibilités : (1) Très forte marge brute (luxe, haut de gamme, high-ticket price…) ou (2) petite marge sur gros flux (place de marché, SaaS, plateforme.). Mais pas de marge moyenne sur flux moyen.

CRITÈRE #7 : LA VALORISATION

La valorisation d’une startup est primordiale car en tant qu’investisseur vous comptez faire une plus-value ! La façon la plus simple de faire une plus-value est que la société soit rachetée ou entre en bourse (IPO), et ce rachat ou cette entrée en bourse se fait sur une valorisation précise ; c’est là où vous faites généralement vos gains.

Or si vous avez acheté trop cher, votre multiple risque d’être mauvais. Je vous donne un exemple : vous investissez dans une startup sur une valorisation de 30 M€, et vous espérez faire un x10 sur votre investissement. Pour y parvenir, il faut que la startup soit rachetée minimum 300 M€ voire plus (vous pouvez être dilué entre-temps). Il faut donc vous poser la question : est-ce que ce genre de startup peut se faire racheter à ce prix-là un jour ?

Si vous investissez dans Facebook ou Snapchat, la réponse est évidemment oui. En revanche si vous investissez dans une boucherie dans Paris, je ne pense pas qu’il existe des boucheries qui se soient vendues 300 M€ (c’est un exemple qui peut paraître marrant comme ça, mais c’est l’idée).

Voici un exemple en vidéo

Pour illustrer mon propos, regardez quelques-unes des vidéos que je propose sur ma chaîne YouTube (dont l’audience est en forte croissance depuis que WiSEED a parlé de moi sur ce même blog). Certaines abordent des sujets généraux liés à l’investissement ou au crowdfunding, d’autres concernent des projets spécifiques.

Ma vidéo sur le projet Lumi’in actuellement en collecte sur WiSEED auquel j’applique mes critères d’investissement :

 

Et voici une vidéo sur les barres de progression sur les plateformes de crowdequity (vidéo tournée suite à la publication ce billet de WiSEED) :

Comme vous pouvez le constater – et c’est le cas pour toutes mes vidéos – j’y partage mes premières impressions en parcourant les pages des projets et les documents mis à disposition aux investisseurs comme vous et moi. Il ne s’agit ni d’une analyse en profondeur ni d’incitations à investir ou non (malgré les titres de certaines vidéos). Il s’agit vraiment d’une illustration concrète de mes critères d’investissement décrits ci-dessus.

Il existe bien d’autres critères d’analyse des startups. J’en utilise moi-même d’autres (il faut bien que je garde quelques secrets 😛). Vous pouvez par exemple vous référer au blog de Michel Nizon qui analyse les startups autour de trois critères différents : Désirabilité, Faisabilité et Modèle Économique. Ou au site crowd-funding.fr qui propose  depuis peu un guide d’investissement avec quatre critères d’investissement dans les entreprises :

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L’avis du site crowd-funding.fr sur le projet OE Experts, qui a levé 500 000 € en obligations en moins de 24h sur WiSEED

Et vous, quels sont vos critères ?

Échangeons ensemble !

gabrielGabriel Jarrosson

WiSEEDer

Animateur d’un club d’investissement

Note de WISEED : Nous avons demandé à Gabriel, WiSEEDer actif et engagé, de partager son expérience avec les autres WiSEEDers afin de générer des échanges et de diffuser des critères intéressants à connaître pour investir. Libre à chacun d’y adhérer ou non, WiSEED rappelle qu’il est important d’investir uniquement en fonction des capacités financières de chacun et après une analyse personnelle et indépendante. Il n’y a pas de lien commercial ou de rétro-commissions entre Gabriel ou son club d’investissement et WISEED. L’avis de Gabriel peut être différent de celui de WiSEED… et vice et versa.

29 réflexions sur “Mes 7 critères d’investissement « gagnants » pour analyser un dossier startup

  1. Jordan dit :

    Merci de partager votre expérience, c’est très intéressant.
    En revanche, concernant vos vidéos Youtube (j’ai vu celle sur Lumin et celle sur Pumpart, que j’avais vu à l’époque de la collecte), je trouve votre analyse très (trop) rapide. Vous vous posez de nombreuses questions sans avoir lu les Business Plan des projets, pour conclure « c’est dommage, on a pas d’information à ce sujet » (taille du marché) ou alors à inventer vos propres chiffres (ex : conso d’un lampadaire). A quoi ça sert de noter les projets selon vos critères sans lire la présentation détaillée des projets faite par les dirigeants ? (sans compter les informations que l’on trouve dans l’espace commentaire).

