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Trois questions à Sandra Rey, fondatrice & dirigeante de GLOWEE

Sandra Rey

Présentez-nous l’innovation et l’ambition que vous portez chez Glowee ?

« Nous utilisons des bactéries marines naturellement luminescentes pour produire de la lumière. Nous les plaçons dans des réacteurs qui fonctionnent comme des aquariums et à l’intérieur desquels, alimentées et oxygénées, ces bactéries génèrent une lumière bleutée et douce. Le premier marché que nous ciblons est celui du mobilier urbain. Nous travaillons sur le premier projet pilote de mobilier urbain bioluminescent au monde, avec la ville de Rambouillet, en région parisienne. Nous avons près de 50 autres projets en cours de développement. Nous voulons amener un nouveau standard sur le marché de la lumière et, au-delà, démontrer, dans notre domaine, que la nature a des solutions et des réponses à nos défis environnementaux. »

Pourquoi WiSEED

« Le projet que nous portons n’est pas seulement technologique. Ils parlent à chacun de sa manière de vivre et de consommer. Dès le début de l’aventure, beaucoup de gens ont souhaité nous accompagner et investir, en love-money, dans le projet. Le crowdfunding est le meilleur moyen de permettre à ces soutiens de se matérialiser. De plus, bien que nous soyons sur un créneau BtoB – nous vendons nos solutions à des collectivités territoriales ou des entreprises – notre communication s’adresse aux citoyens. Pour changer les villes, nous avons besoin de leur adhésion. Le crowdfunding, nous donne une visibilité mais aussi la possibilité de les « embarquer » dans notre histoire. Enfin, le choix de WiSEED est historique : nous avions déjà réalisé une levée de fonds avec eux en 2016. C’est à mon sens la communauté d’investisseurs la plus ancrée dans les sujets deeptech et la plus sensibles aux enjeux environnementaux. »

En tant que femme-entrepreneur, avez-vous le sentiment d’avoir encore plus d’obstacles à franchir ?

« Je suis une femme et lorsque l’aventure Glowee a commencé, j’étais encore étudiante. En outre, je ne suis pas biologiste mais designer. Cela faisait peut-être, pour certains, beaucoup de raisons de ne pas me prendre au sérieux ! Mais je ne me suis jamais senti illégitime. Je crois en la vision que nous portons – je sais que nous vendons bien plus que des bio-ampoules et que notre mission n’est pas seulement technologique. Je sais aussi que notre projet d’entreprise est juste et fort. Je me nourris des nombreux soutiens et marques d’adhésion que nous recevons depuis des années. C’est la force de ma conviction qui m’aide à casser les barrières.« 

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