Qu’est-ce que le Bio-CO2 ?

Le bio-CO2 caractérise l’origine « biogénique » du CO2. Mais qu’est-ce que le Bio-CO2 en détails ?

L’origine « biogénique » du CO2

L’atome de carbone provient de la biomasse « récente » (végétaux notamment), par opposition au CO2 d’origine fossile. L’atome de carbone provenant cette fois de la combustion de ressources issues du sous-sol (pétrole, charbon, gaz) qui ont piégé du CO2 de l’atmosphère (par photosynthèse) il y a des millions d’années.

Une fois dans l’atmosphère, que le CO2 soit « bio » ou fossile il a le même pouvoir de réchauffement global. Toutefois, le bio-CO2 bénéficie d’un crédit lorsqu’il vient en substitution de CO2 fossile.

Le Bio-CO2, une question de temporalité !

En effet, les plantes annuelles (cultures) ou poussant sur quelques années capturent du CO2 présent dans l’atmosphère. On considère généralement que relarguer ce carbone dans l’atmosphère (par un processus biologique ou par combustion) l’année suivante ou quelques années plus tard est neutre du point de vue de l’effet de serre (d’autant que le pouvoir de réchauffement global se calcule sur 100 ans). Le CO2 émis représente une valeur nulle d’un point de vue du réchauffement global car il relargue le CO2 capté peu de temps avant.

Bien entendu si les plantes ou le sol avaient séquestré ce carbone, il aurait eu un rôle d’atténuation du réchauffement climatique.

Toutefois, venant en substitution à des émissions de ressources fossiles, ce CO2 biotique à un intérêt non négligeable puisqu’il évite le relargage dans l’atmosphère de carbone séquestré il y a des millions d’année qui viennent alors renforcer le réchauffement climatique.

2 points d’attention à noter :

  • L’impact sur le réhauffement climatique de CO2 émis par dégradation ou combustion d’une plante annuelle ou d’un arbre centenaire n’est pas équivalent. Les émissions de ces CO2 biogéniques dans ces cas ne sont pas considérées de manière équivalente dans les méthodes d’évaluation (lien) > Une fois de plus, tout est une question de temporalité !
  • Un feu d’une plantation (forêt jeune) ou de culture annuelle, va émettre du CO2 biogénique. Celui-ci n’est toutefois pas neutre d’un point de vue du réchauffement climatique car il n’aura pas assuré sa fonction première (alimentation, chauffage) et devra par conséquent être compensé par d’autres ressources > La finalité de la culture est également un paramètre important !

Quels usages du Bio-CO2 ?

La demande en CO2 commercial représente aujourd’hui un marché d’environ 500 millions d’euros au niveau européen et de 80 millions d’euros au niveau français (lien).

De plus en plus de projets de production industrielle de bio CO2 voient le jour pour venir se substituer à du CO2 fossile dans des usages tels que :

  • la production de glace carbonique pour conservation et transport sous température dirigée
  • l’alimentation des serres pour booster la photosynthèse.
  • mettre des bulles dans vos boissons : sodas, bières… autant que ce soit 100% bio !

Le biogaz produit par les procédés de méthanisation possède une teneur en CO2 très élevée, typiquement 40%. A contrario, les fumées, d’où est généralement issu le CO2 commercial classique, possèdent une teneur de 12%. Cela rend la récupération du bio-CO2 économiquement attractive.

C’est exactement ce que propose notamment l’entreprise Gaz de Ferme actuellement en financement sur notre plateforme. Pour en savoir plus sur leur procédés et modèle économique consultez la page du projet et rejoignez l’aventure !

Frédérick BERNARD
WiSEED TRANSITIONS

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