    Cordialement,
    Jordan.

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    • Gabriel Jarrosson dit :

      Bonjour Jordan et merci pour votre commentaire 🙂
      L’analyse sur YouTube est effectivement rapide : il me faudrait faire des vidéos d’1h30 pour approfondir suffisamment.
      Et effectivement, je découvre l’info en direct quitte à rater quelques éléments : c’est volontaire. Je veux me mettre dans la peau de l’investisseur lambda qui découvre le projet et voir quelles infos il (j’) arrive à dénicher en 15-20 minutes. Si les infos essentielles sont enfouies c’est déjà un problème de communication. Par ailleurs si je faisais une vidéo très documentée le spectateur pourrait penser que j’ai accès à des infos qu’il n’a pas (ce qui est souvent le cas car il m’arrive par exemple de rencontrer les fondateurs en personne).

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  2. Fabien Raynaud dit :

    Merci Gabriel pour cet article éclairé ainsi que toutes les vidéos que tu publies sur les analyses de startups.
    En complément de ces critères, un point très important est d’avoir une très bonne compréhension du problème que la startup veut résoudre.
    Car :
    1/ On ne doit investir que dans quelque chose que l’on comprend.
    2/ On doit s’assurer qu’il y a un vrai problème à résoudre. Combien de fois a-t-on vu de belles solutions, avec de superbes technologies, un excellent marketing… mais qui n’intéressaient personne car elles ne résolvaient pas de problèmes.

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    • Gabriel Jarrosson dit :

      Merci Fabien pour ton commentaire 🙂
      Tout à fait d’accord avec le point #1 (c’est d’ailleurs l’un des grands principes de Warren Buffett) et avec le point #2 qui pour moi correspond à la traction. C’est un critère supplémentaire que j’utilise parfois sur YouTube même si je ne l’ai pas développé ici qui permet de juger si le marché s’intéresse au produit ou pas.

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    • Jérôme dit :

      Merci Gabriel pour ce texte clair et ce partage d’expérience enrichissant.
      Maintenant dès l’étape 1 ici sur Wiseed, nous sommes bloqués. Bloqués car nous ne faisons pas cette sélection, c’est Wiseed qui la réalise pour nous, avec divers succès entre ce qui s’est pratiqué sur les périodes pré-2014 et post 2016 par exemple.
      Quant au critère de la marge, les startups elles même y pensent, mais sont incapables d’être dans le vrai…
      @Fabien, ton critère numéro 1 ou celui de W.B. est quasiment inapplicable … comment aborder d’autres sujets technos de rupture et savoir si cela va répondre à un besoin ??? Mme Irma sortez de ce corps… Idem pour la scabilité ! Qui ici est capable de juger ici en temps que Wiseeder !? J’ai encore des exemples pleins la tête de très belles sociétés qui sont au fonds du trou incapables de scabiliser (ouf je vais y arriver avec cet anglicisme) avec des fonds de renoms au capital. Là je parle de mon expérience de 26 de bourse !

      A chercher des « simplifications » à l’extrême, nous tombons dans d’autres travers.
      Néanmoins j’ai envie de dire: « N’abandonnons jamais! » 😉

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      • Fabien Raynaud dit :

        Jérôme,
        Mon point 1/ (n’investir que dans ce que l’on comprend) signifie avant tout d’avoir une bonne compréhension du domaine dans lequel on investit. Et non pas investir juste parce que c’est un sujet à la mode (ex: blockchain, intelligence artificielle) ou parce que d’autres investissent, sans comprendre les sous-jacents ; quitte à s’instruire sur ce sujet.
        Le but n’est pas de prédire le futur ; personne ne le peut. L’objectif est de bien comprendre la problématique, son historique, son présent, et en quoi la startup peut solutionner le problème.

