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Non, le crowdfunding n’est pas mort !

Décidément, notre jeune industrie attire l’attention. Certains d’entre vous ont certainement lu des articles relatant ou s’appuyant sur une récente étude conduite par UFC-Que choisir, intitulée : Financement participatif : Alerte sur les risques et abus

L’article du magazine Que Choisir affirme notamment que le crowdfunding est « moins rentable que le livret A », à 0.33%.

Passée la première émotion, car nous sommes nombreux à œuvrer pour donner du sens à l’investissement mais également pour proposer des solutions économiquement viables et rentables, les acteurs de la filière, à travers notre association professionnelle Financement Participatif France (FPF), ont pris la parole dans les règles face à cet article qui pointe du doigt l’ensemble de notre secteur. FPF s’est attelée à une analyse précise des résultats qui donne lieu à la rédaction d’un communiqué de presse et à l’organisation d’une conférence de presse qui s’est déroulée ce matin même à Paris.

> Consulter le communiqué de presse de FPF

Vice-présidente de  l’association FPF, voici les 1ers retours que je peux vous transmettre sur cette conférence :

FPF se réjouit que l’association bien connue de défense des consommateurs s’intéresse enfin à notre secteur. C’est le signe que notre industrie prend progressivement sa place. Nous avions tenté à plusieurs reprises d’échanger avec UFC QUE CHOISIR mais sans succès et avons été très attentifs aux manquements pointés par UFC-Que choisir.

L’étude en question appelle plusieurs commentaires.

Pour commencer, elle porte exclusivement sur le secteur du prêt, très récent sur le marché. Ensuite, la méthodologie révèle des inexactitudes sur plusieurs points. Enfin, elle met en cause de façon un peu globale les pratiques des plateformes. Bien sûr, nous devons tous progresser sans cesse, mettre en place les processus et contrôles ad hoc. Et nous nous y attachons, en particulier avec la commission déontologie créée au sein de FPF.

N’oublions cependant pas que Finance Participative France n’a pas pour mission de contrôler la conformité des plateformes, contrôles qui sont du ressort de l’AMF et de l’ACPR, qui nous permettent notamment d’avoir notre agrément et d’être en conformité avec leurs demandes.

Tout est mis en oeuvre pour garantir éthique et sérieux à notre profession afin que nous puissions continuer à servir les porteurs de projet mais également faciliter la contribution des particuliers au financement de l’économie réelle de notre territoire.

Et pour ceux qui veulent aller plus loin, je vous invite à lire la note détaillée produite par FPF et présentée à la presse ce matin.


Stéphanie SAVEL, présidente de WiSEED
et vice-présidente de l’association Finance Participative France

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