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Tout le monde peut-il devenir investisseur ou Business Angel grâce au crowdfunding ?

De la naissance à la croissance, l’argent est le carburant de l’entreprise. Le meilleur argent reste celui qui vient du client (via le chiffre d’affaires généré), mais à travers tous ses stades de développement, une entreprise va aussi avoir recours à des financements. Il pourra s’agir de l’argent de proches, de fonds professionnels (Venture Capital) et/ou d’investissements provenant de particuliers. Quel est le profil de ces investisseurs particuliers ? Y a-t-il un profil particulier ? Tout le monde peut-il devenir investisseur ?

Pourquoi investir dans une entreprise ?

Quand on pense aux motivations d’un investisseur, on pense tout d’abord à l’aspect financier, et retour sur investissement. Mais, il n’y a pas que ça comme j’avais déjà pu le développer dans un post précédent.

Apporter ce carburant à une jeune entreprise permet de soutenir un projet auquel on croit, un projet qui peut tenir à cœur pour différentes raisons, et soutenir toute l’économie liée au développement de cette activité avec les créations d’emploi qui en découlent, par exemple. Il s’agit, en quelque sorte, d’une action militante pour engager son épargne dans le développement d’un projet concret.

Être investisseur, c’est donc aussi être ambassadeur d’un projet, et soutenir l’économie de son pays (voire même dans certains cas, l’économie de sa région).

L’apport du crowdfunding dans le paysage de l’investissement

L’arrivée des plateformes de financement participatif, telles que WiSEED présente 3 avancées majeures :

Cela a permis une véritable démocratisation de l’investissement dans des startups et des PME, mais le chemin à parcourir reste encore long pour flécher davantage toute l’épargne qui dort (sur des livrets ou sur de l’assurance vie) vers ce que l’on appelle l’économie réelle.

Avant que le financement participatif n’existe, ce genre d’investissement était réservé aux Business Angels, qui avaient accès à ces financements via leurs propres réseaux ou associations.

Un investisseur en crowdfunding est-il un Business Angel ?

Si on reprend la définition du terme « Business Angel » de Wikipédia :

Un business angel est une personne physique qui investit à titre individuel au capital d’une entreprise innovante, à un stade précoce de création ou en début d’activité (à « l’amorçage »), période la plus risquée de l’investissement, et met à disposition ses compétences, son expérience, ses réseaux relationnels et une partie de son temps pour accompagner. Cet investissement personnel supplémentaire, caractéristique du business angel, le différencie notamment des nouveaux contributeurs en crowdequity (equity crowdfunding), micro-investisseurs en capital, qui n’ont d’autre vocation que le financement de l’entreprise.

Copyright : Przemyslaw Koch

Je ne partage pas cette définition :

Les investisseurs en crowdfunding ne s’opposent pas aux Business Angels ; ils sont complémentaires. Grâce au crowdfunding, chacun peut donc devenir un Business Angel à son échelle… Et ça fait des années que les synergies sont soulignées en France, voyez plutôt :

Faut-il être riche pour investir ?

C’est là toute la puissance du financement participatif. A l’inverse d’un Business Angel traditionnel dont le ticket d’entrée se situe à quelques dizaines de milliers d’euros, l’investisseur en crowdfunding peut démarrer avec une mise de départ de 100€ (en crowdlending, cela peut même aller jusqu’à 20€ de ticket d’entrée).

Ainsi, pour une startup ou PME qui rechercherait 500 000 €, à l’heure des réseaux sociaux, il serait tout à fait réalisable de fédérer 5 000 personnes autour d’un projet. Si chacun investit ne serait-ce que 100 €, l’entreprise aura atteint son objectif. Certes, aujourd’hui on ne parvient pas encore à atteindre ce nombre de participants pour un projet, mais c’est bien l’objectif.

D’ailleurs, 5 projets WiSEED ont déjà dépassé les 1 000 individus souscripteurs :

  1. Le projet immobilier Santa Apolonia a été financé par 1 220 WiSEEDers ;
  2. La société mature PM SA a été financée avec succès par 1 125 WiSEEDers ;
  3. Le projet immobilier Les Terrasses de la Soie a eu 1 054 souscripteurs ;
  4. La coopérative Groupe Scopelec a levé des fonds auprès de 1 024 WiSEEDers ;
  5. Le projet immobilier Greenopolis a été financé grâce à 1 018 investisseurs.

Pour l’entreprise, une opération de crowdfunding n’est donc pas qu’une simple levée de fonds. Il s’agit aussi d’une opération de communication pour convaincre, mais surtout créer et fédérer une communauté d’ambassadeurs. Après la levée de fonds, ce ne sont pas uniquement quelques Business Angels qui pourront soutenir le projet, mais toute une foule d’ambassadeurs. Et le degré d’implication n’est en rien lié au montant du chèque effectué.

Donc pas besoin d’être riche pour investir dans l’économie réelle.

Je me permets de citer un extrait d’un échange que j’ai pu avoir sur Twitter avec Xavier Niel, qui résume parfaitement toute la philosophie du financement par la foule. « Les petits ruisseaux font les grandes rivières », tel pourrait être le leitmotiv du financement participatif.

La foule comme facteur de diversité

L’élément primordial dans tout investissement est de le faire en parfaite connaissance de cause. Il faut garder en tête que l’investissement dans ces projets présente des risques.

La foule présente une diversité de profils, chacun ayant une aversion différente par rapport au risque encouru. Chaque personne peut donc investir une partie plus ou moins importante de son patrimoine ; selon ses moyens, selon son goût pour le risque, selon les projets et les domaines présentés (startup, PME, santé, énergie, etc.).

Il n’y a donc pas de profil type pour devenir investisseur. Chacun a ses propres aspirations. C’est cette diversité qui fait toute la force et la richesse du financement participatif en permettant à chacun d’investir dans des projets qui font sens.

Et si vous deveniez investisseur dès aujourd’hui ?

Le crowdfunding est une très bonne porte d’entrée pour se lancer dans un nouveau mode d’investissement, en diversifiant son épargne pour l’orienter vers l’économie réelle. A l’heure actuelle où on parle du pouvoir d’achat, le financement participatif offre un formidable pouvoir d’investir.

L’investisseur n’est pas un fou qui aime jeter son argent par les fenêtres. C’est quelqu’un qui souhaite avant tout donner du sens à son épargne en soutenant un projet auquel il croit. Il n’y a pas de profil type ; le financement participatif s’adresse à chacun de nous.

Vous vous sentez désormais l’âme d’un investisseur ? Lancez-vous dans le grand bain, alors !

Retrouvez Pierre Forte (Pragma Industries), Stéphanie Savel (WiSEED) et moi-même dans ce court reportage sur l’investissement participatif (19 juin 2018)

Comme pour toute nouvelle activité, le plus difficile est de faire le premier pas. Avec un ticket d’entrée à 100 €, plus d’excuses pour ne pas se lancer. Allez visiter la page des projets de WiSEED, et voyez quel projet vous aimeriez soutenir.En espérant avoir suscité un maximum de vocations d’investisseurs !

N’hésitez pas à me poser vos questions en commentaire de cet article.

Fabien RAYNAUD

WiSEEDer

(Et actionnaire de WiSEED)

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