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  3. charleswiseeder dit :

    Bonjour,
    Tout d’abord, merci ton intervention. Les questions que tu pose font partis des questions à ce poser.
    Cependant, ton shéma exclue beaucoup de pépites.
    Le meilleur exemple est je pense la scalabilité.
    En effet, nous sommes en france, un pays d’ingénieurs. Une société industrielle aura en France beaucoup plus de facilité à s’y vendre. (les LBO sur l’immateriel est rare)
    Du coup, c’est aussi une meilleure valorisation à la sortie.
    Pour moi , si je devais donner un seul critère inévitable. Ce serait la capacité d’adaptation de la société.
    Car ma seule certitude est que le projet d’aujourd’hui ne sera pas le réalisé de demain.
    En effet, si les sociétés matures ont beaucoup de mal a tenir des prévision à 5 ans. Cela est impossible pour une startup.
    Coridalement,
    Charles

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    • Gabriel Jarrosson dit :

      Bonjour Charles et merci pour ton commentaire 🙂
      Je suis d’accord avec toi sur la capacité d’adaptation. Ce n’est pas le critère #1 pour moi mais néanmoins important.
      Pour la partie startup industrielle, je pense que de plus en plus de startups « tech » (non industrielles) vont être valorisées et rachetées comme nous le montre la tendance de ces dernières années, y compris en France. J’ai hâte d’observer ça avec toi 🙂

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  4. dez dit :

    Bonjour,
    SI l’idée de départ est louable, je reste très très dubitatif sur le reste. Et chacun aura appris une chose, avec 2000 euros investis ils sont deviennent des business angel !
    ENsuite sur les plateformes il n’y a que des start-up qui gagnent de l’argent : rien ne vous dérange ? Et parler de marge et de dividendes : vous vouliez parler d’investissement en bourse ? Et des videos pour partager « les premières impressions » sur des BP : est-ce sérieux ?
    Wiseed, je trouve que vous prenez des risques avec ce type de publication pas sérieuse, amha.

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    • charleswiseeder dit :

      Bonjour DEZ,
      Je pense que tu te méprend sur son compte. Ses propos sont ceux d’un entrepreneur du digital qui a probablement gagné beaucoup en vendant deux ou trois projets qu’il a monté. Et maintenant il essaye de trouver des projets qu’il aurais pu monter lui même.
      Son avis est donc intéressant même si je ne partage pas non plus sont point de vue.
      Cordialement,
      Charles

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    • Gabriel Jarrosson dit :

      Merci pour ton avis sincère et sans filtre. J’ai indiqué avoir « commencé » avec 2000€ mais je suis aujourd’hui business angel actif avec 200k€ investi en 2018 et déjà 150k€ en 2019. Concernant la marge et les dividendes : oui les startups font de la marge (heureusement) et oui un jour si elles grossissent elles seront amenées à verser des dividendes.

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  5. dez dit :

    Bonjour CharlesWiseeder,
    D’accord je m’incline. mais quand je mets sa story telling avec le profil linked in et societe.com ou autre, la sauce ne prend pas. Dès que j’ai affaire à l’excellence, j’ai besoin de vérifier. Ce n’est qu’un avis personnel.J’ai besoin de croire à l’histoire.

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  6. dez dit :

    Charleswiseeder, je relisais l’article : ça ne vous choque pas de donner 10 conseils mais attention je ne les donne pas tous, j’en garde quelques uns secrets !!!! c’est quoi je teasing entre wiseeders ? Pourquoi ne pas tout donner, l’article en intégralité est payant ? A ce que je sache, il n’y a pas de compétition entre wiseeder mais l’objetctif commun de levée de fonds réussies.
    Bientôt un lien pour une formation en e-learning ? …
    Pour être sincère, je trouve que c’est une contre pub pour wiseed.

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    • charleswiseeder dit :

      Bonjour DEZ,

      Après ton message, j’ai regardé ce que donnais son nom sur société.com et je suis très partagé sur l’interprétation des données. Par exemple, la société « le vin de France » ressort comme radiée en 2016. Et le bilan de 2015 (dernier publier) était très mauvais. Sauf que la durée de la procédure de liquidation me fait dire que soit il a eu beaucoup de chance, soit, il a utilisé une procédure que l’on appelle la liquidation a l’amiable. Or compte tenu de son bilan 2015 cela n’aurais été possible qu’avec une rentrée d’argent importante sur 2016.

      Ceci dit, impossible de savoir si c’est la vente du fond de commerce ou des fonds personnels.

      Après, je pense que tu a raison sur le fait que nous ne sommes pas habitué à ce discourt commercial sur Wiseed.

      Mais en même temps, réfléchissant moi aussi à faire des vidéos sur le crowdfunding, je ne vais pas trop critiquer car je suis bien content de voir des personnes qui s’y risque. Et je ne sais pas encore si il me faudra utiliser ce type de techniques pour liés les vidéos.

