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POIETIS dans la peau…

Voici l’histoire d’une belle rencontre… En 2015, Bruno Brisson que j’avais croisé sur un dossier toulousain que WiSEED n’a finalement pas financé, m’a présenté la société POIETIS et son dirigeant Fabien Guillemot, chercheur à l’INSERM. Comme dans toute rencontre, moins de 5 minutes ont été suffisantes pour valider notre compatibilité, tant WiSEED versus POIETIS, que moi même versus ses dirigeants. Tentons une analyse tant verbale que non verbale !

Je suis très sensible au symbolisme des noms. En grec ancien, le verbe ποιέω signifie en premier lieu « faire, créer, produire, fabriquer, exécuter, confectionner ». Plus finement, il s’agit de « faire avec art, composer » et de « faire pour soi ». En soi, appliqué à la thérapie cellulaire personnalisée, tout un programme ! Cette notion de « faire avec soin » transparaît dès que l’on franchit la porte des locaux de POIETIS à Pessac (à un jet de pierre de Haut Brion, autre référence dans le domaine de l’art et du soin…).

Une belle rencontre…

L’ambiance y est à la fois studieuse, blanche, propre mais aussi conviviale, dans un rythme où on se hâte lentement, où les post-it s’alignent pour mieux se déplacer et achever leur course dans la colonne « réalisé ». Les longs couloirs distribuent les laboratoires, bureaux et autres salles blanches (mais aussi l’atelier !) et sont propices à la marche. Ils conduisent à la salle de réunion dont le réseau GSM ne franchit ni murs ni fenêtres, ce qui laisse l’esprit tout à sa concentration ici et maintenant. Les séances du conseil de surveillance a minima trimestrielles y sont d’autant plus efficaces…

Comme nous tous, je suis très sensible à la personnalité des dirigeants et à leur ADN. Fabien et Bruno sont très différents mais aussi très compatibles. Bruno, rapide mais posé, à l’écoute mais tenace, pragmatique mais orienté vers les solutions complète bien Fabien, plus calme mais ferme et déterminé, à l’écoute mais avec souvent un coup d’avance, une voix grave qui rajoute à ses convictions étayées de scientifique et des silences où on peut presque entendre ses neurones dialoguer.

J’ai pu, au fil des conseils de surveillance, remarquer à quel point leur capacité d’écoute était leur point fort ainsi que leur capacité à décider devant des choix stratégiques impactants. Notre rôle dans ces conseils ne consiste en fait qu’à être le révélateur d’images ou de décisions qu’ils ont déjà prises et à les compléter à la marge. Je suis membre de nombreux conseils de surveillance, comités stratégiques ou de conseils d’administration… je suis toujours étonné (et ravi) de ceux  de POIETIS où le mot « échange » prend tout son sens.

Depuis 2015 et notre première intervention capitalistique dans POIETIS (presque 1M€ souscrits par 800 WiSEEDers, un record !), j’ai suivi les développements techniques annoncés et réalisés. Dans la mesure de mes moyens intellectuels dans le domaine, je peux affirmer aujourd’hui que la nouvelle version de la bio-imprimante est bluffante ! Encore une fois, le choix du « bien faire » se voit à tous les niveaux : compacité, design, interface homme-machine. Et je ne parle pas des exploits techniques dont je ne peux qu’effleurer le potentiel.

Côté business, on sent bien que le marché est au rendez-vous de cette technologie de rupture (bio-impression laser). Les signatures avec des grands comptes s’enchaînent, d’abord sur des projets de test, puis des projets plus pérennes. BASF, L’OREAL sont séduits. Bien d’autres encore que la confidentialité ne me permet pas de citer ici.

Bien sûr, comme dans tout business avec les grands comptes, les temps de discussion, négociation, exécution sont plus longs qu’imaginés. Le développement du chiffre d’affaires s’en ressent mais Bruno et Fabien savent adapter les dépenses de la société à ce rythme. La recherche et l’obtention de subventions prestigieuses sont aussi une voie de financement précieuse pour gagner du temps.

Vers la clinique…

Plusieurs modèles économiques sont à la portée de POIETIS : fournir des modèles pour les essais pré-clinique (à la manière d’une CRO), vendre des bio-imprimantes, vendre du service basé sur les big data. Après des discussions stratégiques passionnantes, Fabien et Bruno ont choisi d’orienter le développement de POIETIS vers la production clinique des tissus humains.

En fait, ce choix est dans les gènes de POIETIS. Cette décision oriente la société vers un futur très ambitieux et une valorisation potentielle très élevée. Elle nécessite des moyens humains et financiers spécifiques. C’est l’objet de la nouvelle levée de fonds que nous proposons sur WiSEED où vous trouverez plus d’informations.

Sur ce blog, nous ne sommes pas coutumier du fait de présenter les dossiers en cours de levée de fonds. Mais POIETIS fait exception. Exception sur les montants levés initialement en 2015 et le nombre de souscripteurs, exception sur la réalisation des promesses écrites dans le business plan, exception sur la capacité d’écoute des dirigeants, exception sur l’impact que cette technologie va induire sur les traitements personnalisés, exception sur la valorisation potentielle d’ici 2020.

Mais surtout exception sur un état d’esprit 100% WiSEED compatible. Faites comme moi, investissez* !

Thierry Merquiol

Co-fondateur

WiSEED

 * Investir dans des startups peut être très enrichissant, mais cela implique un certain nombre de risques. Si vous choisissez d’investir dans Poietis, comme dans les autres startups en financement sur WiSEED, vous devez connaitre et accepter 4 points importants : la perte de capital (maximum 100%), le manque de liquidité, la rareté des dividendes et la dilution. En savoir plus.

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