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  7. madamepratique dit :

    Quel est le problème avec ‘ange investisseur’, ‘avantage injuste’…?
    Je faisais partie à Montréal d’un groupe d’anges qui réalisent de très belles opérations tout en se parlant français entre eux… quelle joie de s’éviter les contorsions cérébrales de la soupe à deux langues (je suis quadrilingue et habite Stockholm).
    Ça me désole, votre article m’intéressait.
    Bonne continuation

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    • Gabriel Jarrosson dit :

      Bonjour,
      Désolé de vous tordre le cerveau avec mes anglicismes : c’est le jargon utilisé dans le domaine. En France, l’expression « ange investisseur » n’est par exemple pas du tout utilisée.
      Mais je suis sûr qu’en tant que quadrilingue vous allez vous en remettre 🙂

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  8. dez dit :

    Bonjour Charles,
    Tout d’abord je te souhaite la peine réussite pour tes videos sur le crowdfunding. C’est une entreprise, au sens premier du terme que de le faire et c’est très compliqué, mais bon, je ne sais pas quels sujets seront traités, donc au plaisir de les voir. Ma toute modeste expérience est qu’un BP est faux par définition, il y a comme tu le dis l’évolution de l’environnement qu’on ne connait pas et qu’on ne peut donc calculer. L’étude est je crois à prendre à l’envers : il n’y a pas à regarder trop les perspectives de CA, de benef ou de dividendes mais à étudier l’histoire et surtout l’équipe, et comment l’entreprise va survivre à la fameuse traversée du désert (quand les fonds seront épuisés)
    Je me suis planté sur pas mal de boites en bourse et en non-côté et à l’inverse j’ai eu des paris gagnants : un 30bagger en bourse en moins de 2 ans (c’est arrivé 1 seule fois..je te rassure sur l’ensemble je ne suis pas meilleur que les autres,(avec la société qui crée et vend des dessins animés sur Gulli, pour faire simple)… et en levée de fonds, une de celles qui réussit le mieux a été créée en 1 WE ( en 54 heures), à l’occasion d’un WE start-up, et c’est la seule start-up que je connaisse qui a été bénéficiaire depuis l’année de sa création, et chaque année depuis 6 ans maintenant (elle a d’ailleurs lever des fonds sur wiseed). A l’inverse, j’ai investi dans une jeune pousse qui avait tout pour elle, tout partait vraiment super bien je te le garantis et patatras : un problème anodin sur le papier, qui ne figure pas au BP :.le créateur était associé avec sa femme, ils se séparent, l’un des 2 a appelé tous les clients pour balancer des gentillesses sur l’autre : affaire pliée ! Une autre fois, une start-up d’un fondateur génial , »multirecidivistes » dans la création à succès : à 27 ans burn-out, il décide de fermer sa boite, de la liquider, on l’apprend après
    Oui le facteur humain (avec les 10aines de sous facteurs humains…et on n’a pas abordé les compétences nécessaires…).
    Ensuite, bien entendu, car c’est sexy, investir ou créer une start-up, c’est « waouh, c’est sexy ». Super cette entreprise va disrupter le marché ! C’est vrai c’est beau ces mots là !
    Je dirai juste à cela, qu’investir dans la création d’entreprise est risqué par nature, alors que le marché existe déjà et avec des concurrents vivants, mais investir dans une jeune entreprise, qualifiée de start-up, donc innovante et créant un nouveau marché avec une nouvelle technologie ça relève forcément d’un pari incroyable ! C’est là où les US sont meilleurs que les français qui préfèrent acheter de la dette dans leur contrat d’assurance vie. Et bien entendu, c’est là que les fonds vont manquer en France, pour grandir assez vite et « emporter le marché »: Oui aux aides pour créer l’entreprise (et en plus on a surement les meilleurs ingénieurs du monde), mais non au financement pour créer le marché : c’est un peu comme ça que je le vois.10 ou 100 licornes actuellement en France pour 50.000 entreprises auto-qualifiées de start-up créées chaque année… parmi les 200.000 entreprises créées par an en France.
    Charles, vous le connaissez sans doute déjà, je vous invite à lire (je le relis souvent) le guide des start-up d’O Ezratty. Très enrichissant à titre personnel et pour aider à la rélfexion sur les probabilités de survie (on parlera de gain ensuite)
    Bonne continuation
    Christophe

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    • charleswiseeder dit :

      Bonjour, Christophe,
      La c’est moi qui m’incline, je ne connaissais pas cet ouvrage qui a l’aire bien fait. Je l’ai rapidement parcouru et les parties qui traitent sur la survie me semblent un peu trop abstraites à mon gout.
      Personnellement j’utilisais une étude de la BPI qui avais vocation à analyser les différences de probabilité de survie des sociétés qui ont levée des fonds par rapport aux autres (je ne la retrouve plus sur internet). Et l’étude annuelle d’EY pour le compte de l’AFIC sur la performance des fonds de capital risques (pour la partie performance). Mais dans les deux cas il faut être amateur de chiffres pour les digérer car il n’y a presque aucune rédaction dans ces documents.

      Cordialement,
      Charles

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    • Gabriel Jarrosson dit :

      Bonjour Christophe,
      Merci pour ton point de vue très développé et intéressant.
      Je suis d’accord sur le faible taux de survie des startups. Pour autant, si tu ne considères que les startups qui respectent mes critères d’investissement, le taux de survie sera plus élevé 🙂

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  9. YannigRoth dit :

    Bonjour à tous, et merci pour vos commentaires. Je laisserai @Gabriel répondre à toutes les remarques sur la méthodologie et/ou ses analyses, c’est son rôle et son intérêt en tant qu’auteur de ce billet. En tout cas certains ont trouvé son avis intéressant, comme Bertrand H. qui a investi ce week-end dans Lumi’in suite à la lecture de cet article : “J’ai investi dans LUMI’IN parce que j’ai été convaincu par l’analyse lue sur le blog WISEED.” (https://www.wiseed.com/fr/projet/22084627-lumi-in/temoignages)
    Concernant votre remarque DEZ sur le fait que ça soit un article promotionnel ou pas sérieux, merci aussi pour votre avis, que je prends en compte. Ça n’est pas la première fois que les WiSEEDers nous disent cela (la dernière fois : https://blog.wiseed.com/2018/09/06/quapportent-les-services-dun-cabinet-en-gestion-de-patrimoine-aux-investisseurs-en-crowdfunding/#comments) et c’est intéressant pour nous. Je voudrais néanmoins souligner que l’échange et le partage d’expérience par des tiers – via ce blog participatif notamment – est une fin en soi pour moi. Et cela implique de prendre des (petits) risques en donnant la parole à des gens sérieux qui ont un avis réfléchi. Quitte à ne pas être d’accord avec eux.

    Aimé par 1 personne

  10. dez dit :

    Bonjour,
    Au risque de me faire bannir, je maintiens que c’est un jeu dangereux pour Wiseed…c’est la première fois de ma vie que je vois de la pub dans du (pseudo) conseil amical et partageur, que l’on parle de Leonis Investissement; dont la première accroche sur you tube est : investir ici *Leonis Investissement – (dans des start up non côtée) pour arriver à l’indépendance financière !!!! Ce n’est pas tout à fait en ligne avec les conseils de prudence dispensés par l’AMF.
    Bref, on est aux antipodes du BA, qui lui par nature est arrivé à l’indépendance financière.
    Investir dans des start up sur ses conseils pour arriver à l’indépendance financière, vous êtes prêt à servir de propulseur pour ça ? Effectivement, chacun son avis et chacun ses responsabilités.
    Mais bon peut-être qu’après avoir suivi des formations Albert Academy, je serai meilleur et comprendrai le sérieux de Leonis investissement pour arriver à l’indépendance financière

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      • dez dit :

        Bonjour Wiseed,
        Si je suis critique, j’essaie de l’être dans les 2 sens; alors je vous remercie pour la publication de mes commentaires qui ne font pas forcément plaisir.
        Bref, si j’ai mis un « – » à Wiseed sur la qualité de certains intervenants, je mets un grand « + » à Wiseed pour cette transparence, persuadé que cela ne peut que faire améliorer chacun d’entre nous dans nos réflexions.
        Christophe

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    • Gabriel Jarrosson dit :

      Cher Christophe,
      Merci à nouveau pour ton commentaire 🙂
      Effectivement j’ai un discours différent de celui de WiSEED. J’accompagne effectivement mon public sur YouTube vers l’indépendance financière et c’est effectivement différent de ce que fait WiSEED. C’est dans leur volonté (si j’ai bien compris) de proposer des avis différents et des discours différents du leur sur ce blog, d’où le décalage. Je les remercie de cette opportunité.
      Je te rassure, WiSEED ne conseille aucunement d’investir avec moi 🙂
      À bientôt !
      Gabriel

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